Grève générale de 2024 en Guinée

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Date 26 au 28 février 2024
Lieu Guinée
Cause Censure des médias et internet
arrestation de syndicaliste
non-application des accords entre syndicalistes et les gouvernants
Résultat Levée des restrictions sur internet
La libération de Sékou Jamal Pendessa
Poursuite des négociations
Grève générale de 2024
Date 26 au 28 février 2024
Lieu Guinée
Cause Censure des médias et internet
arrestation de syndicaliste
non-application des accords entre syndicalistes et les gouvernants
Résultat Levée des restrictions sur internet
La libération de Sékou Jamal Pendessa
Poursuite des négociations

La grève générale de 2024 est une grève qui s'est déroulée en république de Guinée du 26 au .

La grève générale de 2024 représente une crise sociopolitique majeure du pays depuis la grève générale de 2007.

D'avril en , le mouvement syndical était en négociation avec le gouvernement guinéen, qui aboutit à une signature d'un accord entre le gouvernement et les enseignants contractuels le [1] et un accord tripartite le à 2 h du matin entre le gouvernement Bernard Goumou, les syndicalistes et le patronat qui souffrent d'une application selon les syndicats[2].

Au même moment, les médias sont en difficulté avec les régulateurs notamment en , le site d'information Guinéematin est bloqué sans notification officielle et des manifestations de soutien ont été lancées par la SPPG et alliés pour les libérer[3]. Il s'est ensuivi la fermeture du site d'information le dépêcheguinée[4]. Les ondes des médias d'audiovisuel sont brouillées et retirées des bouquets Canal+ et de StarTimes notamment FIM Fm ; Djoma TV et FM ; Espace FM et TV.

Les associations de presse se sont insurgées, à leur tête les patrons de la presse privée et la SPPG dirigée par Sékou Jamal Pendessa qui font appel à la libération des médias et le lors d'une manifestation appelée par les journalistes déferlement humains sur Conakry, des journalistes sont arrêtés à la maison de la presse guinéenne ainsi que le syndicaliste Sekou Jamal Pendessa qui est depuis en prison[5].

Après un an de tractations, le gouvernement Bernard Goumou est destitué à une semaine du déclenchement de la grève. Mais le mouvement syndical maintient la grève générale.

Février 2024 : grève générale

Le jeudi , l'avis de grève est déposé et les travailleurs sont appelés à rester à la maison.

Les revendications sont :

  1. La libération immédiate et sans condition du Secrétaire Général du Syndicat des Professionnels de la presse de Guinée - SPPG Sékou Jamal Pendessa ;
  2. La révision à la baisse du prix des denrées alimentaires de première nécessité ;
  3. L’application intégrale du protocole d’accord tripartite signé à la date du [2] ;
  4. L’application intégrale du protocole d’accord sectoriel de l’éducation signé le [1];
  5. La levée de la restriction de l’Internet et la libération des ondes des médias.

Plus loin, le mouvement syndical guinéen dit qu’il se réserve le droit de porter plainte auprès de toutes les institutions onusiennes et internationales de droits de l’homme et du droit syndical.

Le Mouvement Syndical Guinéen a demandé à toutes ses structures syndicales de base d’observer scrupuleusement le mot d’ordre de Grève jusqu’à la résolution des différents points inscrits dans son préavis[6].

À 24 h de la manifestation, dans la nuit du , le conseil national du dialogue (CNDS) invite les syndicalistes à une négociation le à 10h à son siège à Donka. Dans la matinée le mouvement syndical boycotte et maintient la grève[7].

La première journée de manifestation a été suivie dans l'ensemble du territoire, au même moment des négociations ont lieu dans la journée entre le mouvement syndical et les religieux[8], puis le conseil national du dialogue (CNDS). À la suite de cette rencontre le mouvement syndical annonce que les deux rencontres n'ont été que des promesses et que la grève continue pour le [9].

Dans la journée du , les activités économiques ont été paralysées dans plusieurs domaines[10] notamment dans le commerce, les banques[11], les mines[12], l'enseignement[13],[14] ou l'informel[15],[16] en plus des manifestations ont lieu dans des quartiers de Conakry[17] causant des dégâts matériels et la mort de deux personnes[18], il s'agit de Mamady Keita, âgé de 18 ans, élève en 10e année[19] à Sonfonia et d'Ibrahima Touré, âgé de 19 ans, électricien de rallonge fabriquée localement à Hamdallaye[20].

Quant au conseil national des organisations de la société civile guinéenne CNOSCG et la confédération générale des entreprises de Guinée[21], ils appellent à privilégier le dialogue[22].

La grève s'est poursuivie les 27 et . Dans la nuit du un nouveau premier ministre est nommé[23] et dans la journée du le syndicaliste Sékou Jamal Pendessa est libéré[24] après son jugement et dans la soirée le mouvement syndical a suspendu la grève et informe leurs disponibilité dès demain jeudi, [25],[26].

Couvertures médiatiques

L'ensemble des médias retirés des bouquets Canal+ et de StarTimes ont créé une édition spéciale pour dire Stop avec des plateaux spéciaux en direct dans la journée du dénommée les médias brouillés regroupant Djoma médias, Hadafos médias, Evasion Fm et FIM FM[27].

Conséquences

Notes et références

Voir aussi

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