de Grèce et d'Anatolie après la chute de Constantinople en 1453 et de Trébizonde en 1461 face aux Ottomans, chassant vers l'Italie les lettrés et l'aristocratie grecque, ce qui contribua à la Renaissance en Italie puis en Europe[10].
Les apports extérieurs ayant ensuite cessé, à part des groupes épars fuyant la répression ottomane, la communauté n'a cessé de régresser à partir du XVIesiècle, notamment par assimilation aux populations italiques. Sous la période fasciste, une politique d'italianisation forcée a aussi contribué à ce recul en pénalisant l'apprentissage du griko par les nouvelles générations. Depuis la fin du XXesiècle, on assiste à une certaine renaissance culturelle, visible dans la réappropriation de la langue et des traditions[1].
Carte diachronique de la diffusion du griko calabrais: bleu: jusqu’au XVesiècle, rose-violet: jusqu’au XVIesiècle, jaune: jusqu’au XIXesiècle, orange: jusqu’au XXesiècle, rouge: situation présente de la langue.
↑ «Décret no345 du président de la République italienne du 2 mai 2001 d'application de la loi no482 du 15 décembre 1999 portant sur les règles de protection des minorités linguistiques historiques», Journal officiel italien du 13 septembre 2001
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↑ «In Salento e Calabria le voci della minoranza linguistica greca», in Treccani, il portale del sapere - .
↑ (it) Alberto Elli, Breve storia delle Chiese cattoliche orientali, Terra Santa, , 2eéd., 400p. (lire en ligne) .
↑ Gerhard Rohlfs, Vocabolario dei dialetti salentini, Congedo, 1956-57 (lire en ligne)
↑ Anastasios Karanastasis, Γραμματική των Ελληνικών ιδιωμάτων της Κάτω Ιταλίας [«Grammaire des dialectes grecs de l'Italie méridionale»], Athènes, Académie d'Athènes, (lire en ligne).
↑ Les deux parlers de la langue griko que les Grecs appellent katoitaliótika (Κατωιταλιώτικα) soit «italiotique méridional», ont été analysés comme résultant d'un mélange de parlers grecs d'âges et d'origines différentes, ayant subi une influence italique ancienne: voir F. Violi, (it) Lessico Grecanico-Italiano-Grecanico, Apodiafàzzi, Reggio Calabria, 1997; Paolo Martino, (it) L'isola grecanica dell'Aspromonte: aspetti sociolinguistici, 1980; G. Morosi, (it) «Studi sui dialetti greci della Terra d'Otranto», in Revue de linguistique romane 1980, vol. 44, p. 421; Filippo Condemi, (it) Grammatica Grecanica, Contezza, Reggio Calabria, 1987.
↑ Giosuè Musca, (it) L'emirato di Bari (847-871), ed. Dedalo, 1992.
↑ Steven Runciman, La chute de Constantinople, 1453, p.265.
Annexes
Bibliographie
(en) Stavroula Pipyrou, The Grecanici of Southern Italy: Governance, Violence, and Minority Politics, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, (ISBN978-0-8122-4830-2, OCLC967874440)
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