Guy de Faucigny

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Naissance
Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
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Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Guy de Faucigny
Fonctions
Évêque de Genève
Diocèse de Genève
-
Chanoine de Lyon
Biographie
Naissance
Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
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Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Famille
Père
Louis de Faucigny (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Thetberge / Thietburge
Fratrie
Aymon Ier de Genève (frère utérin)
Guillaume Ier de Faucigny (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Guy de Faucigny, probablement mort à la Toussaint 1119, voire l'année suivante, est un évêque catholique de la fin du XIe siècle et du début du siècle suivant, issu de la maison de Faucigny.

Origines

Guy (Gui, Guido ou Wido[1]) de Faucigny est né à une date inconnue. Il est le fils de Louis de Faucigny[2], seigneur de Faucigny, et de Thetberge/Tetberge ou Thietburge[3],[4],[5].

Sa mère pourrait être la fille de Rodolphe de Rheinfelden[6], duc de Souabe.

Il a deux frères, Amédée, considéré comme l'auteur probable, mais sans certitudes, de la famille de Blonay, et Guillaume/Willelme, qui succède à leur père[6]. Sa mère épouse en secondes noces Gérold/Giraud, comte de Genève [4]. Il a ainsi pour frère utérin le futur comte de Genève Aymon Ier[4],[7],[8].

Guy de Faucigny est signataire de deux chartes en faveur du prieuré de Contamine (1083[9] et 1119[10]) dans lesquelles il « [énumère] ses ancêtres et la plupart de ses parents, en sorte qu'il fournit pour quatre générations successives la généalogie incontestable de sa famille »[11],[12].

Épiscopat

Mentionné pour la première fois en 1083 lors d'une donation[5], Guy de Faucigny pourrait être devenu évêque de Genève, au plus tôt vers 1178[1], bien que les différentes listes épiscopales le place à partir de 1083[4],[13]. Frédéric Charles Jean de Gingins de la Sarraz, dans Histoire de la cité et du canton des Équestres (1865), contestait notamment les travaux de Joseph-Antoine Besson (1759) plaçant son accession vers 1170[14] ou encore ceux de Jean-Louis Grillet qui donnaient son élection en 1073[15]. La Helvetia Sacra indique que sa promotion pourrait avoir été soutenue par son demi-frère Aymon Ier de Genève[4].

Il semble être chanoine de Saint-Jean de Lyon au moment de son élévation[16],[4] (Vachet le donnait par erreur fils du comte de Genève, Girard)[17].

Gingins de la Sarraz indique que selon le « cartulaire de l'église Lausanne, les personnes de grande naissance, à peine sortie de l'adolescence, obtenaient des canonicats et s'en allaient ensuite achever leurs études théologiques dans quelques études célèbres »[16]. Ainsi, ce fils issu d'une famille de haute noblesse, magne [...] nobilitatis, selon les mots de l'abbé de Cluny, Pierre le Vénérable[18], lorsqu'il accède au siège épiscopal de Genève, « guère [...] plus de 21 ans »[16].

L'évêque est à l'origine du développement monastique dans le diocèse[19]. Ainsi l'abbé de Cluny, Pierre le Vénérable, aurait reçu une soixantaine d'églises de la part de l'évêque[19]. Ce chiffre représente, selon les estimations, un septième de l'ensemble des églises du Genevois[19]. Il donne ainsi, le , l'église dédiée à Saint-Pierre et Saint-Paul (aujourd'hui placée sous la patronage de Sainte-Foy) de Contamine-sur-Arve, à l'origine d'un prieuré bénédictin[4],[20]. Les deux chartes de donation sont ainsi les premiers documents le mentionnant[5],[12].

Pierre le Vénérable, neuvième abbé de Cluny, critique les membres du clergé séculier dans son Livre des merveilles de Dieu (De Miraculis) et particulièrement l'évêque de Faucigny[21]. Dans son ouvrage, il décrit ainsi le prélat : « Il était de haute noblesse selon le siècle et, à cause de cela, d'une vie beaucoup plus dissolue qu'il n'aurait convenu à un évêque » (Fuit hic magne secundum seculum nobilitatis, et ideo multo plus quam episcopum decuisset uite dissolutioris)[22]. Il ajoute « comme il était en effet le frère d'Aymon, comte de cette même ville, aussi plein d'assurance dans la noblesse de son rang que dans sa dignité ecclésiastique, entouré de tous côtés par la puissance et les richesses, il se consacrait davantage au monde qu'à Dieu, aux occupations charnelles que spirituelles »[22].

Mort

La date de décès de Guy de Faucigny n'est pas connue. Son dernier acte remonte au [11],[5]. La liste de la Bible de Saint-Pierre plaçait sa mort un , après 42 ans d'épiscopat, tandis que l'obituaire de Genève et celui de l'Église de Lyon un [4].

Les auteurs Jean-Pierre Torrell et Denise Bouthillier (1992) annotent le Livre des merveilles de Dieu (De Miraculis) ainsi « Guy de Faucigny, mort à la Toussaint de 1119, après 42 ans d'épiscopat »[22].

Son successeur, Humbert de Grammont, est consacré le [4].

Sa mort survient quelques années avant la paix de Worms de 1122, entre le Pape et l'Empereur[16].

Sceaux

Notes et références

Voir aussi

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