Guillon-les-Bains
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Toponymie
Guillon en 1584 ; Devient Guillon-les-Bains par décret du [1] pour se distinguer de Guillon dans le département de l'Yonne, et du fait qu'une station thermale existe alors sur le territoire de la commune.
Communes limitrophes
| Villers-Saint-Martin | Lomont-sur-Crête | Cusance | ||
| Pont-les-Moulins | N | Montivernage | ||
| O Guillon-les-Bains E | ||||
| S | ||||
| Adam-lès-Passavant | Passavant |
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[4] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 245 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 10,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Branne à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 127,0 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,8 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Guillon-les-Bains est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (54,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,3 %), zones agricoles hétérogènes (38,5 %), prairies (7,3 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire
Bien que cité pour la première fois au XVIe siècle, le village existait déjà au XIe siècle et dépendait de la seigneurie de Cusance. Les habitants vivaient sous le régime de la mainmorte[16].
À la suite d'analyses menées, en 1786, par M. Damotte, un médecin, celui-ci affirme que l'eau d'une source de la commune a des vertus médicinales, ce que confirme la Société royale de médecine[17].
En 1815, un industriel de Cusance, M. Pouillet[Note 2], achète la source pour proposer des cures. Il fait construire, à proximité, le bâtiment de la station thermale. Celui-ci est placé au milieu d’un parc et rassemble les différentes fonctions habituellement éclatées dans un quartier thermal : les bains occupent la partie orientale, un restaurant le soubassement et une salle de jeux le rez-de-chaussée surélevé. Les chambres sont réparties sur les deux étages[18].
Guillon accueille une soixantaine de curistes à l'ouverture en 1824. Ce nombre va augmenter jusqu'à une centaine, nécessitant une extension du bâtiment en 1840. L’eau de Guillon guérit «tout» ; c’est une panacée. Guillon devint, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, une station de cure réputée en France (principalement à Paris)[17].
La source s'est tarie, en 1940, durant l'occupation allemande[16], ce qui a entrainé la fermeture définitive de l'établissement thermal[16].
Le bâtiment est composé aujourd'hui de 5 gîtes et 12 appartements ainsi que d'un restaurant.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].
En 2023, la commune comptait 108 habitants[Note 3], en évolution de −0,92 % par rapport à 2017 (Doubs : +1,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).


