Montségur

commune française du département de l'Ariège From Wikipedia, the free encyclopedia

Montségur est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Montségur
Montségur
Vue du village depuis le pog de Montségur.
Blason de Montségur
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Pamiers
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Olmes
Maire
Mandat
Sébastien Mounié
2026-2032
Code postal 09300
Code commune 09211
Démographie
Gentilé Montséguriens
Population
municipale
116 hab. (2023 en évolution de −2,52 % par rapport à 2017)
Densité 3,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 52′ 20″ nord, 1° 50′ 03″ est
Altitude 853 m
Min. 630 m
Max. 2 365 m
Superficie 37,16 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Lavelanet
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pays d'Olmes
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Montségur
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Montségur
Géolocalisation sur la carte : Ariège
Voir sur la carte topographique de l'Ariège
Montségur
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de région Occitanie
Montségur
Liens
Site web www.montsegur.frVoir et modifier les données sur Wikidata
Fermer

Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du pays d'Olmes. Montségur est un haut lieu de la tragédie cathare alliant des paysages d'une extrême diversité.

Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par l'Hers-Vif, le ruisseau de Saint-Nicolas et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (les « gorges de la Frau et Bélesta » et « Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »), un espace protégé (la réserve naturelle régionale du massif de Saint-Barthélemy) et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Montségur est une commune rurale qui compte 116 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 877 habitants en 1851. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Lavelanet. Ses habitants sont appelés les Montséguriens ou Montséguriennes.

Le village est surtout réputé pour son château dit « cathare », sur un piton à 1 207 m, classé au titre des monuments historiques, et par le terrible bûcher du .

Le site de Montségur figure depuis dans le Réseau des Grands Sites de France.

Géographie

Localisation

La commune de Montségur se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie[I 1].

Commune des Pyrénées située au sud de Lavelanet en Pays des Pyrénées cathares. C'est une commune limitrophe du département de l'Aude. Elle est bordée à l'est par l'Hers-Vif, qui creusent alors les gorges de la Frau.

Sur le plan historique et culturel, Montségur est un haut lieu de la tragédie cathare alliant des paysages d'une extrême diversité[1]. Le château de Montségur dont elle est propriétaire en est le lieu plus emblématique.

Elle se situe à 21 km à vol d'oiseau de Foix[2], préfecture du département, à 33 km de Pamiers[3], sous-préfecture, et à km de Lavelanet[4], bureau centralisateur du canton du Pays d'Olmes dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Lavelanet[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[5] : Villeneuve-d'Olmes (4,2 km), Montferrier (4,2 km), Bénaix (4,5 km), Fougax-et-Barrineuf (4,9 km), Saint-Jean-d'Aigues-Vives (6,6 km), Lavelanet (6,9 km), L'Aiguillon (7,5 km), Péreille (7,9 km).

Communes limitrophes

Montségur est limitrophe de sept autres communes dont une dans le département de l'Aude.

Les communes limitrophes sont Axiat, Bénaix, Comus, Fougax-et-Barrineuf, Lordat, Montferrier et Prades.

Communes limitrophes de Montségur[6]
Bénaix Fougax-et-Barrineuf
Montferrier Montségur Comus
(Aude)
Axiat Lordat Prades

Superficie et relief

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 37,16 km2[7],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 37,45 km2[10]. Son relief est particulièrement escarpé puisque la dénivelée maximale atteint 1 735 mètres. L'altitude du territoire varie entre 630 m et 2 365 m[11].

Géologie

La commune est située dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée durant l'ère tertiaire (il y a 40 millions d'années environ), en même temps que les Alpes. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires datant pour certaines du Mésozoïque, anciennement appelé Ère secondaire, qui s'étend de −252,2 à −66,0 Ma, et pour d'autres du Paléozoïque, une ère géologique qui s'étend de −541 à −252,2 Ma. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans les feuilles « n°1075 - Foix » et « n°1076 - Lavelanet » de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[12],[10] et leurs notices associées[13],[14].

