Géo-Fourrier

peintre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Georges Fourrier,connu sous le pseudonyme de Géo-Fourrier, né le à Lyon et mort le à Quimper, est un peintre, illustrateur et graveur français.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
QuimperVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Georges Nicolas FourrierVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Géo-Fourrier
Faits en bref Naissance, Décès ...
Géo-Fourrier
Géo-Fourrier en 1933.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
QuimperVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Georges Nicolas FourrierVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Géo-Fourrier
Nationalité
Formation
Activité
Période d'activité
1919-1950
Autres informations
A travaillé pour
Henriot-Quimper (d) (-)
Lucien GaillardVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Mouvement
Maître
Personnes liées
Distinctions
Sceau.
signature de Géo-Fourrier
Signature.
Fermer

Ses œuvres s'inspirent de l'art japonais, mais il est particulièrement connu pour ses productions régionales, notamment celles inspirées de la Bretagne.

Biographie

Géo-Fourrier nait à Lyon, où son père est directeur de la Compagnie d’électricité Edison[1]. La famille déménage ensuite dans le 8e arrondissement de Paris près du parc Monceau. Son état de santé se détériore en 1913, l'obligeant à rester alité pendant trois ans, avant une guérison en 1919. Durant sa convalescence, il s’intéresse au dessin et à l’art japonais[2], et entreprend dès 1919 des études artistiques. En 1917, il réalise un dépliant (makemono ou ohiron) intitulé Documents de décoration tirés de l'art Japonais, représentant des objets des collections du musée Guimet (netsukes, inros, boîtes à thé, plateaux en bois de kiri, tsubas, masques)[1].

En 1920, il est engagé chez le parfumeur Jones comme dessinateur[1], puis intègre en 1921 l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, où il rencontre et se lie d’amitié avec Auguste Mathieu et Auguste Matisse qui lui permettent d'être admis comme membre titulaire de la Société des artistes français le . Il rencontre également Prosper-Alphonse Isaac dont il sera le dernier élève ainsi que le maître japonais Yoshijiro Urushibara[3]. C’est à cette époque qu’il découvre la Bretagne durant des vacances, sans s’y installer dans l’immédiat. En 1922, il est engagé comme dessinateur aux grands magasins du Printemps (on n'en conserve toutefois aucune trace dans les catalogues commerciaux[4]), puis en 1923 chez Gaillard, maître orfèvre, où il reste jusqu'en 1925. Il part ensuite durant les derniers mois de l’année 1927 au Maroc, puis en 1930-1931 en Afrique-Équatoriale française, d’où il rapportera de nombreux dessins et voyages[2],[3].

En 1928, il s’installe à Quimper après avoir épousé sa femme Charlotte à Vézelay. En 1933, il obtient de la Société d'encouragement à l'art et à l'industrie une commande pour un revêtement céramique qui sera commercialisé sous le nom « ARMOR ». Il entre alors en contact avec la manufacture Henriot de Quimper, faïencier, avec qui il collaborera plusieurs fois.

En , durant la Seconde Guerre mondiale, il est nommé professeur intérimaire de dessin au lycée de jeunes filles de Quimper[5], puis en avril de la même année professeur à l'École normale de Quimper[6].

En 1942, il expose à Quimper à la galerie Saluden[7] ses œuvres en céramique exécutées à la faïencerie de Quimper, comprenant des pièces uniques.

Geo-Fourrier meurt le à Quimper[8].

Œuvre

Artiste complet, Géo-Fourrier pratique durant sa vie la peinture, la gravure, l'illustration, mais crée également des bijoux, de la céramique[2], des pipes ainsi qu’une grande série de cartes postales[2],[9] dont un grand nombre porte sur la Bretagne[10]. Il est également l'auteur de plusieurs centaines de photographies lors de ses voyages, dont la majorité est conservée à Paris au musée du Quai Branly - Jacques-Chirac[1],[11].

Ses œuvres sont signées « FG », comme on le retrouve également sur ses ex-libris (on en décompte douze différents)[1]. L'un d'entre eux, celui au masque d'Okame, est présent dans un ouvrage[réf. nécessaire] conservé à la Bibliothèque nationale de France.

