Harouna Mamadou Toureh
homme politique malien
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Harouna Mamadou Toureh, né le à Gao, est un avocat et homme politique malien.
| Minister of Communications of Mali | |
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Il est ministre du Travail et de la Fonction publique, porte-parole du gouvernement, de 2020 à 2021, puis ministre de la Communication, de l'Économie numérique et de la Modernisation de l'administration de 2021 à 2023.
Biographie
Enfance, formation et début
Harouna Mamadou Toureh naît le à Gao, au Mali. Il est diplômé en sciences juridiques de l'École nationale d'administration du Mali et devient avocat en 1983. Il est inscrit au Barreau du Mali en 1984[1],[2].
Parcours
Civil
Au cours de sa carrière, il intervient notamment dans les domaines du droit commercial, du droit des affaires, du droit social, du droit civil, du droit minier et des droits de l'homme[1],[3]. En 2009, il obtient un diplôme en finance islamique à l'Institut africain de finances islamiques de Dakar, puis un second diplôme dans cette discipline en 2011, en Malaisie[1].
Politique
Le , Harouna Mamadou Toureh est nommé ministre du Travail et de la Fonction publique, porte-parole du gouvernement, dans le gouvernement de transition conduit par Moctar Ouane[4]. À ce poste, il est chargé de la politique nationale dans les domaines du travail, de la fonction publique, des relations avec les organisations syndicales et de la réforme administrative[5].
Le , il est nommé ministre de la Communication, de l'Économie numérique et de la Modernisation de l'administration dans le gouvernement de transition dirigé par Choguel Kokalla Maïga[6],[7].
À la tête de ce ministère, il intervient sur les politiques publiques relatives à la communication gouvernementale, aux médias, au numérique et à la modernisation administrative. En juillet 2021, il rencontre les responsables de la Maison de la presse du Mali, avec lesquels il aborde notamment la relecture des textes de la presse, la formation, l'aide à la presse et la rénovation de la Maison de la presse. Il effectue également plusieurs visites à l'Office de radiodiffusion-télévision du Mali (ORTM) et appelle au développement de la communication publique, à la modernisation de l'audiovisuel public et au renforcement de la présence de l'ORTM sur les plateformes numériques[8].
En , à la suite de dégradations survenues à la Maison de la presse de Bamako, il condamne les violences et affirme que cet espace constitue un « sanctuaire du droit, de la liberté », annonçant que des mesures seraient prises pour renforcer sa protection[9].
Le , un remaniement du gouvernement met fin à ses fonctions ministérielles. Le portefeuille de la Communication, de l'Économie numérique et de la Modernisation de l'administration est alors confié à Alhamdou Ag Ilyène[10].
Engagements et critiques
Harouna Mamadou Toureh est engagé dans les mouvements politiques et communautaires liés au nord du Mali. Il est associé à la Coordination des mouvements et Front patriotique de résistance, également désignée sous le sigle CM-FPR[1],[11].
En 2013, il participe aux discussions liées à l'accord préliminaire de Ouagadougou, dans le contexte du conflit malien. En 2014, il intervient comme porte-parole de la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d'Alger, qui participe aux négociations du processus d'Alger[12]. Il est également présenté comme ancien membre du Comité de suivi de l'accord pour la paix et de la Commission nationale pour la réforme du secteur de la sécurité[3].
En 2019, plusieurs composantes de la Plateforme annoncent sa révocation de ses fonctions de représentant dans le cadre du suivi de l'accord de paix, sur fond de désaccords internes à cette coalition[13].
Alors qu'il est ministre du Travail et de la Fonction publique, son action dans la gestion du dialogue social est critiquée par plusieurs médias maliens, qui relèvent la multiplication des préavis de grève au cours de l'année 2021. Ces critiques portent sur la gestion des relations entre le gouvernement et les organisations syndicales[14].