Saint-Jacut-de-la-Mer
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Saint-Jacut-de-la-Mer [sɛ̃ʒakydlamɛʁ] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
| Saint-Jacut-de-la-Mer | |||||
La presqu'île de Saint-Jacut depuis l'île principale de l'archipel des Ébihens. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Dinan | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Dinan Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Thierry Ledaguenel 2020-2026 |
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| Code postal | 22750 | ||||
| Code commune | 22302 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Jaguens | ||||
| Population municipale |
908 hab. (2023 |
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| Densité | 311 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 35′ 52″ nord, 2° 11′ 20″ ouest | ||||
| Altitude | 20 m Min. 0 m Max. 43 m |
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| Superficie | 2,92 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Plancoët | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | mairie-saintjacutdelamer.com | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation


Saint-Jacut-de-la-Mer se situe au nord-est du département des Côtes-d'Armor, presque à la limite de celui d'Ille-et-Vilaine.
La commune est bordée au sud par les communes de Créhen et Beaussais-sur-Mer.
Le village se trouve sur une presqu'île bordée à l'ouest par la baie de l'Arguenon et à l'est par la baie de Lancieux et la baie de Beaussais.
Au nord de la presqu'île se trouve l'archipel des Ébihens, qui fait partie de la commune. L'îlot de La Colombière, après avoir été une carrière de granite depuis au moins le XVIIe siècle, est un site pittoresque classé depuis le . « Après un changement de propriétaire en 1958, et malgré la convoitise de nombreux plaisanciers, elle retourne au domaine public par expropriation en 1984, avant de devenir une réserve gérée par la Société pour l'étude et la protection de la nature en Bretagne (SEPNB) »[4].
Cadre géologique
Saint-Jacut est localisée dans la partie médiane du domaine nord armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagnes successives. Le site géologique de Saint-Jacut se situe plus précisément dans un bassin sédimentaire essentiellement briovérien limité au sud par un important massif granitique cadomien, le pluton de Lanhélin qui fait partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[5],[6].
L'histoire géologique de la région est marquée par le cycle cadomien (entre 750 et 540 Ma) qui se traduit par la surrection de la chaîne cadomienne qui devait culminer à environ 4 000 m[7]. À la fin du Précambrien supérieur, les sédiments briovériens environnants sont fortement déformés, plissés et métamorphisés par l'orogenèse cadomienne qui implique un fort épaississement crustal, formant essentiellement des schistes et des gneiss[8]. Cette déformation développe une succession d'antiformes (Saint-Jacut-Rothéneuf, Le Minihic-sur-Rance et Plouer) correspondant à des chevauchements à vergence sud-est, séparés par des synformes (la Richardais et Saint-Suliac) d'orientation N60°, plis d'autant plus déversés vers le Sud que l'on se rapproche du noyau migmatitique[9]. Ce noyau de forme elliptique (25 km x 6 km), ceinturé d'une enveloppe gneissique et micaschisteuse, correspond à la région de Dinard-Saint-Malo[10]. L'épaississement, consécutif à l'écaillage tectonique du domaine orogénique, provoque la fusion crustale à l'origine de la mise en place des dômes anatectiques (migmatites de Guingamp et Saint-Malo, développées aux dépens des sédiments briovériens) qui est datée entre 560 et 540 Ma[11]. Les massifs granitiques du Mancellien[12] scellent la fin de la déformation ductile de l'orogenèse cadomienne[13].
Les paragneiss à grain fin, en bancs décimétriques et finement foliés, affleurent au nord de Saint-Jacut-de-la-Mer. De nombreuses veinules quartzo-feldspathique traduisent les effets d'un début de migmatisation, ces roches étant d'ailleurs en contact avec des migmatites[14].
Au Nord-Ouest de la presqu'île de Saint-Jacut-de-la-Mer, plusieurs îlots granitiques, entre autres La Colombière et La Grande-Roche ont été naguère exploités intensément pour l'obtention de pierre de taille en leucogranite[15].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[16],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[17]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[18]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[19]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[20]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[21],[22].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 686 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 6,2 jours en juillet[17]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à 10 km à vol d'oiseau[23], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,0 mm[24],[25]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[26], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Jacut-de-la-Mer est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[27]. Elle est située hors unité urbaine[28] et hors attraction des villes[29],[30].
