En avril 1524, les troupes du Medeghin prennent Dongo où elles sont accueilles par un soulèvement populaire contre les Trois Ligues[2]. Les soulèvements s'étendent rapidement à Gravedona et Sorico. Non satisfait de la capture des Tre Pievi, Gian Giacomo de Médicis lance ses troupes à l'assaut de Chiavenna. Après avoir pillé la ville, ses troupes se retirent dans les Tre Pievi[2].
Vers la fin de 1524, un nouvel assaut était désormais en préparation. Alors que l'attaque principale sur Chiavenna serait dirigée par Gian Giacomo de Médicis, une attaque secondaire en Valteline serait quant-à elle dirigée par le comte d'Arco[2].
Le 8 janvier 1525, les troupes de Gian Giacomo de Médicis capturent la ville et le château de Chiavenna. Au cours de l'offensive, des affrontements éclatèrent à Riva (au nord de Sorico)[3].
Les forces du comte d'Arco en Valteline furent battues près de Morbegno par les forces de Gian da Travers, alors gouverneur de Valteline (bataille de Talamona) et furent donc obligées de se retirer[2],[3].
Les forces de la Ligue grise marchèrent vers Chiavenna en passant par Splügen, celles de la Ligue de la Maison-Dieu passèrent par la vallée de Bregaglia alors que celles de la Ligue des Dix-Juridictions se dirigeaient en Valteline en passant par l'Albula et la Bernina[2]. À Piuro, les troupes de la Maison-Dieu négocièrent avec le Medeghin, mais n'arrivent à aucune conclusion.
À Bette (au sud de Chiavenna), les forces de la Ligue de la Maison-Dieu s'unirent à celles de la Ligue Grise, venues depuis Campodolcino. Le siège de Chiavenna pouvait donc commencer[2]. Les troupes du Medeghin tentèrent une sortie mais furent repoussés et subirent de fortes pertes (bataille de Bette)[2],[3].
Entre temps, les mercenaires Grisonnais au service de la France furent rappelés pour augmenter la pression sur Chiavenna[2].
Afin de diminuer la pression sur Chiavenna, les troupes du comte d'Arco lancèrent une seconde offensive en Valteline. Cette offensive coupa la route pour Chiavenna et força aux renforts Grisonnais de passer par la Maloja et la Bernina et non plus par la vallée d'Adda[2]. Les forces du comte se sont ensuite retranchées dans le village de Dubino, village devant lequel les troupes Grisonnes se rassemblèrent. La bataille qui s'en suivit fut une victoire complète des forces des Trois Ligues[2],[3].
Suite à l'annonce de la défaite de Dubino, le commandant de la garnison de Chiavenna, sous siège, décida de capituler[2].
Suite à l'arrivée de la nouvelle de la capture de François Ier, les Trois Ligues conclurent un armistice de trois mois avec le comte d'Arco. Le Medeghin garde temporairement le territoire de Tre Pievi ainsi que le château (mais non la ville) de Chiavenna[2]. Avec de grands efforts, les Grisonnais réussirent à obtenir un prolongement de l'armistice jusqu'en septembre 1525 ainsi que des pourparlers avec le duc de Milan au sujet de Chiavenna et des Tre Pievi.
Des envoyés des Trois Ligues (dont Gian da Travers et Jakob da Castelmur) se rendirent donc à Milan en passant par Musso. Alors que les envoyés retournaient chez eux, ils sont capturés par des hommes du Medeghin. Le lendemain, Peter Simon Travers, commandant Grison de Chiavenna est également capturé. Le Medeghin à ensuite menacé de tuer ses prisonniers. Il voulait obtenir un arrêt du siège de Chiavenna ainsi que, inofficiellement, le territoire de Tre Pievi[2].
Suite à la visible volonté de la part de Berne d'intervenir en faveur des Trois Ligues, les forces Grisonnes se remirent à l'offensive en octobre 1525. Ils accumulèrent hommes et cannons afin de prendre une fois pour toute le château de Chiavenna. Pendant ce temps, les forces du Medeghin avancèrent vers Delebio, où elles firent demi-tour à la vue des soldats Grisons. Une deuxième armée avança vers Sacco, où elle chassa les forces Grisonnes avant de progresser en direction de Morbegno[2]. Sacco sera récupérée par les forces des Trois Ligues quelque temps plus tard.
L'offensive en Valteline ayant été repoussée, la chute de Chiavenna était devenue inévitable. Aussitôt qu'elle fut tombée, la forteresse fut rasée au sol par mesure de protection (afin d'éviter d'en faire le siège une deuxième fois)[2]. À la suite de cette défaite pour le Medeghin, un armistice de deux mois fut arrangé. Les Trois Ligues avaient perdu l'espoir de reprendre les Tre Pievi, la seule question qui restait encore en suspens était celle des otages (Gian da Travers, Jakob da Castelmur et Peter Simon Travers notamment). Celle ci fut réglée le 8 février 1526, soit six jours après la fin de l'armistice. L'accord stipulait que les Trois Ligues devaient payer 11'000 couronnes ainsi que libérer leurs prisonniers de guerre en échange des otages. Le traité de paix définitif fut signé à Davos le 12 septembre 1526[2].