Habib Souaïdia

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Naissance
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TébessaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Algérienne, Française
Activité
Grade militaire
Habib Souaïdia
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Biographie
Naissance
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Nationalité
Algérienne, Française
Activité
Autres informations
Grade militaire

Habib Souaïdia, né le à Tebessa (Algérie)[1], est un écrivain franco-algérien, ancien militaire du Département du renseignement et de la sécurité.

Son livre La Sale Guerre de 2001 accuse l'Armée algérienne d'être derrière des massacres de civils dont ceux de Bentalha et Raïs à proximité d'Alger en 1997. Le général Khaled Nezzar, ancien ministre algérien de la Défense, indique lors d'une conférence de presse « qu'à travers sa personne, c'est l'Armée algérienne qui est visée, mais sa démarche n'engage que lui-même si l'enjeu concerne l'Algérie entière. Ce livre provoque en un procès en diffamation retentissant [2].

Le général Nezzar intente en France un procès en diffamation contre Habib Souaïdia. Il accuse l’ex-sous-lieutenant Souaïdia de l’avoir diffamé, notamment pour avoir déclaré en lors d'une émission sur la chaine de télévision française La Cinquième : « Chez nous, […] les hommes politiques sont des généraux, c’est eux qui décident. Il n’y a pas de président. Cela fait dix années qu’il n’y a pas de président, plus même. Il y avait des généraux, ce sont eux les politiciens, c’est eux les décideurs, c’est eux qui ont fait cette guerre. C’est eux qui ont tué des milliers de gens pour rien du tout ». Un autre opposant Mohammed Samraoui, ancien membre lui aussi des Services secrets algériens, vient témoigner au procès en soutien d'Habib Souaïdia : « Notre mission était de casser le FIS, l’infiltrer, le disloquer, créer des faux groupes islamistes et leur attribuer des actions violentes. Le GIA est une création des services de sécurité algériens ». Khaled Nezzar confirme ces actions mais réfute que le GIA est une création des services secrets algériens. Le procès montre alors une réalité plus complexe de la guerre civile algérienne qu'une lutte entre « militaires républicains » et « fanatiques islamistes ». Le , le Tribunal correctionnel de Paris déboute le général Nezzar, suivant ainsi les réquisitions du ministère public qui avait reconnu la bonne foi d'Habib Souaïdia[3],[4].

En Algérie, le , le Tribunal criminel d'Alger l'a condamné à vingt ans de réclusion par contumace pour participation à une entreprise de démoralisation de l'armée et complot portant atteinte à l'intégrité du territoire national. Souaïdia étant exilé en France, ce procès s'est déroulé en son absence. En , il a été condamné à mort par contumace par le tribunal de Bouira, pour « enlèvement et assassinat », en , de trois personnes dans la région de Lakhdaria, alors qu'il était en poste dans la région[5].

Selon le ministère public, un site Internet indique qu'il a déclaré être « prêt à retourner en Algérie pour porter les armes contre les généraux »[6].

Publication

Notes et références

Liens externes

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