Guillaume II de Rarogne (en allemand Wilhelm von Raron), né vers 1381 et mort avant le , est évêque de Sion de la première moitié du XVesiècle.
Origines
Guillaume de Rarogne est vers 1381[1],[2]. Il est le fils Petermann (Pierre) de Rarogne et de Francesia Pontemallio/Pontemallyo[1],[3],[2]. Il appartient à la famille baronniale de Rarogne (von Raron), haut-valaisanne[1], qui a notamment donné quatre évêques de Sion[4].
Son oncle, Guillaume Ier († av.), le précède sur le trône épiscopal de Sion (1394-1402)[2].
À la suite de la révolte d'une partie du Haut-Valais contre l'évêque Édouard de Savoie dit d'Achaïe et l'influence de la maison de Savoie, son grand-père, Pierre de Rarogne, est capitaine du Valais[3]. Le comte de Savoie, AmédéeVII prend le château familial[3]. Son père, Pierre, et son oncle, Henri, sont capturés en 1387 et exécutés[3].
Épiscopat
Le premier document le mentionnant remonte au , où il apparaît comme ayant obtenu les ordres mineurs[3]. Bien que n'étant pas en possession des ordres supérieurs, il possède, en 1401, le bénéfice paroissial de Viège[3].
Guillaume est élu évêque de Sion, «moins de deux semaines après la mort de son oncle», GuillaumeIer, en 1402[5],[2]. Son élection n'est pas précisément connue[5]. Il est confirmé par le pape Boniface IX le [5]. Il doit son accession à l'épiscopat à son grand-père, Pierre, et son oncle, Guichard, qui semblent vouloir garder le contrôle sur le Valais épiscopal[6],[7].
Quelques moins après son investiture, une partie de la cathédrale, le jour de la Fête-Dieu[5]. Cela est perçu comme un mauvais présage[5].
Au-delà de l'affaire de Rarogne (voir ci-dessous), il rencontre des contestations des droits de son Église avec des familles nobles, notamment les Chevron ou encore les Tavel[5].
Des tensions apparaissent en Valais à la suite de la mort de l'évêque GuillaumeIer (†), puis de Pierre (†)[8]. Une rébellion, dite «de Rarogne», éclate en Haut-Valais contre lui et lorsque son oncle Guichard prétend à devenir bailli épiscopal[8]. Guillaume II est contraint de fuir le Valais[2].
Dès , les membres du concile de Constance ne le reconnaissent plus comme évêque en raison de son manque de formation et également un mode de vie contraire aux attentes de l'Église[5]. Il n'était d'ailleurs pas consacré[5]. Malgré son déplacement, en 1418 à Constance, Le Concile désigne un administrateur pour le diocèse le [5].
Il tente au cours de l'année 1424 de reprendre son épiscopat mais échoue[6]. Au-delà, il ne laisse plus de traces[6].
Guillaume de Rarogne meurt avant le , probablement à Rome[2].
Patrick Braun, Brigitte Degler-Spengler, Elsanne Gilomen-Schenkel, Helvetia Sacra: Section I, vol.5: Archidiocèses et diocèses V, Bâle, Helbing Lichtenhahn Verlag, , 564p. (ISBN3-7190-1595-5, lire en ligne[PDF]).
(de) Edwin Hauser, Geschichte der Freiherren von Raron, Zürich-Selnau, Leemann, .