Guenzet
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Elle est située au nord ouest de Sétif dans la chaîne des Babors et entourée des communes de Harbil, Ain legradj (Setif) et El-Maïn, Tassamart, Zemmoura (Bordj Bou Arreridj) (BBA).
Sur les 39 villages qui composent la daira de Guenzet, certains sont traversés par la route nationale, en particulier: Tizi Medjbar, Timenkache, Taourirt Yacoub, Guenzet; d'autres sont desservis par des chemins communaux dont: Ighil lekhmiss, Taourirt thamelalt, Chréa, Foumlal, Aourir Ouelmi, Ighil Hammouche, Ighoudane, Bouadheltsen, Thamast, Aghda n'Salah, Ith Karri, Imesbahen, Thigherth, Sidi l'Djoudi, Issoumar.
Toponymie
Le nom de Guenzet est la forme arabisée de ⵜⴰⴳⵏⵣⴰ (tagenza) , dont l'une des variantes berbères est ⵜⴰⵡⵏⵣⴰ (tawenza), front ; dans la toponymie : flanc de montagne, barrière montagneuse[4].
Population
Sa population est estimée à environ 3 541 habitants sur une superficie de 61,37 km2. La commune est majoritairement berbérophone.
Histoire
La région fait partie de la confédération de tribus des Ith Yâala (en kabyle: Aṭ Yeɛla) du nom du fondateur qui s'est installé dans la région avec les siens, fuyant sa Kalâa qui se trouvait dans le territoire de la commune de Maadid dans la wilaya de M'Sila du fait de l’insécurité qui y régnait au XIe siècle (vers 1061).
Guerre d'Algérie
Elle a été une place forte du mouvement national algérien pour l'indépendance durant l'occupation française. Elle a été le théâtre de plusieurs batailles durant la Guerre d'Algérie. On citera certaines batailles significatives comme celles de Sidi m’Hand Ouyahia en 1955, de Adrar n’Thilla (ou opération Dufour) en 1956 et celle du « Grand ratissage » en 1958. En 1959, le village de Ighdem composé d'un hameau 35 maisons fut complètement rasé par l'armée française et tous les habitants du village furent déplacés vers le chef-lieu de la daïra de Guenzet[5].
Des personnalités illustres de la région Guenzet-Aṭ Yala ont milité au sein du mouvement national algérien pour l'indépendance comme Arezki Kehal et Cheikh Youssef Yalaoui.
Économie
Autrefois prospère grâce à l'agriculture et l'élevage, la région est aujourd'hui l'une des plus pauvres de Kabylie. Le relief accidenté et la rudesse du climat (étés torrides, hivers rigoureux) ont en effet freiné le développement depuis la fin des années 1960.
Les principales activités sont l’arboriculture de montagne (olivier, figuier, amande, chêne vert), le petit commerce de détail, Guenzet étant à la frontière entre la Kabylie et le reste du pays, beaucoup d’arabophones des communes limitrophes viennent s'y approvisionner, notamment en matériel mécanique léger, ainsi que le tourisme, principalement soutenu par la diaspora originaire de la région. Le niveau de vie s'est un peu amélioré ces dernières années.
