Grisme

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Un grisme, ou grism, est un prisme dont une des faces est usinée de façon à former un réseau de diffraction afin de ne laisser passer qu'une seule longueur d'onde du faisceau de lumière incident.

Une des principales propriétés du grisme est sa capacité à rendre colinéaire les faisceaux émergent et incident du fait de la réfringence du prisme combinée à la diffraction du réseau.

Le grisme a été décrit pour la première fois en 1973 par Ira Bowen et Arthur H. Vaughan dans un papier expliquant une expérimentation utilisant un « réseau non objectif »[1] qui, positionné dans le faisceau convergent d'un télescope, permettait d'en réduire considérablement les aberrations hors d'axe[2]. Ce n'est qu'en 1997 que cet instrument est breveté ; Chungte W. Chen et Ernest W. Gossett déposent ensemble le nom de grism comme association d'un prisme et d'un réseau dans le US Patent n°5,652,681[3].

Depuis lors les grismes ont été de plus en plus employés et étudiés pour la spectroscopie astronomique mais aussi pour leur capacité dispersive dans l'infrarouge permettant la construction de spectromètres NIR. Pour cette dernière application, des prismes de silicium ou de germanium avec un réseau échelle sont développés dès la fin des années 1990[4].

Dénomination

En français un grisme peut être appelé réseau-prisme. Grisme ou grism en anglais est un mot-valise de l'anglais grating et prism pour réseau de diffraction et prisme.

On retrouve cependant ce type de réseau-prisme sous d'autres dénominations comme « prisme de Carpenter »[5],[6] et « prisme de Thorpe »[6].

Théorie

Fabrication

Références

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