Guillaume Ier de Poitiers-Valentinois
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| Comte de Valentinois | |
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| - | |
| Prédécesseur |
Aymar de Poitiers (d) |
| Successeur | |
| Famille | |
|---|---|
| Père |
Aymar de Poitiers (d) |
| Conjoint |
Béatrix d'Albon (d) |
| Enfant |
Guillaume de Poitiers († après ), dit par commodité de Poitiers-Valentinois, est un comte de Valentinois de la fin du XIIe siècle, issu de la maison de Poitiers-Valentinois.
Selon les auteurs, il est numéroté [I] (U. Chevalier, 1869)[1] ou [II] (J. Chevalier, 1897)[2]. Les différentes hypothèses donnent un possible ancêtre, père d'Aymar/Adhémar, prénommé Guillaume.
Origines
Guillaume de Poitiers se dit fils d'Aymar Ier Aymar/Adhémar[1],[3],[4],[5]. Le nom de sa mère n'est pas connu. J. Chevalier (1897) rappelle que les chartes apocryphes de Bonlieu donnaient Véronique [de Marsanne] ou [de Crest] comme nom de l'épouse d'Aymar/Adhémar et les auteurs du XVIIe siècle (Chorier ou Allard) celui de Marchise ou Marquise, fille de Guigues VI dauphin[3].
Il a un frère, Eustache, prévôt de Valence[3][4].
Willelmus Pictaviensis cognomine, officio vero Valentinus comes
Guillaume de Poitiers est comte de Valentinois[5], sans que l'on sache comment il obtient ce titre[2]. Il est communément admis qu'il est mentionné comme comte à partir de 1158, d'après un acte du Cartulaire de Léoncel (CL)[1].
Dans l'acte CL no VIII (non daté), il porte ce titre, « Willelmus Pictavensis, comes Valentinus »[1]. Il informe ses officiers « qu'il a pris sous sa protection et sauf-conduit la maison de Léoncel (Liuncelli) » (Regeste dauphinois)[6]. L'acte porte un fragment de sceau équestre, de forme ronde, sur lequel figure six besans sur l'écu du chevalier[1].
À partir de l'extrait d'un autre acte non daté du Cartulaire de Léoncel (CL no XVIII[7],[8]), Jules Chevalier (1897) débute sa notice ainsi : « Guillaume II, surnommé de Poitiers, par sa charge comte de Valentinois » (Ego Willelmus Pictaviensis cognomine, officio vero Valentinus comes)[2]. L'analyse de ces expressions lui font considérer « que le nom de Poitiers, à l'origine sorte de cognomen, est devenu le nom patronymique de la famille »[2]. L'usage du mot charge indique « qu'à cette époque on n'avait point oublié la vraie signification du titre de comte : c'était un office, une charge publique qui par elle-même ne supposait pas la possession du sol »[2]. Chevalier (1897) poursuit en indiquant « que la formule toute particulière dont il entourait l'énoncé de son titre, permettraient de supposer que son autorité dans le pays était de date récente et y rencontrait plus d'un obstacle »[2].
Comte de Valentinois
Il est témoin lors d'un acte de confirmation (Cartulaire de Montélimar), daté de /1161, de la part de deux frères Adhémar de Monteil[4]. Son frère Eustache est également présent[4].
En 1163, il rend hommage et promet fidélité à l'évêque de Die, Pierre III, pour ses fiefs, les châteaux de Suze et de Gigors (Gigorz), avec leurs fortifications, ainsi que ce qu'il possède ou pourrait posséder dans le Diois[9],[2]. Deux ans plus tard, il se déclare à nouveau vassal de l'évêque de Die[10],[2].
Selon un acte du Regeste dauphinois, il donne avec son frère à leur mère, Véronique, « le manse de Genevès avec tènement, bois et ramière, pour y construire l'église et le couvent de Bonlieu »[11]. J. Chevalier remet en cause l'authenticité du document, dans la mesure où il qualifie d'apocryphes les chartes de Bontieu[3].
Il épouse, en 1178, Béatrice d'Albon, fille du comte Guigues IV d'Albon[5],[12]. Il pourrait avoir eu d'autres épouses. Son mariage avec Béatrice d'Albon, lui permet notamment de s'allier aux Dauphins[12].
Avant 1178-1188, il semble posséder une partie de Crest, en Diois[13].
Tout comme de nombreux grands personnages, il se trouve, à Arles, le , lors du couronnement de Frédéric Barberousse, obtenant des privilèges impériaux[2]. Il obtient le droit de lever un péage sur le Rhône, entre Valence et Montélimar, qu'il semble détenir en fief du Dauphin[2]. Il se trouve dans la suite de l'Empereur lorsque celui-ci se rend à Valence, à Vienne ou encore Lyon[2].
Lors d'une confirmation impériale des droits à l'Église de Grenoble, en 1178, il fait partie des témoins, et il est placé juste après l'évêque de Valence, Odon, et le duc de Bourgogne, Hugues III[14],[15].