Hydrographie

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Montségur.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[15]. Elle est drainée par l'Hers-Vif, le ruisseau de Saint-Nicolas, le ruisseau de Font Albe, le ruisseau de Font Frède, le ruisseau de freychinadel, le ruisseau de l'Encantat, le ruisseau de l'Ourme, le ruisseau des Rivels, le ruisseau des sept fonds, le ruisseau du Basqui et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 32 km de longueur totale[10],[16].

L'Hers-Vif, d'une longueur totale de 134,9 km, prend sa source dans la commune de Prades et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Cintegabelle, après avoir traversé 41 communes[17].

Le ruisseau de Saint-Nicolas, d'une longueur totale de 13,6 km, prend sa source dans la commune et s'écoule du sud-ouest vers le nord-est. Il traverse la commune et se jette dans l'Hers-Vif à Fougax-et-Barrineuf, après avoir traversé 4 communes[18].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[19]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[20]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[21] et est dans la région climatique Pyrénées centrales, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 200 mm[22]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[23],[24].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 7,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 025 mm, avec 8,9 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[19]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Belcaire à 12 km à vol d'oiseau[25], est de 9,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 032,4 mm[26],[27]. La température maximale relevée sur cette station est de 36,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 3].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[28], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Paysages

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[29],[30].

Un espace protégé est présent sur la commune : la réserve naturelle régionale du massif de Saint-Barthélemy, classée en 2015, d'une superficie de 459,1 ha, qui comprend majoritairement des milieux ouverts servant de zone d'estive bovine et ovine au-dessus du domaine de la hêtraie-sapinière. La flore compte une cinquantaine d'espèces végétales patrimoniales dont deux sont protégées nationalement, la drosera à feuilles rondes et l'androsace de Vandelli et une régionalement, la linaigrette engainée[31],[32]. La commune en assure la co-gestion.

Réseau Natura 2000

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[34] :

et un au titre de la directive oiseaux[34] :

  • les « gorges de la Frau et Bélesta », d'une superficie de 12 360 ha, hébergent une avifaune de montagne bien représentée sur ce site avec quatorze espèces de l'annexe I qui s'y reproduisent, parmi lesquelles six espèces de rapaces diurnes et deux espèces de rapaces nocturnes[36].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[37] : le « massif de Tabe - Saint-Barthélemy » (15 185 ha), couvrant 20 communes du département[38], et les « montagnes de Belesta, de la Frau, de l'Ordat et de Prades » (14 014 ha), couvrant 32 communes dont 28 dans l'Ariège et 4 dans l'Aude[39] et une ZNIEFF de type 2[Note 6],[37] : les « montagnes d'Olmes » (31 924 ha), couvrant 33 communes dont 31 dans l'Ariège et 2 dans l'Aude[40].

Urbanisme

Typologie

Au , Montségur est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[41]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lavelanet, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 28 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[42],[43].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (98,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (98,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (30,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,9 %), zones agricoles hétérogènes (1,5 %), mines, décharges et chantiers (0,4 %)[44]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 151, alors qu'il était de 148 en 2013 et de 148 en 2008[I 2].

Parmi ces logements, 41,9 % étaient des résidences principales, 48,9 % des résidences secondaires et 9,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 86,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 13,8 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Montségur en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (48,9 %) supérieure à celle du département (24,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 73,4 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (77,9 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière[I 3].

Davantage d’informations Typologie, Ariège ...
Le logement à Montségur en 2018.
Typologie Montségur[I 2] Ariège[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 41,9 65,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 48,9 24,6 9,7
Logements vacants (en %) 9,2 9,7 8,2
Fermer

Voies de communication

L'accès à la commune et au château s'effectue par la D9 soit depuis Bélesta ou encore depuis Villeneuve-d'Olmes. Cette route passe le col de Montségur en contrebas du château.

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Montségur est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains, avalanche et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque particulier, le risque radon[45],[46].

Risques naturels

Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Montségur.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle d'un cours d'eau, ou ruissellement d'un versant[47].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Montségur[48]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[49].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Montségur est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[50].

