En 1955, il se porte volontaire comme officier de renseignement au Deuxième Bureau, qui manque alors de cadres parlant arabe et connaissant bien la région montagneuse de l'Ouarsenis. Il enchaîne plusieurs missions, et est nommé Capitaine après être passé par l'École militaire de Cherchell et l'École de cavalerie de Saumur.
En , opposé à la proposition d'autodétermination du président Charles de Gaulle, et à la suite du rappel à Paris du général Massu, il va participer comme second de Pierre Lagaillarde à la Semaine des barricades. Un millier de civils prennent les armes et se retranchent au cœur de la Faculté d'Alger. Il est connu pour avoir tenu l'essentiel des négociations difficiles avec les généraux Maurice Challe, Jean Gracieux et les colonels Argand, Broizat, Dufour et bien d'autres, mais également avec Delouvrier avec lequel, il fut opposé. Il obtint la constitution pour sortir dans l'honneur et en ordre des barricades. Les insurgés volontaire rejoignent en unité constitué le Commando Alcazar, attaché au 1er REP, que va commander Guy Forzy[4]. Ils ne sont pas poursuivis. Parmi eux, se trouvent de nombreux cadre de ce qui deviendra un an plus tard l'OAS, tels que Jean-Jacques Susini, Jean-Claude Perez, ou encore Jean-Louis Blanchy[5].
En , après avoir mené quelques missions aux côtés des légionnaires du 2e REP, mais freiné en partie par le colonel Darmuzai, il est expulsé d'Algérie et assigné à résidence près de Vic-Fezensac, à Castillon-Debats. Il va désormais vivre au loin des événements. Après le Putsch des généraux et les Accords d'Évian, l'ensemble des fermes de son père Pierre Forzy, situées au Sersou, sont perquisitionnées et désarmées par les unités de Gendarmerie mobile. Hubert Forzy, son plus jeune frère, est emmené pour être interné au camp de Djorf[6].
Retour en France
Guy Forzy se réinstalle à Fleurance dans le Gers comme agriculteur. Il fonde en 1970 les Comités de défense des Agriculteurs rapatriés, qui va s'opposer aux saisies des fermes de Pieds-noirs réinstallés. Il organise des irruptions dans les préfectures, des interruptions de saisies, des refus de payer l'impôt, mais surtout l'invasion de la Cour des Comptes à Paris.
En 1975, il fonde avec Jacques Roseau (assassiné en 1993[7]), le Recours-France, qui incarnera pendant plus de 15 ans, le principal lobby pied-noir, capable dans les années 1980 de faire basculer plusieurs dizaines de circonscriptions à droite ou à gauche en fonction de l'avancée des dossiers. Le Recours jouera également un rôle dans les différentes élections présidentielles. Sa victoire la plus symbolique sera le vote de la loi réhabilitant les partisans de l'Algérie française dite loi d'Amnistie des Généraux obtenue le .