En 1193, Guilhabert de Castres tient une maison de parfaits cathares à Fanjeaux. En 1204, il est filius major de l'évêque cathare de Toulouse, Gaucelm, et cette même année, à Fanjeaux, il console quatre grandes dames, Esclarmonde de Foix, Aude de Fanjeaux, Fays de Durfort et Raymonde de Saint-Germain.
En 1207, il participe au colloque de Pamiers, dernier grand débat contradictoire entre catholiques et cathares avant la croisade des Albigeois.
En 1220, il s’échappe de Castelnaudary, assiégé par Amaury de Montfort, avec l'aide de Bernard-Othon de Niort. En 1229, il se réfugie chez Jourdain Hunaud de Lanta. En 1226, il devient le premier titulaire de l'évêché cathare de Razès. En 1232, il négocie au « Pas de las Portas », près du castrum de Massabrac (actuelle commune de Bénaix) avec Raimond de Péreille, seigneur de Montségur, ad hoc ut in ipso castro posset ecclesia hereticorum habere domicilium et caput et inde possent transmittere et diffundere predicatores suos. En 1233, il installe à Montségur « le siège et la tête » de l'Église cathare pour échapper à l'inquisition, nouvellement créée pour lutter contre l'hérésie[1].