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Guerre civile tchadienne (2005-2010)

conflit armé au Tchad From Wikipedia, the free encyclopedia

La guerre civile au Tchad de 2005 à 2010 oppose les forces militaires gouvernementales à une coalition de groupes rebelles aux noms mouvants issus d'ethnies du nord du pays (FUC, RFC, etc.) dont le cœur est constitué des membres de la propre ethnie du chef de l'État Idriss Déby, les Zaghawa.

Date
(4 ans et 28 jours)
Lieu Tchad
Issue Victoire du gouvernement tchadien
Faits en bref Date, Lieu ...
Guerre civile tchadienne (2005-2010)
Description de cette image, également commentée ci-après
Principales batailles du conflit tchadien.
Informations générales
Date
(4 ans et 28 jours)
Lieu Tchad
Issue Victoire du gouvernement tchadien
Belligérants
UFR Milices janjawid
Soutenus par :
Drapeau du Soudan Soudan[1]
Drapeau du Tchad Tchad
Drapeau de la France France
Libye
MNRD (en)
MJE
Soutenus par :
Drapeau de l'Ukraine Ukraine[2]
Drapeau d’Israël Israël[3]
Drapeau de la Roumanie Roumanie
Commandants
Mahamat Nouri
Mohammed Nour
Yaya Djérou
Almado Mardo
Hassan Aldjinedi
Adouma Hassaballah
Acheikh ibn Oumar
Adam Yacoub
Timane Erdimi
Abdelwahid Aboud Mackaye (en)
Khalil Abdallah
Hassan Mardigué
Aboubakar Choua Dazi
Idriss Déby
Daoud Soumain
Bakhit Ahmat Djouma  Reddition
Jacques Chirac
Nicolas Sarkozy
Mouammar Kadhafi
Forces en présence
> 13 800 hommes (2007) 35 000 hommes (2010)[4]
1 200 hommes (2008)[5]
2 500 hommes (2008)[6]
Pertes
Total :
7 000 morts[7]
30 000[8] à 236 000 réfugiés[7]
170 000[8] à 173 000 déplacés internes[7]
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Il s'agit également, et peut-être surtout, d'une guerre par procuration entre le Tchad et le Soudan, l'un et l'autre en soutenant matériellement l’opposition armée de leur voisin[9].

À cet égard, le conflit est étroitement lié à la guerre civile au Darfour car l'hostilité du Soudan est la conséquence du soutien apporté par des personnages clefs du premier cercle du pouvoir tchadien aux rebelles du Darfour[9]. La conviction des autorités soudanaises que ce soutien durerait tant que le président Déby serait au pouvoir les a conduites à soutenir les efforts des rebelles tchadiens pour le renverser[9].

La guerre a culminé lors de l'attaques de la rébellion tchadienne contre N’Djaména en , suivie de l’attaque des rebelles du Darfour contre Khartoum en [9].

La nouvelle défaite des rebelles tchadiens à la bataille d'Am Dam le , la lassitude des deux gouvernements et la perspective d'échéances politiques importantes dans chacun des deux pays aboutissent à la conclusion d'un accord de réconciliation entre le Tchad et le Soudan le qui met fin à la guerre inter-étatique et donc à la guerre civile[10].

Dans ce conflit, la Libye et des diplomates d'autres pays ont tenté des médiations dans le conflit. La France est intervenu plusieurs fois contre les rebelles.

Origine

Depuis 2004, des milices janjawids impliquées dans le conflit voisin du Darfour lancent des raids sur des villes et villages de l'Est du Tchad, tuant des civils, volant du bétail et brûlant des maisons. Plus de 200 000 habitants du Darfour sont réfugiés au Tchad. Parmi les victimes des exactions se trouvent tout particulièrement des Zaghawa, ethnie dont est issu Idriss Déby et une grande partie des hommes à la tête du pays.

Parallèlement, en 2005, le président Déby modifie la constitution pour pouvoir se présenter à un troisième mandat présidentiel, ce qui provoque des désertions en masse au sein de l'armée. Le président Déby est contraint de dissoudre sa garde présidentielle et de former une nouvelles forces d'élite, la Direction générale de service de sécurité des institutions de l'État (DGSSIE)[11]. Son pouvoir faiblit alors que plusieurs groupes armés d'opposition se forment. Le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) voit le jour en et le Socle pour le changement, l'unité et la démocratie (SCUD) deux mois plus tard. Quelque temps plus tard, ils rejoignent six autres groupes pour former le Front uni pour le changement démocratique, rebaptisé ensuite Forces unies pour le changement (FUC).

Implication du Soudan

À plusieurs reprises, le gouvernement tchadien a accusé le Soudan de soutenir les rebelles des Forces unies pour le changement en finançant leurs activités, en les laissant séjourner sur le territoire soudanais et en leur fournissant des armes. Il affirme en outre que la télévision d'État soudanaise leur a offert un passage à l'antenne et qu'après l'attaque d'Adré du , des Soudanais se trouvaient parmi les rebelles capturés par l'armée tchadienne. Le , Lucienne Dillah, ministre déléguée des Affaires étrangères, réitéra ces accusations auprès du Parlement. Elle rapporta également que la chaîne de télévision Al Jazeera avait filmé des camps de rebelles tchadiens sur le territoire soudanais le . Elle montra plusieurs photos de Mahamat Nour Abdelkerim aux côtés du président Omar el-Béchir. À la suite de son discours, le Parlement enjoint aux autorités soudanaises de ne pas ruiner les liens historiques entre le Tchad et le Soudan.

Déroulement

Annexes

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