Harumi Takahashi

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Réélection8 avril 2007
10 avril 2011
12 avril 2015
CirconscriptionHokkaidō
PrédécesseurTatsuya Hori
SuccesseurNaomichi Suzuki
Harumi Takahashi
Illustration.
Harumi Takahashi en 2021.
Fonctions
Gouverneure de Hokkaidō

(16 ans et 8 jours)
Réélection 8 avril 2007
10 avril 2011
12 avril 2015
Circonscription Hokkaidō
Prédécesseur Tatsuya Hori
Successeur Naomichi Suzuki
Conseillère du Japon
En fonction depuis le
(6 ans, 8 mois et 16 jours)
Élection 21 juillet 2019
Réélection 20 juillet 2025
Circonscription Hokkaidō
Législature 25e, 26e et 27e
Prédécesseur Chūichi Date (en)
Secrétaire parlementaire chargée de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie

(10 mois et 6 jours)
Premier ministre Fumio Kishida
Gouvernement Gouvernement Kishida I
Prédécesseur Yoko Wanibuchi (ja) et Hidehiro Mitani (ja)
Successeur Takae Itō et Sakon Yamamoto
Présidente du Bureau des femmes du parti libéral-démocrate
En fonction depuis le
(2 ans, 6 mois et 23 jours)
Prédécesseur Rui Matsukawa
Aiko Shimajiri (intérim)
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Toyama, préfecture de Toyama, Drapeau du Japon Japon
Parti politique Sans étiquette
PLD
Diplômée de Université Hitotsubashi
Site web Site officiel d'Harumi Takahashi

Harumi Takahashi (高橋 はるみ, Takahashi Harumi?), née le à Toyama, est une femme politique japonaise, gouverneure de la préfecture d'Hokkaidō de 2003 à 2019 et première femme à obtenir ce poste. Elle est la quatrième femme à avoir été élue gouverneure au Japon, ainsi que la seule gouverneure ayant été élue à quatre reprises. Elle représente également Hokkaidō à la Chambre des représentants du Japon pour le Parti libéral-démocrate.

Elle fait son entrée au gouvernement Kishida I en 2019, en tant que secrétaire parlementaire chargée de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie.

Très impliquée dans les différentes mesures de revitalisation régionale, notamment dans la région d'Hokkaidō, elle concentre son activité parlementaire autour des questions d'attractivité et de reconstruction liées aux sinistres.

Takahashi naît le à Toyama, dans la préfecture du même nom[1]. Elle obtient en 1976 son diplôme d'économie de l'Université Hitotsubashi et rejoint ensuite le ministère du Commerce international et de l'Industrie japonais[1]. Elle devient ensuite la directrice du Bureau de l'économie, du commerce et de l'industrie d'Hokkaidō[1].

Carrière électorale

Takahashi se présente en 2003 aux élections gouvernorales d'Hokkaidō, en tant qu'indépendante mais avec le soutien du Parti libéral-démocrate[2]. Elle est élue d'une courte tête à l'issue de ce scrutin très disputé[3], elle consacre principalement son mandat à la revitalisation de l'économie régionale[3]. Takahashi insiste également sur les avantages de la consommation d'aliments provenant d'Hokkaidō, pour relancer l'industrie alimentaire de la préfecture[3]. Elle est ensuite réélue en 2007[1],[3].

Harumi Takahashi et Shinzō Abe en 2018.

Takahashi est réélue en 2011 à son poste de gouverneure d'Hokkaidō[1], et fait passer durant ce mandat de nouvelles lois locales visant à limiter la vente de terres de la préfecture, alors que de plus en plus d'inquiétudes des locaux se font entendre[4]. Elle axe également son mandat autour de la réparation des dégâts causés par le séisme de 2011, ainsi que la mise en place de mesures de sécurité drastiques autour des centrales nucléaires[5].

En 2015, elle axe sa campagne de réélection pour un quatrième mandat principalement autour des mesures à prendre pour revitaliser l'économie et pour lutter contre le déclin de la population, qui touche particulièrement Hokkaidō[6],[7]. Elle est réélue à la suite de ce scrutin, faisant d'elle le premier gouverneur du Japon à effectuer quatre mandats[2],[6]. Lors de son mandat, elle est notamment impliquée dans la reconstruction de la préfecture à la suite du séisme de 2018 à Hokkaidō, qui a fait plusieurs dizaines de morts et a détruit plusieurs villages[8].

Fin 2018, Takahashi annonce son intention de ne pas se représenter aux élections gouvernorales de 2019, pour se concentrer sur les élections à la Chambre des conseillers du Japon, auxquelles elle concourt avec le soutien du Parti libéral-démocrate[9]. Elle déclare avoir été profondément affectée par les séismes ayant touché Hokkaidō, et avoir de fortes inquiétudes quant à un cinquième mandat, et préfère ainsi porter la parole d'Hokkaidō à la Diète nationale[9]. Elle démissionne de son poste de gouverneure le [3], et est élue à l'issue du scrutin de la Chambre des conseillers en juillet de la même année[10]. Le Nihon keizai shinbun estime que son bilan de gouverneure est plutôt bon, félicitant notamment la relance industrielle, touristique et agricole de la région, mais déplorant une stagnation économique et des problèmes non résolus, comme les problèmes des lignes JR, dont la modification de l'itinéraire n'a pas été conduite à terme[3].

En , elle devient la présidente du Bureau des femmes du PLD, à la suite de la démission de Rui Matsukawa, prise dans un scandale à cause d'un voyage en France[11],[12]. Candidate à sa réélection lors des élections à la Chambre des conseillers du Japon de 2025, elle conserve son siège avec une large avance de voix[13].

Prises de position

Takahashi s'implique fortement dans la revitalisation régionale au Japon, particulièrement dans sa région d'Hokkaidō[7]. Elle insiste notamment sur la promotion du tourisme, mais également sur l'attractivité des entreprises et l'implantation d'industries, pour faire vivre l'économie locale[7],[3].

Elle se déclare favorable à l'ouverture de casinos, qui étaient interdits jusqu'en 2023 au Japon. Elle fait notamment des déplacements dans différents casinos asiatiques pour s'inspirer de la gestion de ces complexes de loisirs[14].

Takahashi milite notamment pour un durcissement des pressions et des sanctions appliquées à la Corée du Nord et pour la promulgation de plus de lois liées à la sécurité au Japon[15].

Comme la majorité des représentants de son parti, elle fait la promotion des Abenomics, politique économique japonaise promue par le Premier ministre Shinzō Abe, qu'elle soutient. Elle estime également que l'énergie nucléaire est nécessaire à la contribution énergétique japonaise pour le moment, même si l'armement nucléaire ne devrait pas être envisagé. En outre, elle souhaite une révision de la Constitution antimilitariste du Japon[15].

Affaires judiciaires

Notes et références

Annexes

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