Hardivillers

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Hardivillers
Hardivillers
La mairie.
Blason de Hardivillers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oise picarde
Maire
Mandat
Maïlys Derivry
2020-2026
Code postal 60120
Code commune 60299
Démographie
Gentilé Hardivillois, Hardivilloises
Population
municipale
548 hab. (2023 en évolution de +1,48 % par rapport à 2017)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 01″ nord, 2° 13′ 24″ est
Altitude Min. 112 m
Max. 187 m
Superficie 9,63 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Beauvais
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Just-en-Chaussée
Législatives 1re circonscription de l'Oise
Localisation
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Hardivillers

Hardivillers [aʁdivile] est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Hardivillois et les Hardivilloises.

Localisation

Vue aérienne centrée sur l'autoroute A16 en 2014.

Hardivillers est un village rural du Plateau Picard, desservi par la sortie (sortie Sortie 16) de l'autoroute A16, situé à proximité de la chaussée Brunehaut, ancienne voie romaine reliant Beauvais et Amiens, à l'est de Crèvecœur-le-Grand.

Une aire de repos/station service de l'A16 porte le nom de la commune, où elle se trouve.

Louis Graves indiquait en 1832 : « cette commune est formée d'une plaine élevée et découverte, coupée par des ravins qui descendent de l'Ouest à l'Est vers le canton de Breteuil.
Le village est dans une position centrale; il comprend, plusieurs rues larges et aérées, et on y remarque beaucoup plus de maisons construites en pierres que dans les autres communes du canton
[1] ».

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Breteuil, Cormeilles, Le Crocq, Esquennoy, Maisoncelle-Tuilerie, Oursel-Maison, Troussencourt et Villers-Vicomte.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Hardivillers[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[5]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 759 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvroy-les-Merles à 10 km à vol d'oiseau[8], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 647,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,6 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Hardivillers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Beauvais, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 162 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (80,1 %), forêts (7,9 %), zones urbanisées (4,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %)[14]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Habitat et logement

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 253, alors qu'il était de 258 en 2013 et de 234 en 2008[I 2].

Parmi ces logements, 86,5 % étaient des résidences principales, 4,1 % des résidences secondaires et 9,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,5 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Hardivillers en 2018 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (4,1 %) supérieure à celle du département (2,5 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 75,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (77,7 % en 2013), contre 61,4 % pour l'Oise et 57,5 % pour la France entière[I 3].

Le logement à Hardivillers en 2018.
Typologie Hardivillers[I 2] Oise[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 86,5 90,4 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 4,1 2,5 9,7
Logements vacants (en %) 9,4 7,1 8,2

Voies de communication et transports

La commune est desservie, en 2023, par les lignes 624, 6103, 6109, 6114, 6122 et 6140 du réseau interurbain de l'Oise[15].

Toponymie

La localité a été attestée sous le noms de Hardiviller, Hardivilliers, Hardivillé, Ardivillier (Harduinvillare, Hardivillare, Hardivilarium)[1]

Histoire

Préhistoire

Antiquité

Moyen Âge

  • Le village se développe aux XIIe et XIIIe siècles autour de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.

Louis Graves indiquait au début du XIXe siècle « Hardivillers était une seigneurie fort ancienne; il en est question dans un grand nombre de titres, et surtout dans ceux de l'abbaye de Breteuil qui possédait la majeure partie du territoire de cette commune. En 1189, Radulphe de Ygi, seigneur d'Hardivillers, céda ses terres à cette abbaye moyennant quatre livres monnaie de Beauvais; qui lui étaient nécessaires pour faire le voyage de Jérusalem.
Il parait que, primitivement, le village n'était pas bâti sur son emplacement actuel, mais qu'il existait sur le terrain du cimetière, à un kilomètre Sud environ du chef-lieu. Il y avait là un monastère sous le titre de Saint-Pierre, dont la chapelle du cimetière perpétue le souvenir. On connaît plusieurs chartes de donations faites à l'abbaye de Breteuil, et qui indiquent des terres et des jardins situés auprès du. monastère Saint-Pierre. On ignore à quelle, époque ce couvent fut détruit; mais la tradition locale rapporte cet événement à la dernière irruption des Normands dans le Beauvaisis, c'est-à-dire au dixième siècle : on dit aussi que les cloches du couvent furent enterrés dans la vallée de Puy-Champ auprès de l'église où elles sont encore. Le -domaine d'Hardivillers fut tellement ruiné à cette époque, que long-tems après, l'abbaye de Breteuil qui avait successivement acquis presque toutes ses dépendances, fut obligée de venir à l'aide du seigneur, et qu'en 1239 elle donna à Pierre Hamons d'Hardivillers un secours de deux cents livres, somme énorme pour l'époque. L'abbé Mathieu, qui "aumosna cette somme de karitate", dit la charte, fit construire une nouvelle église près de laquelle le village se rétablit peu à peu; l'ancienne église fut délaissée au milieu des champs, et on a continué seulement d'ensevelir les morts autour
[1] ».

