Harouna Coulibaly
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(à 63 ans) |
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Harouna Coulibaly, né le à Magaria et mort le [1], est un écrivain et réalisateur nigérien.
Harouna Coulibaly naît le à Magaria. Après avoir fréquenté l'école dans sa ville natale, Harouna Coulibaly a intégré le CEG V, un lycée général de la capitale, Niamey[2]. Il a ensuite étudié à l'École nationale d'administration (ENA) de Niamey, où il s'est spécialisé en fiscalité et en patrimoine public. Il a ensuite travaillé pour l'administration fiscale nigérienne, où il est devenu chef du service des relations publiques. Il a milité au sein du Syndicat national des impôts et du trésor (SNIT), d'abord comme secrétaire général à l'information, puis comme premier secrétaire général adjoint du SNIT.
Vie professionnelle
Entre 1986 et 1995, Coulibaly publie une douzaine de nouvelles, de nombreux poèmes et pièces de théâtre, ainsi que des commentaires pour des revues telles que Sahel Dimanche, Haské et Tribune du Peuple. En 1989, il devient président du club de lecture du Centre culturel franco nigérien Jean Rouch et, en 1990, coordinateur de l'Association pour la promotion de la culture (APROCULT). Il a également occupé un poste de direction au sein de l'Organisation des jeunesses panafricaines du Niger[3]. Dans sa pièce Le Devoir, parue en 1995, Coulibaly aborde la corruption et les délits fiscaux. Avec cette œuvre, il s'inscrit dans la tradition du théâtre satirique et critique sociale au Niger, façonné par Boubou Hama et André Salifou[4].
Au milieu des années 1990, Harouna Coulibaly se tourne vers le cinéma[5]. Sa première œuvre en tant que réalisateur et scénariste est Wadjibi en 1996, une adaptation cinématographique de sa propre pièce Le Devoir[6]. Il suit des cours de technologie cinématographique à Ouagadougou et à Dakar et est élu président de l'Association des Cinéastes Nigériens en 1999[3]. Il travaille à plusieurs reprises en Afrique de l'Ouest[6], par exemple en 2012 sur l'adaptation de sa pièce Barira en série télévisée Awa, la consécration au Mali. La même année, il réalise un documentaire sur le réalisateur Oumarou Ganda pour la télévision privée nigérienne, L'étoile filante du cinéma nigérien[2]. Dans son long métrage de 2013, Le droit chemin[7], l'acteur nigérien Yazi Dogo tient un rôle principal[6].