Harriet Harman
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| Harriet Harman | |
Portrait officiel de Harriet Harman en 2020. | |
| Fonctions | |
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| Membre de la Chambre des lords Lord Temporal | |
| En fonction depuis le Pairie à vie (1 an, 7 mois et 25 jours) |
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| Chef de l'opposition du Royaume-Uni | |
| – (4 mois et 4 jours) |
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| Monarque | Élisabeth II |
| Premier ministre | David Cameron |
| Gouvernement | Harman II |
| Prédécesseur | Ed Miliband |
| Successeur | Jeremy Corbyn |
| – (4 mois et 14 jours) |
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| Monarque | Élisabeth II |
| Premier ministre | David Cameron |
| Gouvernement | Harman I |
| Prédécesseur | David Cameron |
| Successeur | Ed Miliband |
| Chef du Parti travailliste du Royaume-Uni (intérim) | |
| – (4 mois et 4 jours) |
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| Prédécesseur | Ed Miliband |
| Successeur | Jeremy Corbyn |
| – (4 mois et 14 jours) |
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| Prédécesseur | Gordon Brown |
| Successeur | Ed Miliband |
| Membre du Parlement | |
| – (41 ans, 7 mois et 2 jours) |
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| Élection | (partielle) |
| Réélection | 9 juin 1983 11 juin 1987 9 avril 1992 1er mai 1997 7 juin 2001 5 mai 2005 6 mai 2010 7 mai 2015 8 juin 2017 12 décembre 2019 |
| Circonscription | Peckham (1982-1997) Camberwell and Peckham (1997-2024) |
| Législature | 48e, 49e, 50e, 51e, 52e, 53e, 54e, 55e, 56e, 57e et 58e |
| Prédécesseur | Harry Lamborn |
| Successeur | Miatta Fahnbulleh |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Harriet Ruth Harman |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Londres (Royaume-Uni) |
| Nationalité | Britannique |
| Parti politique | Parti travailliste |
| Conjoint | Jack Dromey |
| Diplômée de | Université d'York |
| Profession | Avocate |
| Religion | Anglicanisme |
| Résidence | Londres |
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Harriet Ruth Harman, baronne Harman, née le , à Marylebone (Londres), est une avocate et femme politique britannique, membre du Parti travailliste. Députée de 1982 à 2024, elle est la cheffe adjointe du mouvement entre 2007 et 2015, et assure la fonction de chef de l'opposition du Royaume-Uni en 2010 et 2015 après les démissions de Gordon Brown et Ed Miliband.
Avocate comme sa mère, elle est féministe[1].
Elle est députée pour Camberwell et Peckham, circonscription dans le Grand Londres, à partir de 1997, ayant auparavant représenté la circonscription de Peckham à partir d'une élection partielle tenue en 1982[1].
En 1997, le Premier ministre Tony Blair la nomme ministre de la Sécurité sociale, fonction qu'elle quitte l'année suivante en raison d'un conflit avec un autre membre du gouvernement[1].
Elle est solliciteur général d’Angleterre-et-Galles de 2001[2] à 2005, première femme à exercer la fonction[3]. En 2005, elle est nommée ministre d'État à la Justice par le Premier ministre Tony Blair.
En , elle annonce son intention de briguer le poste de cheffe adjointe du Parti travailliste, après l'annonce du départ de John Prescott[4]. Elle est élue à ce poste le , après avoir remporté le dernier tour du scrutin avec 50,4 % contre Alan Johnson, présenté comme le favori[5]. Simultanément, Gordon Brown succède à Tony Blair comme chef du Parti travailliste. Harman devient alors leader de la Chambre des communes, lord du sceau privé, ministre des Femmes et des Égalités et présidente du Parti travailliste dans le gouvernement formé par Brown. Contrairement à son prédecesseur comme vice-chef du Parti travailliste, elle n'obtient toutefois pas le titre de vice-Première ministre, une décision qu'elle regrettera plusieurs années plus tard en affirmant qu'elle l'aurait obtenu si elle avait été un homme[6].
