Gustave Boulanger
peintre français
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Rodolphe Clarance dit Gustave Boulanger, né le à Paris 2e et mort le à Paris 9e, est un peintre français.
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Rodolphe Clarance Boulanger |
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Connu notamment pour ses tableaux orientalistes, il forma un grand nombre d'élèves aux Beaux-Arts de Paris et à l'académie Julian.
Biographie
D’une famille installée à Paris à la suite de la perte de l’importante fortune familiale dans une affaire mal conçue à Saint-Domingue par son grand-père, Boulanger perd ses parents, à l'âge de 14 ans. Adopté par A. M. Desbrosses, son oncle maternel, celui-ci, reconnaissant son potentiel artistique l'inscrit, en 1841, comme élève chez le peintre d'histoire Pierre-Jules Jollivet[1]. Suivant également les cours de Paul Delaroche, il y rencontre Jean-Louis Hamon, Henri-Pierre Picou et Jean-Léon Gérôme, avec lesquels il développera le mouvement néo-grec[2].
Envoyé par son oncle en Algérie, en 1845, il réalise, au cours d’un séjour de huit mois, de nombreuses études de populations et de paysages, de la Kabylie aux Aurès[2]. Admis, l'année suivante, à l’École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Pierre-Jules Jollivet et de Paul Delaroche[2]:34, il remporte le prix de Rome de 1849, avec Ulysse reconnu par Euryclée.
Il devient membre de l’Académie des beaux-arts en 1882 et enseigne à l’École nationale supérieure des beaux-arts de 1885 à 1888, et à l’Académie Julian[2]:35. En 1886, il est membre du jury section Aquarelles et Pastels de la seconde Exposition internationale de blanc et noir, se tenant à Paris. Il a obtenu des médailles aux Expositions de 1857, 1859, 1863 et 1878[3].
Il réalise de nombreuses commandes de l’État pour des décorations, dont le foyer de la danse du palais Garnier, une partie du décor de l’opéra de Monte-Carlo et de celui de la mairie du 13e arrondissement de Paris. Grâce à ces travaux il va devenir un des grands amis de Charles Garnier et il sera souvent son invité à la villa Garnier à Bordighera en Italie.
« Sociétaire de la Comédie-Française, Mademoiselle Nathalie devint l'amie intime de Gustave Boulanger. Bien qu'ici ou là, on ait insinué l'idée de mariage, nous n'en avons retrouvé aucune trace écrite[4]. » Boulanger a fait don du portrait de celle-ci peint par lui en 1867 à ce théâtre[5].
Délicat des bronches ou de la poitrine depuis de longues années[6], il est mort en un quart d’heure d’agonie à son domicile du 6 bis rue Ballu[3]. À l’issue de ses obsèques à la Sainte-Trinité de Paris, il a été inhumé au cimetière de Montmartre[7].
Œuvres
- La Mort de Cyrus, 1844, esquisse, 32,5 × 40,5 cm, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts.
- La Maladie d’Alexandre, 1846, localisation inconnue[réf. nécessaire].
- La Mort de Vitellius, 1847, localisation inconnue[réf. nécessaire].
- Parc de la villa Borghèse à Rome, vers 1847, 36 × 46 cm, La Tronche, musée Hébert.
- Saint Pierre introduit dans la maison de Marie, mère de Jean, 1848, localisation inconnue[a].
- Ulysse reconnu par Euryclée, 1849, esquisse, 27 × 22 cm, Dijon, musée Magnin.
- Ulysse reconnu par Euryclée, 1849, 147 × 114 cm, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts.
- Portrait de Monsieur Sinclair-Desbrosses, 1849, diam. 46 cm, Versailles, musée Lambinet.
- Acis et Galatée, 1848, 188 × 227 cm, Narbonne, musée d’Art et d’Histoire.
- L’Automne, 1850, Cleveland, Cleveland Museum of Art.
- Phryné, 1850, Amsterdam, Van Gogh Museum.
- Deux Maures, vers 1850, 22,7 × 12,9 cm, Baltimore, musée d'Art de Baltimore.
- Portrait de l’architecte Félix Thomas, 1851, Rome, Académie de France à Rome.
- Portrait of Woman and Three Children, dessin, 1852, New York, Metropolitan Museum of Art.
- Le Repas des Dieux, 1853, d’après Raphaël, 334 × 764 cm, Rennes, musée des Beaux-Arts.
- Super flumina Babylonis, 1852, localisation inconnue.
- Portrait de Charles Garnier, 1854, Rome, Académie de France à Rome.
- Tête d’Italienne, 1854, 35,7 × 29,3 cm, Valenciennes, musée des Beaux-Arts.
- César arrive au Rubicon, 1854, esquisse, Amiens, musée de Picardie.
- César arrive au Rubicon, 1854, 312 × 300 cm, Amiens, musée de Picardie.
- Portrait de l’architecte Denis Lebouteux, 1855, Rome, Académie de France à Rome.
- Répétition théâtrale dans la maison d’un poète romain, 1855, 48 × 76 cm, Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage.
- Répétition du “Joueur de flûte” et de “La femme de Diomède” chez le prince Napoléon, 1860, esquisse, 24 × 32 cm, Paris, Comédie Française.
- Répétition du “Joueur de flûte” et de “La femme de Diomède” chez le prince Napoléon, 1861, 83 × 130 cm, Paris, musée d’Orsay.
- Hercule aux pieds d'Omphale, Salon de 1861, collection privée.
- Jules César marchant en tête de la Xe Légion (campagne des Gaules), Salon of 1863, localisation inconnue.
- La Danse champêtre, esquisse, Paris, Bibliothèque nationale de France.
- La Danse bacchique, esquisse, Paris, Bibliothèque nationale de France.
- La Danse amoureuse, esquisse, Paris, Bibliothèque nationale de France.
- Les Danses champêtre, bacchique, amoureuse et guerrière, esquisses, Paris, Bibliothèque nationale de France.
- Portrait de Zaïre-Nathalie Martel, dite Mademoiselle Nathalie, 1867, 108 × 82 cm, Paris, Comédie Française.
- Le Mamillare (ou Le Bain ; Après le bain), 1867, 51 × 89 cm, Angers, musée des Beaux-Arts.
- El Hiasseub, conteur arabe, 1868, 56 × 78,5 cm, localisation inconnue[réf. nécessaire].
- Sarrebruck après la bataille, vers 1870, 49 × 65 cm, Paris, musée Carnavalet.
- L’Assaut du cimetière par les troupes régulières, , 1871, 49 × 65 cm, Paris, musée Carnavalet.
- Épisode de la Commune, place de la Concorde, 1871, 49 × 64,5 cm, Paris, musée Carnavalet.
- L’Hôtel de Ville incendié, assailli par les troupes de Versailles, 1871, 50,5 × 65 cm, Paris, musée Carnavalet.
- La Rotonde de la Villette cernée par les troupes versaillaises, 1871, 50 × 65 cm, Paris, musée Carnavalet.
- La tour Saint-Jacques reprise par les troupes versaillaises, 1871, 50 × 64,5 cm, Paris, musée Carnavalet.
- Peintures Décoratives, Foyer de la Danse, Opéra Garnier, Paris, 1875.
- Saint Sébastien et l’empereur Maximilien Hercule, 1877, 365 × 270 cm, Marseille, musée des Beaux-Arts.
- Vertus civiques: Le Mariage, Le Départ à la guerre, Vie antique, L'Étude, La Famille, Forge, 1878, 89 × 97 cm, esquisses pour la salle des mariages de la mairie du 13e arrondissement de Paris, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais.
- Le Mariage ; L’Étude ; La Patrie ; Vir esto ; Uxor esto, 1878, Paris, mairie du 13e arrondissement.
- Le Marché aux esclaves, vers 1882, coll. privée.
- Portrait de Charles Garnier, 1884, Aberdeen Art Gallery and Museums.
- Porteur d’eau juif, souvenir du vieil Alger, 1884, 75 × 50 cm, affecté à Quimper, musée des Beaux-Arts, localisation actuelle inconnue.
- Portrait de Madame Lambinet, née Nathalie Sinclair, 1887, 150 × 90 cm, Versailles, musée Lambinet.
- La Jeune Fille aux fleurs, 1888, 140 × 82 cm, localisation inconnue[réf. nécessaire].
- Portrait de Charles Garnier, Paris, Bibliothèque nationale de France.
- Sirène (ou Mermaid), 27,6 × 15,7 cm, Baltimore, musée d'Art de Baltimore.
Publications
- À nos élèves, Paris, A. Lahure, , 36 p., in-12 (OCLC 935022876, lire en ligne).
- « Notice sur M. Lehmann : lue à l'Académie des Beaux-Arts, dans la séance du 27 janvier 1883 », Institut de France Académie des Beaux-Arts, Paris, , p. 16 (lire en ligne sur Gallica).
- Œuvres de Gustave Boulanger
- Phryne (1850), Amsterdam, musée van Gogh.
- Répétition dans la maison du poète tragique à Pompéi (1855), Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage.
- Répétition du joueur de flûte et de la femme de Diomède chez le prince Napoléon dans l'atrium de sa maison pompéienne (1860), château de Versailles.
- Hercule aux pieds d'Omphale (Salon de 1861), localisation inconnue.
- La Villette cernée par les troupes versaillaises, (1871), Paris, musée Carnavalet.
- Le Marché aux esclaves (1882), localisation inconnue.
- Esclaves à vendre, Salon des artistes français de 1888, localisation inconnue.
Élèves
- Jules Benoit-Lévy.
- Maurice Bompard.
- Jules Boquet[9].
- Ernest Bouard
- Alexandre Brunet.
- Joseph Auguste Brunetton
- Louis-Robert Carrier-Belleuse.
- Maurice Chabas.
- René-Louis Chrétien.
- Henry Coëylas[9]:23.
- Hermann Delpech.
- Charles Devevey, à l’Académie Julian de 1881 à 1885.
- Thomas Wilmer Dewing.
- Henri-Lucien Doucet, aux Beaux-Arts de Paris.
- Jacques Drogue, à l’Académie Julian.
- Adolphe Duclos.
- Hans Emmenegger.
- Jenny Fontaine
- Henry Grosjean.
- Maximilienne Guyon.
- Louis Welden Hawkins, à l'Académie Julian en 1873.
- Paul Jamin (peintre)
- René Lackerbauer.
- François-Maurice Lard, aux Beaux-Arts de Paris.
- Jules Marcoux, à l'Académie Julian
- Hugues Picard, à l'Académie Julian.
- Théophile Poilpot.
- Magdeleine Real del Sarte.
- Léon Richet.
- Georges-Antoine Rochegrosse, à l'Académie Julian.
- Marius Roy, à l'Académie Julian
- Georges Stein
- Carl Ernst von Stetten
- Francis Tattegrain.
- Henry Tenré.
- Louis Valtat, à l’Académie Julian de 1886 à 1888.
- Harry Watrous.
- Michel Willenich.