Les fidèles du président, issus de Hayat Tahrir al-Cham, conservent les principaux postes. Le ministre des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, et le ministre de la Défense, Mourhaf Abou Qasra, conservent ainsi leur poste. Le chef des Renseignements généraux, Anas Khattab, devient ministre de l'Intérieur.
Le nouveau gouvernement se veut plus inclusif que le gouvernement provisoire en place depuis la chute du régime Assad, même s'il ne l'est que de façon limitée. Une femmechrétienne, Hind Kabawat, a ainsi été nommée à la tête du ministère des Affaires sociales et du Travail. Le gouvernement comprend par ailleurs au moins un ministre druze, un autre kurde et un alaouite. Raed al-Saleh, le chef des Casques blancs (secouristes syriens qui œuvraient dans les zones rebelles), est lui nommé ministre des Situations d'urgence et des Catastrophes[3].
Réactions
L'administration autonome kurde conteste la légitimité de ce gouvernement, considérant qu'il «ne reflète pas la diversité et la pluralité du pays». Par conséquent, «[ils] ne se consid[èrent] pas concernés par l'application ou l'exécution des décisions émanant de ce gouvernement»[3].