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[31]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[32].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (55,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (46,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (55,5 %), zones agricoles hétérogènes (32,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7 %), zones humides côtières (2,8 %), terres arables (1,1 %), prairies (0,7 %)[33].
L'institut national de l'information géographique et forestière (IGN) met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[34].
Toponymie
Attestations anciennes
Le nom de la localité est attesté sous les formes S. Jacobus entre 1009 et 1019[35], Monasterium S; Jacobi entre 1024 et 1034[35], S. Jacobus en 1090[35], monasterium S. Jacuti vers 1092[35], Loco sancti Jacobi(?) en 1152[36], Sancti Jaguti de Insula Maris en 1163[35], monasterium Landoac en 1191-1212[35], Sancti Gigut en 1249, Sancti Jacuti de Insulis en 1251, Sanctum Jagu en 1330, Saint Jagu en 1332, Sainct Jagu en 1339, Saint Jagu de l'Isle en 1352, 1395, 1499, Saint Jagu en 1367, 1394, 1405, 1409, 1423, 1451, 1522, 1583, Sancti Jacuti, Landoel et Landoual en 1516[37], Landoual en 1590[36], Landoal en 1574[36], Saint Iagu au XVIIe siècle[36], Landouard en 1659[36], Saint Jaygout en 1709, Saint Jagut en 1731[37].
Saint-Jacut devient Saint-Jacut-de-la-Mer le , forme qui devient officielle par l'arrêté préfectoral du [38].
Étymologie
Le nom de la localité est associé par Hervé Abalain à Jacut de Landoac[39]. Il indique que Jacut est une forme bretonnisée de Jacob[39]. Pour Jean-Yves Le Moing, la forme latinisée Jacutus semble dériver d’un plus ancien Jacobus, dans un contexte où le culte de saint Jacques est particulièrement développé dans l’ancien évêché de Dol. Le t final de Jacutus pourrait résulter d’une réfection du nom latin en Haute-Bretagne, liée à la disparition de la consonne finale de Jacob à l’époque de la transition linguistique entre le breton et le gallo[40]. Selon Erwan Vallerie, la forme Sancti Gigut attestée en 1249 est un exemple de francisation précoce des noms bretons, illustrée par la substitution de [ʒ] à [j] à l'initiale, qu'il interprète comme l'indice d'un état de bilinguisme jusqu'au milieu du XIIe siècle[41].
Appellation en breton
En breton, le nom de la localité est attesté sous les formes Sant Jegu et Sant Yegu en 1732[42], Sant Jagu en 1881[43], Sant Jakut en 1893[44], Sant Jakut ar Mor en 1902[45], Sant Yagu en 1914[46], Sant-Yagud-ar-Mor en 1978[36], Sant-Yagu-an-Enez en 1995[47]. La forme recommandée par l'Office public de la langue bretonne est Sant-Yagu-an-Enez[36], à comprendre « Saint-Jacut-de-l'Isle ».
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 15,0 % des toponymes de la commune sont bretons[48].
Appellation en gallo
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[49], le nom de la localité est attesté sous plusieurs formes contemporaines. En 1954, Henri-François Buffet rapporte une prononciation qualifiée de « locale » sous la forme Saint-Jagu[50],[37]. En 1992, Bernard Tanguy mentionne les formes gallèses Saint Jagu et Saint Jégu[35]. Dans un dictionnaire publié en ligne en 2016, l'association Chubri restitue la prononciation locale [sɛ̃ʒeɟy], entendue à Bréhand, Plélan-le-Petit et Pleurtuit, qu'elle retranscrit Sint Jéghu suivant l'écriture MOGA[51]. À partir d'attestations écrites, elle mentionne également les formes Sint Jaghu [sɛ̃ʒaɟy] et Sint Jèghu [sɛ̃ʒɛɟy]. En 2019, Régis Auffray recommande les graphies Saint-Jaghu et Saint-Jeghu dans son dictionnaire bilingue gallo-français[52].