Toponymie

Ce village tire son nom de sa situation inexpugnable comme place de guerre (mons securus en latin > mont segur en occitan : (le mont sûr).

Histoire

Une occupation ancienne

Les premières traces d'occupation du site remontent à l'époque de l'Homme de Néandertal, il y a environ 80 000 ans comme en témoignent les grottes du Tuteil et de Caougno.

L'époque romaine laissera aussi sa trace puisque l'on a pu retrouver des pièces de monnaie et des outils sur le site et aux alentours.

Le château de Montségur.

L'époque médiévale

Au Moyen Âge, Montségur et sa région, passent successivement de la domination des comtes de Toulouse, à celle des vicomtes de Carcassonne, et enfin celle des comtes de Foix. Trois forteresses se succéderont au sommet de la montagne (appelée aussi pog ou pech) qui surplombe le village actuel.

De la première forteresse, on sait peu de choses si ce n'est qu'elle était en ruines aux alentours de 1204. La suivante, impulsée par le seigneur des lieux Raimond de Péreille, fut celle de la période cathare. Le village appelé « Castrum » était à cette époque au sommet de la montagne, dans la forteresse. En , un premier siège par les troupes de l'armée du roi de France eut lieu, mais la forteresse ne fut pas prise.

En , c'est depuis Montségur que part à Avignonet un commando pour massacrer les inquisiteurs catholiques papaux. Au même moment, Raimond VII de Toulouse entrait en guerre contre le roi de France. Le comte de Toulouse finit par se soumettre car ses alliés Anglais furent vaincus et Avignonet repris. Montségur se trouva alors seul face au pape et au roi, et connaîtra ainsi son second siège.

Au mois de , l'ost croisé levé par les évêques méridionaux, encadré par les troupes royales et dirigé par le sénéchal de Carcassonne et l'archevêque de Narbonne vint mettre le siège a Montségur.

Après un siège de dix mois en 1244, le village fut détruit et un peu plus de 200 « bons-hommes » et « bonnes-femmes » furent brulés vifs sur un bûcher. Les Cathares ayant refusé d'abjurer leur foi de bons chrétiens et de se convertir à la foi catholique furent jetés dans les flammes. Le château fut restauré et remanié vers la fin du XIIIe siècle, pour donner la forteresse actuelle. Un nouveau village fut également construit à l'emplacement actuel.

L'Ahnenerbe, groupe de recherches mystique et ésotérique nazi, créé par Himmler, chercha dans le château cathare de Montségur la trace du Saint-Graal qui aurait été prétendument dissimulé ici par les Cathares avant leur disparition.

Politique et administration

Découpage territorial

La commune de Montségur est membre de la communauté de communes du Pays d'Olmes[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Lavelanet. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[51].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Pamiers, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 1].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Pays d'Olmes pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la première circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[52].

Administration municipale

Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2026 est de onze[53],[54].

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

La mairie.
Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 1998 Simone Salles    
août 1998 2008 Philippe Walter    
mars 2008 2014 Michel François    
mars 2014 2020 Robert Finance SE Retraité Fonction publique
mai 2020 2026 Nicolas Digoudé SE  
mars 2026 en cours Sébastien Mounié SE Haut fonctionnaire au handicap et à l'inclusion
Les données manquantes sont à compléter.
Fermer

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[56].

En 2023, la commune comptait 116 habitants[Note 8], en évolution de −2,52 % par rapport à 2017 (Ariège : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
587569671722788829820874877
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
800834862788752776743708592
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
549548558463368258236231242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
237167143131124117109108132
Davantage d’informations - ...
2017 2022 2023 - - - - - -
119116116------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[58].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[59] 1975[59] 1982[59] 1990[59] 1999[59] 2006[60] 2009[61] 2013[62]
Rang de la commune dans le département 132 141 137 176 195 211 216 192
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Culture et festivités

Dans la culture populaire

Activités sportives

Randonnée pédestre (chemin du piémont pyrénéen, sentier cathare, GR 107, sentier de grande randonnée de pays Tour du Pays d'Olmes...), pêche.

