Grégoire est le fils de Pierre-André Bordillon, artisan poêlier, et de Sophie Cordeau et le frère de Théodore-Julien Bordillon, ingénieur civil[3]. Grégoire étudie le droit à Rennes de 1820 à 1824. Il est avocat stagiaire à Paris de 1825 à 1827, où il devient républicain et laïc, entre autres sous l'influence de Théodore Simon Jouffroy, auteur de Comment les dogmes finissent (1825) sur la mort des religions, dont il suit des cours[4]. En 1827, il rentre à Angers où il est avoué jusqu'à 1830[5].
Journaliste
En 1830, il devient rédacteur, avec Alexandre Freslon (futur ministre), du Journal de Maine-et-Loire[6], ancien journal sous la préfecture et de l’évêché acheté cette année par un groupe de bourgeois libéraux. Les bourgeois n'étant pas contents de leurs textes trop républicains, Bordillon et Freslon démissionnent en 1833. En 1840, il fondera avec Freslon et d'autres amis le journal Précurseur de L’Ouest[7], journal libre-penseur, premier quotidien républicain de Maine-et-Loire, qui existera jusqu'à 1851[8].
Jacques-Guy Petit, Grégoire Bordillon et la République romantique (1848-1849), in: Jean-Luc Marais, Les préfets de Maine-et-Loire, deuxième partie [lire en ligne]
Christophe Aubert, Le temps des conspirations: la répression politique en Maine-et-Loire entre 1814 et 1870, Editions Cheminements, 2006 [lire en ligne]
Louis-Marie Beauvois, Grégoire Bordillon, 1803-1867: un républicain angevin: témoin et acteur de son temps Association Cirrus, 2011.