Zaouïas en Algérie

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Les Zaouïas en Algérie sont des édifices religieux situés en Algérie honorant la mémoire de saints patrons et destinés à l'enseignement coranique et religieux. Elles sont affiliées à des confréries soufies sous la tutelle du Ministère des Affaires religieuses et des Wakfs dans le respect des préceptes de la Référence religieuse algérienne[1].

Zaouïa de Sidi Abderrahmane et-Thaâlibi dans la tariqa qadiriyya
Ajjeroumia

L'histoire des zaouïas en Algérie est liée à celle des confréries soufies ou tourouq qui se confondent avec le soufisme qui en fut l’inspirateur et le fondateur[2].

C'est avec l'avènement du XVe siècle que le mouvement de création de ces retraites spirituelles s'intensifia avec le déclin du monde musulman au machrek comme au maghreb[3].

Les grandes villes musulmanes perdirent leur rayonnement scientifique et spirituel lorsque les dernières dynasties musulmanes perdirent le contrôle pédagogique et initiatique sur la masse des fidèles musulmans à cause de l'émiettement des territoires entre des émirats rivaux[4].

L'actuel territoire algérien était ainsi tiraillé entre deux dynasties musulmanes berbères qu'étaient le royaume zianide de Tlemcen à l'ouest et le sultanat hafside de Tunis à l'est[5].

L'enseignement religieux au Maghreb se concentrait alors à Fès dans la mosquée Al Quaraouiyine, et à la grande mosquée de Kairouan[6],[7].

Quant à la partie centrale limitrophe des deux dynasties Zianide et Hafside, elle vit ses grands centres intellectuels à Cherchell et à Béjaïa se réduire à leur plus simple expression formelle[8].

Pour sauver l'enseignement coranique dans ce Maghreb central conflictuel, qui est devenu plus tard l'Algérie, les autorités coutumières villageoises prirent en charge la sauvegarde du culte musulman en érigeant des zaouïas dans chaque confédération de tribus[9].

Des élèves érudits furent triés au volet dès la fin du XIVe siècle et le début du XVe siècle après des études coraniques préliminaires locales pour ensuite être envoyés à la mosquée Al-Azhar en Égypte, en passant soit par Fès ou par Kairouan, pour parfaire leur formation doctrinale et doctrinaire[10].

Le retour de ces centaines de théologiens maghrébins après un périple de plusieurs années d'études au machrek, et leur installation dans les villages zianides orientaux et hafsides occidentaux, a permis la création des zaouïas qui perpétuèrent le rayonnement musulman malgré le déclin civilisationnel qui s'abattait alors sur le sud du bassin méditerranéen[11].

L'avènement de la reconquista et l'exode massif des maures andalous, vers le littoral et les centres urbains côtiers du maghreb, apportèrent avec eux une mouture de mystique musulmane héritée d'Ibn Arabi et de d'Abd al Qadir al-Jilani pour s'incruster dans le paysage du soufisme maghrébin[12].

C'est ainsi que la tariqa qadiriyya se répandit au travers du maghreb central et vit émerger de notables théologiens et ascètes à l'image de Sidi Abderrahman et-Thaâlibi qui fit construire sa Zaouïa de Sidi Abderrahmane à côté de Djamaâ Sidi Abderrahmane dans la Casbah d'Alger[13].

Enseignements

Notes et références

Voir aussi

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