Makimono
rouleaux manuscrits ou peints destinés à être déroulés et lus horizontalement
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Présentation
Japon
Il s’agit d’une adaptation dans la culture japonaise des rouleaux du même type importé de Chine et de Corée par des moines bouddhistes au VIe siècle[2]. Les makimonos se lisent en déroulant progressivement le rouleau ; ils correspondent donc à un système narratif semblables aux livres, les écrits pouvant d’ailleurs s’étendre sur plusieurs rouleaux[3]. Au Japon, ce mode d’écriture fut très répandu à l’époque féodale. Nombre d’auteurs contemporains ont tendance à ne désigner par ce terme que les rouleaux peu ou pas illustrés, ceux peints étant nommés plus spécifiquement emaki ou emakimono[4],[5].
Cette distinction n’est cependant pas systématique et le makimono peut désigner aussi bien le support des emaki[6] que les rouleaux illustrés eux-mêmes[7],[8]. Il n'y a en revanche aucune confusion possible avec les kakemono qui sont destinés à être suspendus au mur[9].
Le cadre d’usage des makimonos a été très large durant l’histoire du Japon. Ils étaient préférentiellement utilisés par les écoles d’arts martiaux pour la transmission de techniques ou de diplôme (appelées menkyo kaiden)[10],[11], mais encore pour consigner arbres généalogiques[12], paysages[13], récits (monogatari)[10], ainsi que très rapidement les choses du sacré[13].
Matières et boite de rangement
Les makimonos sont composés de soie ou de papier (washi)[14].
Dans le domaine de la calligraphie, ils sont très souvent entreposés dans une boîte destinée à cet effet, parfois même signée ou décorée par l’artiste[15].
Sushis
Le terme makimono peut aussi désigner les sushis enroulés (makizushi)[16].
