Jean Gustave Lebaudy, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un homme politique et industriel français.
Après de brillantes études au collège Rollin à Paris, Gustave Lebaudy, fils de Guillaume Désiré François Lebaudy (1800-1863) et de son épouse, née Élisabeth Joséphine Lopinot (1807-1887, fille de Charles Nicolas Lopinot, juge au tribunal de commerce de la Seine[1]), et neveu d'Adolphe Lebaudy, prend la direction de la raffinerie de sucre familiale.
Membre de la chambre de commerce de Paris, il est, en raison de sa haute situation dans le monde des affaires, appelé sous le Second Empire à faire partie de la commission municipale de Paris (1860-1869) comme représentant du 19e arrondissement.
Il épouse en 1851 Adèle Marie Françoise Rolloy (1832-1905), fille de François Rolloy, propriétaire, et de Cécile Adélaïde Giuliani, belle-fille du général Deponthon[1]. Ils ont pour enfants:
En 1869, il achète le château de Rosny-sur-Seine qu'il restaure intégralement et entretient avec un soin extrême, s'efforçant de racheter meubles, tableaux, tapisseries et objets d'art ayant appartenu à deux de ses propriétaires les plus illustres, Sully et la duchesse de Berry. Le château renferme ainsi une série de six tapisseries, la célèbre tenture de Psyché ayant appartenu au ministre d'Henri IV, ainsi que divers meubles et objets parmi lesquels le mobilier du salon de la duchesse de Berry.
Il fait également aménager les communs pour héberger ses écuries, et la meute de chiens de son célèbre équipage qui découple dans la forêt domaniale de Rosny.
Il est réélu député de Mantes le [6]. Il parle en sur la question des sucres, dépose en un amendement à la loi sur la surtaxe des céréales tendant à la remplacer par une surtaxe du double sur l'alcool applicable au dégrèvement du principal de l'impôt foncier[7], soutint la politique de Jules Ferry et vote contre l'élection de la magistrature par le peuple, contre la séparation de l'Église et de l'État, pour les crédits du Tonkin. Aux élections d'octobre 1885, porté sur la liste opportuniste de Seine-et-Oise, il échoue avec 36 075 voix sur 119 995 votants.
Notes et références
12MARTIN-LE ROY Victor Prosper, Cour des comptes, Chambres régionales & territoriales des comptes (consulté le 29 septembre 2021).
↑Décret du ; il est alors domicilié no75 ancien (no81 nouveau) rue d'Amsterdam à Paris. Il était également officier de l’ordre brésilien de la Rose.
↑7 217 voix sur 14 214 votants et 16 622 inscrits contre 6 951 à M. H. Hèvre, radical.