Dessin (Crayon noir, Pastel, Plume, Collage) Quimper (1930). Collection musée de Bretagne

Plusieurs œuvres de Géo-Fourrier sont conservées dans des collections publiques, principalement au musée départemental breton à Quimper, comme le Brûleur de Goémon de Notre-Dame de la Joie (1936, gravure sur bois imprimée en couleurs, 27 × 35 cm)[12] ou Les Costumes de fêtes (1938, gravure sur bois imprimée en couleurs sur fond argenté, 35 × 25 cm)[13] ; et au musée de Bretagne à Rennes[14], comme Kemper 1930 (1930, crayons de couleur sur papier calque)[15], Catel de Saint-Gwenole (1941, monotype sur papier)[16], Dinam de Keranreun Pont-Aven (impression photomécanique en couleurs sur papier cartonné)[17], Kemper (crayon noir, pastel, plume et collage sur papier)[18] et Rumengol 1930 (pastel, crayon de couleur, plume et mine graphite sur papier calque)[19].

On peut également citer la création de plusieurs séries de cartes postales[20] et l'illustration de plusieurs ouvrages[3], tels :

  • Charles le Goffic, Le Crucifié de Keralies, Saint-Brieuc, O.L. Aubert, 1927 ;
  • Claude Farrère, Les Hommes nouveaux, Paris, Horizon de France, 1928 ;
  • Camille Vallaux et Henri Waquet, Visages de la Bretagne, en collaboration avec Mathurin Méheut, Paris, Horizons de France, 1941-1945 ;
  • Julien Guillemard, L'Oiseau Noir, nouvelle publiée dans la Revue Maritime entre mai et  ;
  • André Lichtenberger, « Amrou, frère des aigles », édité dans la revue Les Enfants de France en 1930.
Estampe , Vieux langoustier de Camaret. Musée départemental Breton

Sont également conservés des projets d'illustrations de plusieurs ouvrages d'auteurs chers à Geo-Fourrier[1], comme :

Publications

Géo-Fourrier, après son voyage en Afrique-Équatoriale française, écrit plusieurs articles publiés dans les revues Art et Décoration ou La Nature, entre 1932 et 1934[1] :

  • « Les bourmas du Bahr-Sara », Art et Décoration, , p. 157-160.
  • « Civilisations agonisantes du Tchad, I. les Mousgou », La Nature, .
  • « Civilisations agonisantes du Tchad, II. Les Moundang du Maïo Kebbi », La Nature, .
  • « Les Borroro pasteurs nomades du Tchad », La Nature, , p. 106-110.
  • « L'architecture et les arts indigènes en Afrique équatoriale française », La Nature, .
  • « Sur le Bahr Sara, II. Maïssala », La Géographie, , p. 138-146, 3 figs[21].

Expositions

De son vivant, Géo-Fourrier a exposé ses œuvres d'Afrique équatoriale française, Oubangui-Chari et Tchad au musée d'Ethnographie du Trocadéro (devenu le musée de l'Homme) à Paris du au [1].

Récompenses et distinctions

  • 1921 : médaille d'or de composition décorative, médaille d'or d'art industriel et médaille d'argent d'études documentaires à l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris ; plaquette de bronze de la Société d'encouragement à l'art et à l'industrie, à la suite d'une exposition au musée Galliéra.
  • 1927 : médaille de bronze dans la section gravure au Salon des artistes français pour Le Sonneur de bombarde, gravure sur bois ; prix Paquet décerné par la Société coloniale des artistes français, avec bourse de voyage.
  • 1929 : prix Bernheim de Villiers au Salon de peinture et de sculpture ; officier de l'ordre du Ouissam alaouite ; récompense pour sa participation à l'exposition nord-africaine de Casablanca.
  • 1930 : prix de l’Afrique équatoriale française au Salon de peinture et de sculpture.
  • 1932 : chevalier de l'ordre de l'Étoile noire du Bénin.
  • 1934 : membre de la Société de géographie de France ; palmes d'officier d'Académie.
  • 1935 : médaille d'argent au Salon des artistes français pour Le Port de Douardenez, La Cale Ronde, gravure sur bois.
  • 1937 : médaille d’or à l’Exposition internationale de Paris pour les séries de carte « Normandie » et « Flandres » ; médaille d’argent à l’Exposition internationale de Paris pour les gravures Douarnenez et Le Brûleur de goëmons à Notre-Dame de la Joie.
  • 1939 : commandeur de l’ordre du Ouissam alaouite.

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI