Gustave de Clausade
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| Président Société archéologique du Midi de la France | |
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| Maire de Rabastens | |
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| Conseiller général du Tarn | |
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Pierre Amélie Gustave de Clausade de Saint Amarand, né le à Rabastens et mort le à Toulouse, est un historien français.
Avocat, littérateur, historien et numismate, il fut nommé en 1841, correspondant du ministère de l'instruction publique pour les travaux historiques. Membre de l'Académie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse et de la Société des Antiquaires de France, il présida la société archéologique du Midi de la France de 1880 à sa mort.
Maire de Rabastens en 1848, il succéda à son cousin au conseil général de 1848 à 1861.
Auteur de nombreuses études historiques, il publia deux ouvrages importants : Poésies languedociennes et françaises d'Auger Gaillard dit lou roudié de Rabastens, Albi, 1843 et Une Visite au bon Henry, suivie d'une excursion en Guipuscoa par Bayonne. texte de G.de C., dessin de E.de M.(Eugène de Malbos), Toulouse, 1843, « l'un des plus beaux ouvrages qu'ait publié la presse des départements ». Ses nombreux rapports aux deux grandes sociétés toulousaines furent remarqués par la revue Polybiblion (1873) qui en signala l'intérêt et y vit le témoignage "de l'activité scientifique régnant à Toulouse".
Il publie avec son ami Eugène de Malbos : Un voyage d'artiste. Guide dans les Pyrénées par deux amis (Dagalier, Toulouse 1835) qualifié de « Un des plus curieux morceaux de la bibliographie pyrénéiste » par Henri Beraldi dans Cent ans aux Pyrénées[1]. Dans cette plaquette ils évoquent avec lyrisme (« le style est une vibration continue » selon Beraldi[2]) les paysages de Bagnères-de-Bigorre à Saint-Béat, qu'ils ont parcourus l'été précédent : Beraldi relève que les deux jeunes auteurs du Voyage d'artiste sentent vivement, et avec justesse, la poésie des Pyrénées et de la montagne, et l’expriment souvent très bien[3]. Ce guide de voyage « à l'usage des artistes en quête de point de vue » est qualifié de parodie du romantisme[4].
À sa mort, il légua à la ville de Toulouse son médaillier, véritable « trésor artistique et archéologique ». Il est enterré au cimetière de Rabastens[5].