Guillaume de Saint-Marcel est franciscain. Il est inquisiteur, cité comme tel dans le Comtat Venaissin en 1290[1]. À Valréas, en 1298, il fait rédiger des statuts principalement dirigés contre les prêteurs florentins, juifs et lombards et les vaudois[2],[3],[4]. Il est aussi inquisiteur en Provence en 1303. Suivant les ordres de ClémentV, il enquête sur les templiers de Sicile en 1308 puis à Rome en 1309[5].
Il témoigne lors du procès de canonisation de Louis d'Anjou, vers 1308[6],[5],[7],[8]. Il n'a pas eu de contact personnel avec Louis d'Anjou, sauf une conversation juste avant la mort de ce dernier. Guillaume de Saint-Marcel rapporte que Louis d'Anjou, sur son lit de mort, lui a dit vouloir renoncer à l'épiscopat[6],[9]. Contrairement à la théorie soutenue par Jean-Barthélemy Hauréau, ce n'est pas Guillaume de Saint-Marcel qui a rédigé la Vita du saint, attribuée à Jean de Orta[10],[5].
Guillaume de Saint-Marcel est nommé pénitencier apostolique vers 1310[5],[4]. Il dépose aussi lors du procès de canonisation de Dauphine de Puymichel[5].
↑Jacques Chiffoleau, «Vie et mort de l’hérésie en Provence et dans la vallée du Rhône du début du XIIIesiècle au début du XIVesiècle», Cahiers de Fanjeaux, vol.20, no1, , p.73–94 (lire en ligne, consulté le )
12Arnaud Fossier, Le bureau des âmes: Écritures et pratiques administratives de la pénitencerie apostolique (XIIIe – XIVesiècle), Rome, Publications de l'École française de Rome, coll.«Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome» (no378), (ISBN978-2-7283-1286-3 et 978-2-7283-1287-0, DOI10.4000/books.efr.38420, lire en ligne).
12Jacques Paul, «Saint-Louis d’Anjou, Franciscain et évêque de Toulouse (1274-1297)», Cahiers de Fanjeaux, vol.7, , p.59–90 (lire en ligne, consulté le ).
↑(en) Melanie Brunner, «Poverty and Charity: Pope John XXII and the canonization of Louis of Anjou», Franciscan Studies, vol.69, , p.231–256 (ISSN0080-5459, lire en ligne, consulté le ).
↑Sophie Delmas, «La parole franciscaine autour de Louis de Toulouse», Cahiers de Fanjeaux, vol.47, no1, , p.265–285 (DOI10.3406/cafan.2012.2145, lire en ligne, consulté le ).
↑Jacques Paul, «Louis d’Anjou: un évangélisme dynastique?», Cahiers de Fanjeaux, vol.34, no1, , p.141–170 (lire en ligne, consulté le ).