Généralisation de Pica

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La généralisation de Pica est une analyse linguistique selon laquelle les propriétés des pronoms réfléchis peuvent être dérivées de leurs propriétés morphologiques. Elle porte le nom du linguiste français Pierre Pica.

À partir du milieu des années 1980, l’idée même d’une grammaire universelle est, dans le cadre de la grammaire générative, étayée par un certain nombre de travaux effectués en Europe autour de Richard Kayne, alors professeur à l’Université Paris VIII. Ces travaux tentent de dériver les observations faites dans le cadre de travaux classiques d'Otto Jespersen[1] et certains résultats de la typologie fonctionnelle de Joseph Greenberg[2].

Une importance toute particulière est alors portée à l’étude des anaphores et en particulier des relations entre pronoms réfléchis et antécédents. Les études indo-européennes ont en effet montré que les réfléchis sont souvent liés à des antécédents en fonction de sujet, et peuvent être enchâssés dans des compléments de verbe d’attitudes propositionnelles (voir la notion de réfléchi indirect en latin traitée en termes d'énonciation par Jean-Claude Milner[3].

Dès la fin des années 1980, l’accroissement exponentiel du nombre de langues étudiées autour de Noam Chomsky et de Ken Hale (dont les travaux portent sur des familles de langues peu étudiés dans ce cadre à l’époque, comme le japonais, le navajo ou le warlpiri) permettent à la fois la formulation d’un certain nombre de paramètres et de découvrir un certain nombre de généralités empiriques parfois inattendues.

Les travaux de Pierre Pica

Références

Lien externe

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