Halle aux grains de Lectoure
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Halle polyvalente
| Destination initiale |
Marché |
|---|---|
| Destination actuelle |
Salle polyvalente, lieu d’exposition et de spectacles |
| Architecte |
Aurès |
| Construction |
1842-1846 |
| Propriétaire |
Commune de Lectoure |
| Patrimonialité |
Inscription |
| Pays | |
|---|---|
| Division administrative | |
| Commune |
| Coordonnées |
|---|
La halle aux grains ou halle aux blés est un édifice élevé entre 1842 et 1846 à Lectoure (Gers) pour accueillir les marchés.

En 1840, un incendie ravage la maison commune de la ville, bâtiment construit en 1591, qui comprenait une halle, une partie dédiée aux affaires communales, et en contrebas, dans la rue Matabiau (actuelle rue Montebello), les boucheries, dont les abattoirs. L’édifice était surmonté d’un clocher-mur et les piliers de sa halle intégraient, juxtaposés deux à deux, les autels tauroboliques découverts lors des travaux du chœur de la cathédrale cinquante ans auparavant. Il se situait dans une position stratégique au cœur de la ville, entre le château et la cathédrale Saint-Gervais, à côté de la sénéchaussée, du temple protestant, de l’hôtel du gouverneur, du couvent des Cordeliers.
La nécessité d’une halle au blé se faisait sentir depuis longtemps. La municipalité avait acheté en l’an XII l’ancien couvent des Cordeliers dans cette intention. Un plan de 1818 indique l'espace de l'ancienne église comme « place aux grains »[1]. Un autre projet envisageait la reconstruction intégrale de la maison commune. L’incendie de 1840 fournit alors l’occasion.
La municipalité du maire Jean-Baptiste Gauran achète deux maisons contiguës pour créer une nouvelle rue qui isolera la parcelle. À l’ouest de cette rue se trouve le marché aux Vins, et une maison qui sera démolie en 1872. À la satisfaction des habitants qui se plaignaient des odeurs des abattoirs, qui attiraient même les loups en hiver depuis l’ouverture des remparts et des portes de la ville, on décide de les faire reconstruire par l’architecte Candelon, hors les murs, de l’autre côté du boulevard du Nord. Sur la construction de la halle, il y a encore des objections : certains préconisent qu’on la construise plus près du tracé de la route royale, qui emprunte encore la « vieille côte » contournant la ville au niveau de la promenade du Bastion. On remédie à cet inconvénient en faisant traverser la ville par la route royale, en la faisant sortir devant l’hôpital, longer les remparts au sud et descendre vers Saint-Gény pour retrouver l’ancien tracé.
Le projet de halle est établi par Aurès, ingénieur ordinaire de Condom, sous la supervision de l’ingénieur Ester. Les travaux sont confiés au maçon Dostes, du Castéra-Lectourois, puis on charge Lagarde, maçon à Miradoux, de surveiller les ouvriers et l’extraction des pierres aux carrières de la Bordeneuve.
La halle est inaugurée le vendredi par le maire Joseph Broqua. Pour la circonstance le jour officiel de marché, qui était traditionnellement le samedi, passe au vendredi, jour toujours en vigueur. Une grande foule de marchands, de curieux et d’acheteurs se presse, et à la fin de la journée toutes les marchandises proposées ont été vendues.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, de à , la halle sert de cantine à la population de Saint-Louis (Haut-Rhin), réfugiée à Lectoure.