Temps modernes

Dans les dernières années de l'Ancien régime, Charles de Barentin fait construire à Hardivillers un vaste château tout en pierre, sur un plan en "H", qu'il insère dans un parc au centre d'allées tracées en étoile. Le chancelier de Barentin émigre lors de la Révolution française, ce qui entraine la confiscation de ses biens comme bien national, mais il parvient à reprendre ensuite possession du château et d'une partie de ses terres à Hardivillers. Après sa mort, en 1819, le domaine est vendu par ses enfants et le château presque entièrement démoli.

Époque contemporaine

En 1832, la construction de la route nationale 30 était programmée, mais pas encore réalisée. La commune était propriétaire du presbytère, d'une mairie-école, de plusieurs places garnies de plantations. À cette époque se tenaient une foire et un marché, et on notait une carrière, une tuilerie ainsi que cinq moulins à vent. L'activité économique du village était consacrée à la fabrication d'étoffes de laine[1].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1802 du canton de Froissy[16]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Saint-Just-en-Chaussée.

Intercommunalité

La commune faisait partie de la communauté de communes des Vallées de la Brèche et de la Noye créée fin 1992.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[17], le préfet de l'Oise a publié en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités[18], et notamment celle de Crèvecœur-le-Grand (CCC) et celle des Vallées de la Brèche et de la Noye (CCVBN), soit une intercommunalité de 61 communes pour une population totale de 27 196 habitants[19].

Après avis favorable de la majorité des conseils communautaires et municipaux concernés[20], cette intercommunalité dénommée communauté de communes de l'Oise picarde et dont la commune est désormais membre, est créée au [21].

Liste des maires

Liste des maires successifs[22]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
avant 1962   Marcel Taconnet    
         
juin 1995 mars 2014[23] Jean-Pierre Randolet[24]    
mars 2014[25] mars 2018 Annie Delaire   Démissionnaire
juin 2018[26] en cours
(au 6 juin 2023)
Maïlys Derivry   Salariée du centre socioculturel de Breteuil
Réélue pour le mandat 2020-2026[27]

Équipements et services publics

Eau et déchets

L'eau potable distribuée dans la commune en 2018 présente un taux de nitrates supérieure à la limite de qualité et est donc déconseillée aux femmes enceintes et aux nourrissons[28]. La nouvelle équipe municipale élue en se fixe comme objectif prioritaire la remise aux normes de l'eau potable et l'assainissement collectif, avec la création d'une station d'épuration[29],[26]. La mise en place du réseau d'assainissement débute en [30]

Un centre de stockage des déchets ultimes, qui peut recevoir jusqu'à 160 000 tonnes de déchets par an, principalement de la terre venue d'usines désaffectées, d'anciens sites militaires, etc, est exploité depuis 2010 à Hardivillers par la SA Gurdebeke[31],[32],[33]. La préfecture a enjoint en 2020 l'exploitant d'assurer une gestion conforme aux normes du lixiviat[34].

Enseignement

Les enfants du village sont scolarisés dans le cadre du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) organisé depuis plusieurs dizaines d'années par les communes d'Hardivillers, Troussencourt et Maisoncelle-Tuilerie, et qui accueille une centaine d'élèves en 2016-2017[35]. Compte tenu d'une légère croissance des effectifs, une nouvelle classe est créée pour l'année scolaire 2017-2018 à Hardivillers, dédiée aux CE1/CE2[36]. L'école dispose d'une cantine fréquentée en 2017-2018 par 23 à 25 enfants chaque midi[37]

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].

En 2023, la commune comptait 548 habitants[Note 4], en évolution de +1,48 % par rapport à 2017 (Oise : +0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9879861 0389851 2401 2951 2041 2221 221
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1391 1731 0521 004951891796871773
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
709703685583543514492425416
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
435411422408481533568567584
2015 2020 2023 - - - - - -
558540548------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune.

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,9 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 263 hommes pour 277 femmes, soit un taux de 51,3 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,11 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[41]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
0,7 
4,9 
75-89 ans
7,2 
19,8 
60-74 ans
18,1 
21,3 
45-59 ans
20,2 
19,8 
30-44 ans
18,4 
16,0 
15-29 ans
16,6 
17,1 
0-14 ans
18,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2022 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,4 
5,8 
75-89 ans
7,8 
15,7 
60-74 ans
16,5 
20,8 
45-59 ans
19,9 
19,3 
30-44 ans
19,4 
17,6 
15-29 ans
16,2 
20,4 
0-14 ans
18,8 

Sports et loisirs

Le premier terrain de landkite de Picardie été créé par l'association Kite unit en sur un terrain de 6 ha mis à disposition par l'intercommunalité dans la zone d'activité de la Belle Assise.

Ce sport consiste à se faire tracter par une voile dans laquelle le vent s'engouffre, le pratiquant se trouvant sur planche à roulettes, des rollers ou dans un buggy[43],[44],[45].

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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