Gentilé et surnom traditionnel
Les habitants de Saint-Jacut sont fréquemment dénommés les Jagüens et les Jagüines. Ce gentilé s’explique probablement par la forme gallèse Saint-Jagu[41]. Les habitants de Saint-Jacut étaient traditionnellement surnommés « Pue-la-raie » par leurs voisins de Saint-Cast qui les percevaient comme des miséreux car ils ne pratiquaient que la petite pêche (maquereaux principalement) et vendaient du poisson séché dont l'odeur était forte (dans les décennies 1950 et 1960, il subsistait une quarantaine de bateaux de pêche côtière à Saint-Jacut) ; leurs femmes pêchaient à pied les crevettes et les coques[53].
Histoire
Préhistoire et Antiquité
L'occupation du territoire de Saint-Jacut-de-la-Mer est attestée dès l'époque néolithique par la présence de nombreux dépôts coquilliers, que ce soit sur la presqu’île ou sur l'archipel des Ébihens. Un menhir long de cinq mètres est signalé à la Pointe du Chevet et gît désormais sur l'estran. Sur les Ébihens, des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour les fondations d'un village coriosolite et d'une petite nécropole de l'âge du fer[54].
Moyen Âge
Selon la vita Jacuti, rédigée au XIIe siècle, le moine gallois Jacut aurait bâti un monastère au début du Ve siècle, à l'emplacement de l'actuelle abbaye[55]. La vita Jacuti est en réalité copiée sur la vita sancti Winwaloei, relatant la vie de saint Guenolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec et frère de Jacut. Des actes datant du début du XIe siècle indiquent néanmoins que le monastère était à l'origine placé sous le patronage de Jacques le Mineur[56]. Ce monastère, portant à l'origine le nom de Landoac ou de Landouar et enclavé dans l'évêché de Saint-Malo, faisait partie du doyenné de Bobital relevant de l'évêché de Dol[56]. Il constituait d'ailleurs l'un des plus importants monastères de cet évêché[56].
La paroisse se situe dans le pays traditionnel du Poudouvre.
- au Ve siècle : fondation légendaire d'un monastère sur la presqu'île de deux frères du Pays de Galles, Jacut et Guéthénoc.
- en 878 : sac et incendie de l'abbaye par les Vikings.
- en 1008 : restauration de l'abbaye.
Temps modernes
- Plan de La Baie de Lancieux et des Ebihens datant de 1703.
- Carte de Cassini de Lancieux, Saint-Jacut et la Baie de Lancieux (1758).
Révolution française
Le XIXe siècle
- en 1807 : naufrage du navire corsaire La Clarisse, commandé par Robert Surcouf de 1798 à 1800.
- en 1873 : officialisation du nom actuel de Saint-Jacut-de-la-Mer.
Jean Richepin décrit ainsi Saint-Jacut en 1886 : « Une longue rue montante, au haut de laquelle se dresse une église, voilà le village de Saint-Jacut-de-la-Mer. Et l'on est étonné tout d'abord de voir que ce nid de pêcheurs s'étage au flanc d'une montagne et regarde la terre ferme. Mais c'est que là, sur ce versant, on est à l'abri du vent du large. D'ailleurs il n'y a de port que de ce côté, au pied même de la montagne, où se creuse une petite anse en retrait, tandis que le reste de la presqu'île plonge dans l'eau des murailles à pic où l'abordage est impossible »[58].
Le XXe siècle

La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts de Saint-Jacut porte les noms de 39 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[59].
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts de Saint-Jacut porte les noms de 21 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[59].
L'après Seconde Guerre mondiale
Georges Cambray, un soldat originaire de Saint-Jacut, est mort pour la France pendant la guerre d'Indochine. Jean Moulin, un autre soldat du village, est mort en 1946 dans le cadre des forces françaises en Allemagne[59].
Politique et administration
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[63]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[64].
En 2023, la commune comptait 908 habitants[Note 3], en évolution de +0,22 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Culture locale et patrimoine

Manifestations culturelles et festivités
Langues
Traditionnellement, les habitants de Saint-Jacut parlaient le jégui[66],[67]. Le jégui est un parler comportant des prononciations et un vocabulaire maritime propres à la presqu'île « en raison de l'isolement géographique et de l'homogénéité de la population »[68]. L'association les Amis du Vieux Saint-Jacut a édité deux lexiques du parler jégui : Le parler maritime jaguen en 2012[69] et un dictionnaire du parler jaguen en [70]. La langue locale est aussi mise en avant à la Maison du pêcheur.
