HMS Erebus (1826)

navire de guerre From Wikipedia, the free encyclopedia

Le HMS Erebus est un navire de la Royal Navy armé en 1826 et abandonné en 1848. Son épave a été retrouvée en .

ClasseHecla-class bomb vessel (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
A servi dans Royal Navy
CommanditaireRoyal Navy
Faits en bref Type, Classe ...
HMS Erebus
illustration de HMS Erebus (1826)
L’Erebus et le Terror lors de l'expédition de Ross en Antarctique

Type Bombarde
Classe Hecla-class bomb vessel (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Histoire
A servi dans  Royal Navy
Commanditaire Royal Navy
Chantier naval Pembroke Dockyard (en)Voir et modifier les données sur Wikidata (Pembroke DockVoir et modifier les données sur Wikidata)
Lancement 1826
Statut Abandonné le 22 avril 1848 dans le détroit de Victoria car écrasé dans les glaces
Caractéristiques techniques
Déplacement environ 370 tonnes
Propulsion Voile puis hélice
Puissance Moteur à vapeur de 20 ch
Caractéristiques militaires
Blindage Coque renforcée par des plaques de métal
Armement Mortiers
Pavillon Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
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Expédition Ross en Antarctique

L'Erebus et le Terror en Nouvelle-Zélande, août 1841

L'Erebus sert deux ans en Méditerranée, puis est réaménagé en navire d'exploration de l'Antarctique. Le , il quitte la Tasmanie en compagnie du HMS Terror, sous le commandement du capitaine Ross. En , les deux équipages découvrent la terre Victoria puis l'île de Ross, et procèdent à une reconnaissance des lieux. Ils donnent à différentes zones remarquables les noms de personnalités britanniques, et à deux volcans de l'île de Ross ceux de Mont Erebus et Mont Terror. Ils découvrent ensuite la grande barrière de Ross, c'est-à-dire le front d'une plateforme de glace, et la suivent vers l'est avant de devoir rentrer en Tasmanie. L'exploration se poursuit en 1842 puis en 1843, et recueille de nombreuses données magnétiques, botaniques et ornithologiques.

Expédition Franklin en Arctique

Pour leur expédition suivante en Arctique sous le commandement du capitaine Franklin, l'Erebus et le Terror sont équipés de machines à vapeur provenant de deux locomotives et embarquent une réserve de charbon suffisante pour douze jours de navigation[1]. Leurs coques sont renforcées par des plaques de fer. L'objectif de l'expédition est de recueillir des données magnétiques et de reconnaître le passage du Nord-Ouest. Les navires quittent Londres le et sont vus pour la dernière fois dans la baie de Baffin en août.

La disparition de l'expédition déclenche un effort de recherche massif mais le destin de l'expédition n'est révélé qu'à partir de 1853, grâce notamment aux témoignages recueillis auprès des Inuits par John Rae. Les deux navires ont été pris par les glaces et abandonnés par leurs équipages. Les 135 hommes sont tous décédés, de saturnisme, pneumonie, dysenterie ou botulisme. Ceux qui ont essayé de marcher vers le sud sont morts d'hypothermie, du scorbut voire de faim. Les témoignages des Inuits puis l'autopsie des corps momifiés et des squelettes retrouvés à la fin du XXe siècle ont révélé un recours au cannibalisme[2].

Découverte et exploration de l'épave

L'épave de l'Erebus a été retrouvée le à 11 mètres de profondeur à l'aide d'un véhicule sous-marin télécommandé[3],[4],[5], et la cloche du navire récupérée[6]. Une expédition est alors programmée pour avril- : après qu'on a percé la banquise, particulièrement épaisse à cet endroit, les plongeurs de la marine du Canada et les archéologues disposeront de onze jours pour explorer l'épave[7],[8].

Le site de la découverte des épaves de l’Erebus et du Terror est le premier lieu historique national à être géré conjointement par les Inuit et Parcs Canada[9].

Les recherches menées sur l'épave de l'Erebus depuis 2019 ont permis de récupérer plusieurs centaines d'artefacts[10],[9] et de confirmer l'identité d'un ingénieur qui était à bord du navire[11].

Notes et références

Livres sur le sujet

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