Guitare romantique
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| Guitare romantique | |
Guitare romantique (environ 1830) du luthier parisien Jean-Nicolas Grobert (1794–1869) | |
| Classification | Instrument à cordes |
|---|---|
| Famille | Instrument à cordes pincées |
| Tessiture | |
| Articles connexes | Techniques de jeu pour guitare |
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La guitare romantique est l’instrument à six cordes simples de la première moitié du XIXe siècle, intermédiaire entre la guitare du XVIIIe siècle à cordes doubles, généralement 5 chœurs (cordes doubles) parfois une chanterelle simple, qui succède elle-même à la guitare baroque du XVIIe siècle et la guitare classique actuelle mise au point par Antonio de Torres vers 1860.
La première guitare à cordes simples connue date de 1774 du luthier napolitain Ferdinando Gagliano à manche à 11 frettes. Cet instrument du musée Meyer de Cologne a disparu. Il ne comportait cependant que 5 cordes. La première guitare à 6 cordes simples connue est un instrument du luthier français François Lupot datant de 1778 mais son authenticité a été mise en doute. La majorité des instruments utilisés et fabriqués à Paris dans les années 1780 et 1790 étaient cependant des guitares à 5 doubles cordes, les guitares à 6 cordes simples ne se généralisant que vers 1810[1]. Une autre du luthier Gaetano Vinaccia (1759 – after 1831) date de 1779[2],[3],[4]
L'instrument
La guitare romantique à caisse de résonance de largeur et d'épaisseur inférieure à celle de la guitare classique contemporaine (920 mm en longueur, de 285 mm en largeur et de 85 mm en épaisseur pour la guitare romantique exposée au musée de la philharmonie de Paris[5], contre 102 mm d'épaisseur et 380 mm de largeur d'une guitare actuelle) était moins sonore. Les frettes en os ou en métal fixées sur le manche remplacent de 1750 à 1780 les frettes mobiles de la guitare baroque[6].
Notation
Au cours des dernières décennies du XVIIIe siècle les partitions sur portée (portée unique en clé de sol écrite une octave au-dessus des sons réels) remplacent celles notées en tablature utilisées pour la guitare baroque. Cette modification apparait à Paris dans une publication de 1761 de Giacomo Merchi « Quatro duetti a due chitarre e sei minuettoi a solo con variatoni...op. 3 », puis dans celle de Michel Corrette « Les dons d'Appolon, méthode pour apprendre facilement à jouer de la guitare » de 1762 utilisant la tablature et la notation sur portée indiquant que cette deuxième devenait la plus courante mais que la connaissance de la tablature restait utile pour jouer les œuvres des compositeurs du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle (de Visée, Derosier etc.)[7].
Technique
Étant de même accordage que la guitare classique moderne, la technique de base développée par les compositeurs et auteurs de méthodes des années 1810 à 1830, celle de Ferdinando Carulli de 1810 étant encore en usage, est fondamentalement la même. Cependant, la plupart des ouvrages de cette époque différent sur certains points. Par exemple, la majorité des méthodes recommandent l’appui de l’auriculaire sur la table alors que le guitariste espagnol Nicario Juaralde y est opposé, laissant libre la main droite. Les guitaristes étaient divisés entre les partisans du jeu de la main droite avec ou sans ongles. Ainsi, Fernando Sor jouait sans ongles contrairement à son compatriote Dionisio Aguado[8],[9]