Pierre Pica
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| Naissance |
Nice, |
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| Nationalité |
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| Formation | Institut de technologie du Massachusetts et université Paris-VIII |
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| Profession | Linguiste |
| Employeur | Université fédérale de Rio Grande do Norte (en), université de Leyde, Centre national de la recherche scientifique, université de Brasilia, Institut de technologie du Massachusetts et Université du Québec à Montréal |
| Approche | linguistique générative |
| Intérêts | linguistique, psychologie, Mundurucu, réfléchi, théorie du liage, connaissance noyau |
| Idées remarquables | « généralisation de Pica », propriétés des pronoms réfléchis, numération chez les Mundurucus |
| Membre de | Academia Europaea |
| Influencé par | Noam Chomsky, Richard Kayne, Ken Hale, Mitsou Ronat, Charles Randy Gallistel |
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Pierre Pica, né le , est un linguiste français spécialisé dans le domaine de la syntaxe comparative. Chargé de recherche au CNRS de 1974 à 2015, il est professeur associé à l'institut du cerveau de l'Université fédérale de Rio Grande do Norte (en) (Brésil).
Pierre Pica a en particulier travaillé sur la notion de paramètres et proposé une généralisation permettant d’en réduire le nombre (parfois appelée « généralisation de Pica ») ; il a aussi montré que les différentes propriétés des pronoms réfléchis peuvent être dérivées de leurs propriétés morphologiques [1].
Il s’intéresse à la distinction entre faculté de langage interne et externe[2] et œuvre à une distinction fine entre phénomènes de compétence et performance.
Spécialiste de la théorie du liage [3],[4] et de ses liens avec l'évidentialité, il travaille, depuis une quinzaine d'années, sur le mundurukú (langue indigène parlée dans l’État du Pará, Brésil ) et collabore avec Stanislas Dehaene et Elizabeth Spelke à l’étude des expressions liées à la numération dans cette langue, ainsi qu’a l’importance de ces données pour l’étude de l’interaction entre faculté de langage et connaissances noyaux (pré-verbales) [5]. Ces travaux, qui soulignent l'importance de la notion de 'trous culturels", au sens de Kenneth Hale (1975)[6] s’opposent aux idées relativistes dérivées de Sapir et Whorf, en ce qu’ils tendent à montrer que la connaissance voire la culture, peut être en partie réduite à un petit nombre de principes et d’intuitions universels. Ils ont donné lieu à une série de publications dans la revue Science[7].