Écologie et recyclage

Réserve naturelle régionale du massif de Saint-Barthélemy

Économie

Emploi

Davantage d’informations Division ...
Taux de chômage
Division200820132018
Commune[I 6]4,5 %10,1 %17,2 %
Département[I 7]8,9 %11,1 %11,2 %
France entière[I 8]8,3 %10 %10 %
Fermer

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 58 personnes, parmi lesquelles on compte 82,8 % d'actifs (65,5 % ayant un emploi et 17,2 % de chômeurs) et 17,2 % d'inactifs[Note 9],[I 6]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département et de la France, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Lavelanet, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 9]. Elle compte 28 emplois en 2018, contre 23 en 2013 et 22 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 40, soit un indicateur de concentration d'emploi de 70 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 48,5 %[I 10].

Sur ces 40 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 23 travaillent dans la commune, soit 58 % des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 62,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 22,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 15 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].

Activités hors agriculture

17 établissements[Note 10] sont implantés à Montségur au [I 13]. Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 52,9 % du nombre total d'établissements de la commune (9 sur les 17 entreprises implantées à Montségur), contre 27,5 % au niveau départemental[I 14].

Agriculture

198820002010
Exploitations932
Superficie agricole utilisée (ha)247288nd[Note 11]

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Région pyrénéenne »[63]. Deux exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole[Note 12] de 2010 (neuf en 1988)[65].

Culture locale et patrimoine

Lieux et bâtiments

Personnalités liées à la commune

Cinéma

Otso Tiainen réalise Shadowland, entre le documentaire et le folk horror, tourné en 2022 notamment au pog de Montségur, avec Richard Stanley. Des drones sont utilisés pour le tournage[68].

Héraldique

Blason Blasonnement :
De gueules à la croix cathare d’or[69].

Pour approfondir

Bibliographie

  • Laure Barthet et Michel Sabatier, « Montségur : le mythe à l’épreuve de l’archéologie », Patrimoines du Sud [En ligne], 10 | 2019, http://journals.openedition.org/pds/3186 ; DOI : https://doi.org/10.4000/pds.3186
  • Laure Barthet, "La prise de la barbacane de Montségur (Ariège) en  : une introduction à l’archéologie de la poliorcétique", Artillerie et fortification 1200-1600, Rennes, Presses Universitaires, 2007, p. 41-48.
  • Gauthier Langlois et Charles Peytavie, « Châteaux en Pays cathare », Archéothéma, no 23, (ISSN 1969-1815)
  • Michel Barrière, Pierre-Toussaint Cornède, Anne Brenon, Claudine Pailhès, Montségur, village ariégeois, Conseil général de l’Ariège-Archives départementales, 2008 (ISBN 2-86009-015-0), 314 pages
  • Claudine Pailhès (dir.), Montségur : la mémoire et la rumeur, 1244-1994 (actes du colloque tenu à Tarascon, Foix et Montségur les 21, 22, 23 octobre 1994 / organisé par le Conseil général de l'Ariège, Archives départementales.. ; avec la collab. du Centre d'études cathares de Carcassonne ; de la Scène nationale de Foix et de l'Ariège ; de la Mairie de Foix..., et al.), Foix, Association des amis des archives de l'Ariège / Conseil général de l'Ariège, , 354 p. (BNF 39301862).
  • Michel Roquebert, Montségur, les cendres de la liberté (Privat 1992 et 2005)
  • Michel Roquebert, Mourir à Montségur (Tome 4 de L'Épopée cathare, 790 pages. Privat 1989 et Perrin, collection de poche Tempus, 2007)
  • Le Dossier de Montségur : Interrogatoires d’inquisition 1242 - 1247, traduit, présenté et annoté par Jean Duvernoy, Toulouse, Le Pérégrinateur éditeur (ISBN 2-910352-08-0)

Articles connexes

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI