Dans sa jeunesse, Gu Yun étudie dans sa région natale de Qiupu avec les poètes Du Xunhe et Yin Wengui au mont Jiuhua, une des quatre montagnes sacrées bouddhiques de Chine[4] vol.637. Il se fait connaître localement par sa poésie et sa prose, et pose ainsi les bases de sa formation littéraire. Il réussit les examens impériaux et obtient le titre académique de jinshi la première année de l’ère Qianfu en 874. Il entre officiellement dans la carrière administrative et commence à participer aux activités politiques et littéraires. Il est nommé correcteur des textes classiques et des documents officiels[3].
Lorsque le général militaire Gao Pian (高駢) est stationné à Huainan, il prend Gu Yun dans son état-major comme collaborateur au poste subalterne de juge de bureau. Ce dernier participe alors aux travaux de chancellerie militaire, chargé de la rédaction des documents et du conseil militaire, et durant cette période il est très apprécié pour la vivacité de sa plume[5],[1]. Sous l’ère Qianfu de l’empereur Xizong des Tang, la révolte de Huang Chao[note 2] éclate et Gu Yun suit le général Gao Pian pour participer à la pacification des troubles. Il est témoin ainsi de l’instabilité de la situation.
Trois ans plus tard, lors de la révolte de Bi Shiduo (毕师铎) en 887, Gu Yun se retire à Zhechuan, ferme sa porte et se consacre à l’écriture[6],[4] vol.637. Puis, sous l’ordre de l’empereur Zhaozong, pendant l’ère Dashun (890-891), Gu Yun avec Sikong Tu et d’autres, participe à la compilation des Annales véridiques des trois règnes Xuan, Yi et Xi (宣懿僖三朝实录) qui sont en réalité des chroniques officielles couvrant trois règnes d’empereur des Tang : celui de Xuanzong, de Yizong et de Xizong[3].
À l’achèvement de cet ouvrage, Gu Yun reçioit une promotion et il passe du poste d’érudit du ministère des Cérémonies au poste d’assistant au ministère des Ressources[2],[4]. Il se consacre à la compilation de textes littéraires et historiques tout en mettant en ordre ses propres recueils, jusqu’à son décès.
Il meurt au début de l’ère Qianning en 894[7].
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Gu Yun est ami et a des relations avec plusieurs poètes dont Du Xunhe, Yin Wengui, Sikong Tu. Avec eux, Gu yun se livre fréquemment à des échanges et émulations poétiques et littéraires, ce qui favorise le développement de la littérature régionale du Jiangnan[1]..