Il naît dans une famille modeste composée de douze enfants. Bon élève, il poursuit sa scolarité au collège de Saint-Malo. À l'âge de seize ans, il décide de devenir prêtre et rejoint le séminaire de Saint-Brieuc. Il est ordonné prêtre le [1].
Nommé vicaire au Fœil dans un premier temps, il devient trois ans plus tard recteur de la paroisse de Saint-Jacut-de-la-Mer. Confronté à une jeunesse peu formée, il commence à envisager la création d'une société de religieuses à qui il confierait l'instruction des enfants[1].
Le , il est nommé recteur de Créhen. C'est dans ce bourg qu'il va recevoir la confirmation de sa vocation particulière.
En 1822, lors d'une prière sur les marches de l'autel de l'église paroissialeSaint-Pierre, il entend une voix qui lui affirme: "Commence mon enfant, la Providence viendra à ton secours"[2]. Il rassemble cinq jeunes femmes et crée la congrégation de la Divine Providence, qu'il va vouer d'abord à l'instruction des enfants pauvres, en particulier des orphelins. Influencé par la spiritualitéignatienne (son cousin a longtemps été provincial des Jésuites), il élargit progressivement la mission de sa congrégation et l'oriente notamment vers l'animation de retraites spirituelles[3].
Il meurt à Créhen le , à l'âge de 80 ans.