Guillaume Chaudron-Rousseau ou George Chaudron-Rousseau[1], né le à Bourbonne et décédé le au même lieu, était un révolutionnaire français. Favorable aux Jacobins et bras armé de la Terreur, il échappa aux purges de Thermidor mais s'effaça de la vie politique à la dissolution de la Convention.
En , Chaudron-Rousseau est réélu député de la Haute-Marne, le cinquième sur sept, à la Convention nationale[4]. Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, contre l'appel au peuple et contre le sursis.
En mars1793, ce député champenois est envoyé en mission dans les Pyrénées-Orientales, où il organise des bataillons scolaires regroupant des enfants de huit à seize ans. Il fait déclarer suspect les parents qui n'inscriraient pas leurs enfants dans ces troupes. À Perpignan, il propose d'incendier et de raser toutes les forêts où les royalistes pourraient se réfugier.
Au retour de l'une de ses missions, il est élu secrétaire de la Convention[1] le , sous la présidence de Voulland.
Après la chute de Robespierre, Chaudron-Rousseau reste fidèle à ses opinions montagnardes. Il défend les Journées du 31 mai et du 2 juin 1793, affirmant avoir saisi à Bordeaux des lettres de députés girondins prouvant leur désir de faire monter le dauphin sur le trône.
Il soutient les derniers mouvements sans-culottes du printemps de l'an III, ce qui lui vaut d'être décrété d'arrestation[1] le 22 thermidor an III ().
Il est finalement libéré par l'amnistie du 4 brumaire an IV (), mais sa carrière politique est terminée.
En 1797, Chaudron-Rousseau obtient un emploi de sous-inspecteur des forêts à Bourbonne, fonction qu'il occupe jusqu'à la Restauration[1] en 1816.
Malade, l'ancien conventionnel n'est pas compris dans la loi du 12 janvier 1816, bien qu'ancien régicide. Il meurt quelques mois plus tard dans sa ville natale.