Guerres de Musso
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Les guerres de Musso, appelées ainsi en référence au château de Musso, opposent les Trois Ligues au Duché de Milan, de 1525 à 1526 (première guerre de Musso) ainsi que de 1531 à 1532 (seconde guerre de Musso). Grâce au soutien militaire des cantons protestants de l'Ancienne Confédération suisse, les Trois Ligues parviennent à asseoir leur domination sur la Valtelline ainsi que les régions de Chiavenna et Bormio. Ces régions resteront sous contrôle des ligues rhétiques jusqu'à l'invasion française de 1799 et le rattachement de ces régions à la République italienne.
| Date | 1525-1526 et 1531/1532 |
|---|---|
| Issue | Reconquête du territoire Tre Pievi par le Duché de Milan. Traité de paix de 1532 : le duc de Milan reconnaît la souveraineté des Trois Ligues sur la Valteline, Bormio et Chiavenna. |
| Duché de Milan | Trois Ligues |
| Gian Giacomo de Médicis |
Guerres de Musso
La deuxième guerre de Musso sert de prétexte au déclenchement de la deuxième guerre de Kappel entre cantons réformés et catholiques[1].
Contexte
Première guerre de Musso
Deuxième guerre de Musso
En mars 1531, Gian Giacomo de Médicis envahit de nouveau la Valteline et occupe Morbegno, où il inflige une grave défaite aux Grisons. Ceux-ci appellent à l'aide leurs alliés confédérés. Si les cantons catholiques de Suisse centrale font dépendre leur soutien d'un retour des intéressés à l'ancienne foi, les cantons protestants, ainsi que Fribourg et Soleure répondent positivement et envoyent des troupes. Avec ces renforts, les Grisons reprennent le dessus en Valteline. Le château de Musso, d'où étaient parties les incursions, est démantelé. Au traité de paix de 1532, le duc de Milan reconnaît la souveraineté des III Ligues sur la Valteline, Bormio et Chiavenna[1].
Tensions au sein de l'Ancienne Confédération helvétique
En refusant d'apporter leur soutien militaire aux Trois Ligues, les cantons catholiques avaient tenté de freiner l'expansion de la Réforme protestante au sein de leur Confédération. A contrario, la victoire des Trois Ligues et des cantons protestants sur le Duché de Milan a l'effet inverse, à savoir la diffusion du protestantisme au sein de l'Ancienne Confédération et le renforcement du camp protestant au sein du territoire de l'actuel canton des Grisons (Articles d'Ilanz de 1526)[2].
Le refus des cantons catholiques de soutenir les Trois Ligues lors de la deuxième guerre de Musso est la raison invoquée par le canton de Zürich pour déclencher la deuxième guerre de Kappel.