Gédéon de Contamine
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Émigré
Initialement destiné à devenir ecclésiastique, il est tonsuré à Liège en septembre 1777. La mort prématurée de son père en 1779 et de son frère aîné en 1780, le rendent aîné de sa famille. En 1780, à l'âge de 16 ans il débute une carrière militaire en suivant les cours de l'école d'artillerie de Douai, à la suite de quoi il entre au 3e régiment provincial d'état-major en qualité de sous-lieutenant. En il rejoint les gardes du corps du roi où sert sa famille. À ce titre il est présent aux journées des 5 et 6 octobre 1789 qui, sous la pression populaire, voient le retour de Louis XVI à Paris. Il est licencié le en conséquence de l'ordonnance promulguant la suppression du corps.
En 1791 il émigre pour rejoindre Philippe Penasse, oncle maternel qui sert comme major au régiment wurtembourgeois du Cap, et où sont déjà engagé ses frères cadets Auguste et Théodore. Il y est chargé d'affaires à la Cour de Hollande comme capitaine de cavalerie. Il est ensuite colonel au service de l'Armée de Condé. Il acquiert, en Hollande en Angleterre, pays industrieux, des notions concernant la fabrication en grand des métaux dont la France est alors entièrement dépourvue.
Rentré dans son pays, secondé du sieur Maus, l'un des plus habiles ouvriers d'Angleterre, il établit à Givet une fonderie de laiton ou cuivre jaune. Il élève en même temps une manufacture à Fromelennes (Ardennes) pour le traitement de ce métal. Cette usine semble avoir été la première usine de fabrication de laiton créée en France ; l'on mentionne toutefois l’existence d'une usine désaffectée à Landrichamps[2], construite par Antoine Laurent de Jacquier de Rosée qui exploitait une semblable industrie à Anthée, près de Dinant[3].
De cette usine sortent également les premiers essais en grand sur le zinc métal, jusqu'alors déclaré inutile aux arts.
Il cède son entreprise industrielle au banquier et industriel du laiton Pierre Saillard (siège à Paris, rue de Clichy) à une date indéterminée, mais antérieure à 1818[4].
Dans la Garde
Il est rappelé à servir dans la Jeune Garde par décret du comme chef de bataillon. Après l'abdication de Napoléon Ier, il reprend du service comme brigadier dans les Gardes du Corps de Louis XVIII le , dans la compagnie de Grammont. Colonel le , maréchal de camp le , il est licencié le .
Parenté
Il est le fils de Gérard de Contamine (1720-1779), commissaire royal, et le frère d'Auguste et de Théodore de Contamine, militaires.
Décorations
Notes et références
- ↑ Archives départementales des Ardennes Acte de décès no 38 dressé à Givet le 27/04/1851, vue 337 / 422
- ↑ Article Laiton brut, dans Dictionnaire chronologique et raisonné des découvertes en France, de 1789 à la fin de 1820, vol.10 (Jac-Mac), Paris : Louis Colas, août 1823, p.174
- ↑ Annales des mines: ou recueil de mémoires sur l'exploitation des mines, Paris : Treutel & Wurtz, 1818, vol.3, p.378
- ↑ Annales des mines, ibid, 1818, vol.3, p.378
Annexes
Bibliographie
- Sur le personnage
- Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs vertus et leurs erreurs, Paris, 1830, vol. 2, p. 463
- Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, Paris, 1834
- R. Wauthier, « Notice sur la famille de Contamine de Givet », in Almanach-Annuaire historique, administratif et commercial de la Marne, de L'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, 1912, p. 206
- Sur son industrie
- « Rapport, fait par M. Gillet Laumont, au nom d'une Commission spéciale sur les cuivres laminés et sur les feuilles de zinc fabriqués par M. Gédéon de Contamine », dans le Bulletin de la Société d'encouragement pour l'Industrie nationale, 9e année, Madame Huzard, Paris, 1810, p. 245–247
- « Décret qui autorise le sieur Gédéon de Contamine à établir, au lieu-dit Houillette (Ardennes), une usine pour le traitement du cuivre jaune et rouge — Du », dans le Journal des mines, ou Recueil de mémoires sur l'exploitation des mines, vol. 30, 2e semestre 1811, Bossange & Masson, Paris, p. 441–443
Liens externes
- Archives conservées par
: Service historique de la Défense (GR 8 YD 2097, FRSHD_PUB_00000355.pdf) - Ressource relative à la vie publique
: - L'Inventaire Champagne-Ardenne : Fonderies de cuivre
- L'Inventaire Champagne-Ardenne : Usine de transformation des métaux dite Manufacture de cuivre Contamine, puis Estivant frères,...