Quand plusieurs députés travaillistes font savoir au printemps 2009 qu'ils voudraient voir Gordon Brown quitter ses fonctions après les élections européennes, Harriet Harman fait partie des figures évoquées pour potetiellement le remplacer. Elle fait finalement savoir qu'elle n'a pas l'intention de briguer la direction du Parti travailliste[7].
Après la défaite des travaillistes lors des élections générales de et la démission de Gordon Brown de la tête du parti, elle assure la direction par intérim. Elle devient donc chef de l'opposition face au nouveau Premier ministre conservateur David Cameron. Elle choisit alors de ne pas briguer le poste de chef de plein exercice du parti lors de l'élection interne de , au cours de laquelle Ed Miliband est désigné comme leader[8].
Après la défaite des travaillistes lors des élections générales de , Miliband annonce son départ de la tête du parti et Harman annonce également sa démission de son poste de cheffe adjointe. Elle retrouve toutefois le rôle de chef intérimaire du Parti travailliste et de chef de l'opposition le temps de l'élection du successeur de Miliband[9]. Dans ce rôle, elle annonce que le Parti travailliste soutiendra le projet du Premier ministre de tenir un référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, après s'y être opposé lors de la campagne électorale[10].
En , elle annonce sa décision de briguer le poste de présidente de la Chambre des communes, après que John Bercow a fait part de son intention de quitter le rôle le [11]. Du fait de la nécessité pour le président de la Chambre d'adopter une posture de neutralité stricte, les militants travaillistes de sa circonscription adoptent alors une motion l'invitant à renoncer à sa candidature pour que le territoire ne perde pas sa représentation partisane au Parlement, mais Harman maintient sa candidature[12]. Lors de l'élection du , elle se retire après avoir terminé quatrième du deuxième tour de scrutin, remporté par Lindsay Hoyle[13].
En , elle annonce qu'elle ne briguera pas de nouveau mandat de députée lors des prochaines élections générales, après quarante ans de carrière parlementaire[14]. Elle est recommandée par le chef travailliste Keir Starmer pour une pairie à vie en dans le cadre de la liste des personnes honorées suite à la dissolution du Parlement[15]. Le , elle est faite pair à vie, avec le titre de baronne Harman, et entre à la chambre des lords.
En , Harriet Harman a vivement critiqué la gestion des récents scandales au sein du Parti travailliste, estimant que cela exposait un « boys’ club » à Downing Street et appelant le Premier ministre Keir Starmer à nommer une femme à un poste de direction pour impulser un changement culturel et répondre aux critiques internes sur le leadership[16].
Famille
En 1982, elle épouse Jack Dromey, député à partir de 2010 ; le couple a trois enfants[1]. Elle est veuve à son décès en 2022. Nièce d'Elisabeth, comtesse de Longford, femme de Frank Pakenham, 7e comte de Longford, elle compte notamment dans sa famille Rachel Billington, Antonia Fraser et Thomas Pakenham, 8e comte de Longford[17].
Résultats électoraux
Chambres des communes
| Élection | Circonscription | Parti | Voix | % | Résultats | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Partielles de 1982 | Peckham | Travailliste | 11 349 | 50,3 | Élue | |
| Générales de 1983 | Peckham | Travailliste | 16 616 | 51,6 | Élue | |
| Générales de 1987 | Peckham | Travailliste | 17 965 | 54,5 | Élue | |
| Générales de 1992 | Peckham | Travailliste | 19 391 | 61,8 | Élue | |
| Générales de 1997 | Camberwell and Peckham | Travailliste | 19 734 | 69,5 | Élue | |
| Générales de 2001 | Camberwell and Peckham | Travailliste | 17 473 | 69,6 | Élue | |
| Générales de 2005 | Camberwell and Peckham | Travailliste | 18 933 | 65,3 | Élue | |
| Générales de 2010 | Camberwell and Peckham | Travailliste | 27 619 | 59,2 | Élue | |
| Générales de 2015 | Camberwell and Peckham | Travailliste | 32 614 | 63,3 | Élue | |
| Générales de 2017 | Camberwell and Peckham | Travailliste | 44 665 | 77,8 | Élue | |
| Générales de 2019 | Camberwell and Peckham | Travailliste | 40 258 | 71,3 | Élue | |
Ouvrage
- A Woman's Work, éd. Allen Lane, 2017.