Lieux et monuments
- L'église Notre-Dame de Landouar (1932).
- Le puits de la Manchette, dit puits biblique (date inconnue).
- Le cimetière marin.
- Le port de la Houle Causseul.
- La cale du Chatelet.
- Saint-Jacut-de-la-Mer compte 11 plages parmi lesquelles la plage de La Banche, la plage de La Justice, la plage de La Manchette, la plage de La Pissote, la plage des Haas, la plage du Béchet, la plage du Chatelet et la plage du Rougeret. Cette dernière, se situe à l'extrémité de la presqu'île, entre la pointe du Chevet, à l'ouest, et la pointe de Sainte-Awawa, à l'est. La plage du Rougeret est propice à la pratique des sports nautiques en toute sécurité, tels que le char à voile, le catamaran, le dériveur, la planche à voile et le canoë-kayak. Exposée Nord/Nord-est, elle est protégée des vents dominants de sud-ouest, mais pas toujours des fortes houles. Enfin, la plage du Rougeret fait face à l'archipel des Ébihens qui est accessible à pied par marée basse.
- L'archipel des Ébihens comportant plusieurs plages.
- La tour des Ébihens, édifiée en 1697 sur instruction de Vauban par l'ingénieur Siméon Garangeau, est un poste d'observation servant de réduit défensif. Elle est inscrite à l'inventaire monuments historiques avec sa cour et son mur d'enceinte par arrêté du [71].
- L'église Notre-Dame de Landouar…
- … et son clocher.
- Le port de la Houle Causseul.
- La plage du Ruet.
- La plage de la Banche et la pointe du Bechet.
- La plage des Haas.
- La plage du Rougeret.
Personnalités liées à la commune

- Dimitri Amilakvari, Raoul Magrin-Vernerey, Pierre Kœnig et 4 autres officiers de la 13e DBLE embarquent le près de l'île des Hébihens à destination de Jersey pour rejoindre les FFL[72],[73].
- Guy Alexis Lobineau, moine bénédictin, historien, mort en 1727 à l'abbaye de Saint-Jacut[74].
- Alphonse Nudant (1861-1952), général de division, président de la Commission interalliée permanente d'armistice (1918-1919), y est décédé le .
- Michel Tournier a séjourné souvent à Saint-Jacut depuis 1930[75].
- Louis Veuillot (1813-1883), écrit en 1860 à Saint-Jacut Çà et là, recueil d'impressions[76].
- Édouard Vuillard séjourne à Saint-Jacut et y peint plusieurs toiles pendant l'été 1909[77].
Héraldique
La commune utilise un logo.
Folklore
Paul Sébillot a rassemblé un grand nombre de contes facétieux concernant les Jaguens, ou Jéguins (habitants de Saint-Jacut)[78]. Il décrit le village tel qu'il se présentait au début du XIXe siècle (un « bourg de pêcheurs », plutôt malpropre et dont les habitants « ne se mariaient guère qu'entre eux ».) Les Jaguens, considérés comme des naïfs ou des benêts, étaient l'objet de nombreuses histoires facétieuses, « de Cancale à Saint-Brieuc ». Sébillot note que « dans les contes de Jaguens, le dialogue est toujours en patois (gallo) quand ce sont eux qu'on y fait parler ». Les voisins des Jaguens prétendent toutefois (dit Sébillot) que « ce sont les anciens de Saint-Jacut eux-mêmes qui ont inventé ces histoires et qu'ils sont les premiers à les raconter et à en rire » ; il ajoute que le Saint-Jacut « d'à présent » (donc autour de 1900) compte « parmi les communautés les plus instruites du littoral, et nombre de bons officiers de la marine marchande en sont originaires ». Certaines de ces histoires ont toutefois des racines bien plus anciennes, et on note des analogies avec des récits facétieux d'autres pays, comme celui des Sept Souabes, mentionné par les frères Grimm et par Ludwig Bechstein.


