Hardtack Teak
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| Hardtack Teak | ||||||||||
L'explosion dans le ciel nocturne du Pacifique, photographiée depuis une île située à une distance de 1 250 km. | ||||||||||
| Puissance nucléaire | ||||||||||
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| Localisation | (Pacific Proving Grounds) |
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| Coordonnées | 16° 44′ 38″ N, 169° 32′ 00″ O | |||||||||
| Date | ||||||||||
| Type d'arme nucléaire | Bombe H | |||||||||
| Puissance | 3,88 MT de TNT (16,2 PJ) | |||||||||
| Type d'essais | atmosphérique à haute altitude | |||||||||
| Géolocalisation sur la carte : Océanie
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Hardtack Teak était un essai nucléaire atmosphérique à haute altitude (en), réalisé par les États-Unis dans le cadre de l'opération Newsreel, pendant la guerre froide[1].
Lancée tard dans la soirée du depuis l'Atoll Johnston par un missile Redstone[2], la bombe détona à une altitude de 76,8 km (252 000 ft), comme initialement prévu. Toutefois, en raison d'erreurs de calcul, cette explosion se produisit pile au-dessus du site de lancement, alors qu'elle devait initialement se produire plus vers le sud, ce qui causa quelques frayeurs au personnel toujours présent sur le site.
Avec l'essai Hardtack Orange, il s'agit de deux des plus grosses explosions nucléaires à haute altitude ayant été réalisées.

D'une puissance équivalente à 3,88 mégatonnes de TNT, la détonation devait se produire à une altitude de 76 km (250 000 ft) au-dessus d'un point situé approximativement à 9,7 km (6 mi) au sud de l'île Johnston. Toutefois, en raison d'une erreur de programmation, l'explosion se produisit à la bonne altitude mais directement au-dessus de l'île, ce qui fit de cette dernière le véritable hypocentre (ground zero) de l'explosion. Cette erreur amena l'explosion 610 m (2 000 ft) plus près du site de lancement — et de son personnel — que prévu.
Le test Teak avait été initialement été prévu pour être lancé depuis l'atoll Bikini, mais Lewis Strauss, président de la Commission de l'énergie atomique des États-Unis (en anglais : United States Atomic Energy Commission, ou AEC) s'opposa à cette idée car il craignait que les flashs lumineux de l'explosion — qui devait se dérouler en pleine nuit — aveuglent les insulaires vivant sur les atolls voisins. Il accepta finalement l'exécution de ce test à haute altitude, mais à la condition que le site de lancement soit déplacé de l'atoll Bikini vers un point bien plus isolé, sur l'île Johnston[3].
D'après le rapport DNA6038F de la United States Defense Nuclear Agency (DNA) sur l'opération Hardtack I[2] :
« L'île Johnston était bien placée pour les tests à haute altitude en raison de son isolement, l'île habitée la plus proche étant à une distance de 866 km. D'autre part, les opérations réalisées à cet endroit devaient prendre en considération les routes empruntées par les avions et navires reliant Hawaï à l'Asie, ainsi que les dangers liés au tir d'un missile dans une zone restreinte et le tir de missiles au-dessus d'étendues maritimes utilisées pour le mouillage de navires.
[...] que le danger le plus préoccupant était l'éblouissement, l'aveuglement et/ou les brûlures de la rétine attendues à la suite de l'explosion programmée. Il était calculé que ce danger s'étende sur une distance de 700 km à la surface... »