Gustave Maroteau
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Gustave Maroteau, né à Chartres (Eure-et-Loir) le et mort au bagne de Nouvelle-Calédonie le , est un journaliste français condamné à mort en pour sa participation à la Commune de Paris.
Hommage
Gustave Louis Maroteau est né à Chartres, place Billard, le , fils de Louis Jules Maroteau, professeur de musique au collège de Chartres de 1842 à 1870 et lieutenant de la compagnie des musiciens de la Garde nationale et de Benjamine Adrienne Cécile Frossard[1].
Il fait ses études au collège de Chartres.
En 1867, âgé de seulement 17 ans, il fait imprimer à Chartres un volume de vers intitulé Les Flocons.
Gustave Maroteau fait ses premières armes dans la presse militante pendant les dernières années du Second Empire. L'Union Agricole, journal de Chartres fondé par Ferdinand Jumeau publie quelques-unes de ses œuvres littéraires. Il publie ensuite dans la revue parisienne La Rue fondée par Jules Vallès.
Selon ses détracteurs, il manquait à Gustave Maroteau une forte culture classique et ses dons étaient gâtés par un désir effréné de paraître, d'être quelqu'un, d'attirer l'attention, de s'illustrer[2].
Il est condamné à mort en par le Conseil de Guerre de Versailles, pour sa participation à la Commune de Paris et en particulier pour la publication d'un article dans La Montagne dans lequel il demande la tête de l'archevêque de Paris, Georges Darboy, exécuté comme otage pendant la Semaine sanglante le . Il est déporté en Nouvelle-Calédonie en 1872, où il mourut de tuberculose en 1875.
Comme pour beaucoup, Victor Hugo intervint en sa faveur, en :
« J'ai écrit hier à Gustave Maroteau. Il est encore à l'hôpital militaire de Versailles. On a commuté sa peine de mort en galères à perpétuité. C'est odieux. Je lui ai dit qu'il serait gracié de cette grâce. Ces gens-là se croient cléments. Mais l'amnistie leur sera imposée. »
Une rue porte son nom à Chartres dans le quartier du Faubourg La Grappe depuis 1998[3]. Évry lui a également dédié un square.
