Haveluy
commune française du département du Nord
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Haveluy est une commune française située dans le département du Nord (59), en région Hauts-de-France.
| Haveluy | |||||
Mairie et bureau de poste. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Valenciennes | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Paul Ryckelynck 2020-2026 |
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| Code postal | 59255 | ||||
| Code commune | 59292 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Haveluynois | ||||
| Population municipale |
3 222 hab. (2023 |
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| Densité | 686 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 21′ 07″ nord, 3° 24′ 13″ est | ||||
| Altitude | Min. 21 m Max. 70 m |
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| Superficie | 4,7 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Haveluy (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Valenciennes (partie française) (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Aulnoy-lez-Valenciennes | ||||
| Législatives | Dix-neuvième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Géographie
Située dans le triangle Valenciennes (11 km) - Saint-Amand-les-Eaux (sources thermales, 12 km) - Denain (3 km), Haveluy est voisine de Wallers-Arenberg à environ 2 km de la célèbre Tranchée d'Arenberg (Drève des Boules), connue de tous les amateurs de Paris-Roubaix. Elle est située à 50 km de Lille.
Communes limitrophes
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le Long Coron[1],[2],[Carte 1].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang Joseph Succi (0,6 ha)[Carte 1],[3].
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe aval ». Ce document de planification concerne un territoire de 624 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe aval, comprenant la Pévèle, la plaine de la Scarpe et le bassin minier avec l'Ostrevent. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le parc naturel régional Scarpe-Escaut[4].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 712 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 9,5 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à 9 km à vol d'oiseau[11], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,1 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[14]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[15].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[15].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[15].
Urbanisme
Typologie
Au , Haveluy est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Haveluy[Note 4], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[17],[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[18]. Cette aire, qui regroupe 102 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (74,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50,1 %), zones urbanisées (26,2 %), prairies (23,7 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Voies de communications et transports
La commune est desservie par la ligne 107 du réseau urbain Transvilles.
Toponymie
Histoire
Avant la Révolution française, Haveluy est le siège d'une seigneurie.
Au XVIIIe siècle, elle est détenue par Maximilien Albert Joseph de Sars, écuyer, seigneur d'Haveluy et de Curgies. Fils de Denis Joseph, écuyer, et de Catherine Jeanne Joseph Alliot, il nait à Valenciennes le et y décède le . Il est enterré à Curgies. Il épouse à Valenciennes en février 1724 Marie Catherine Ignace de Fourmestraux de Saint-Denis. Elle est la fille de Pierre Alexis , bourgeois de Lille, qui a acheté la charge de prévôt du comte de Valenciennes, et se qualifie de conseiller du roi. Il a adopté le nom de Fourmestraux de Saint-Denis, du nom d'une propriété de sa femme située près de Courtrai, pour se distinguer de ses cousins de Fourmestraux, nombreux à Lille. Fille de Gabrielle Wery, Marie Catherine Ignace nait en 1682 et meurt à Valenciennes le , l'âge de 82 ans[23].
De 1793 à 1794 les Autrichiens séjournèrent en grand nombre et détruisirent presque entièrement Haveluy.
Deux puits de mine sont creusés en 1866 et 1869 par la compagnie des mines d'Anzin, l'exploitation a duré jusqu'en 1936 et on a extrait 7.209.600 tonnes de charbon. La fosse est fermée définitivement en 1954. Il ne reste plus de ce passé que les deux terrils. Le chevalet a été démoli en 1973. Après l'arrêt de la fosse la population continue à croître grâce à la proximité des fosses de Denain et de son industrie sidérurgique et métallurgique. (Usinor, Cail). C'est à partir des années 80 que la population connaît un brutal déclin dans toute la région, y compris dans la commune d'Haveluy, en raison des fermetures des mines et des aciéries environnantes.
- Vue sur les cités de la fosse Haveluy
- Un bâtiment de l'ancienne fosse Haveluy
- Terril Haveluy sud
- Terril Haveluy nord
Héraldique
Les armes de Haveluy se blasonnent ainsi : "D'argent à trois jumelles de gueules." |
Politique et administration
Liste des maires successifs

Maire en 1802-1803 : Carpentier[24].
Maire en 1807-1808 : Behal[25],[26].
Maire en 1881 : Soneau[27].
Maire de 1953 à 1961 : François Bauduin
Maire de 1961 à 1977 : Louis Rémy
| Identité | Période | Durée | Étiquette | |
|---|---|---|---|---|
| Début | Fin | |||
| Joseph Succi (d)[28] ( - ) | (démission) | 22 ans | Parti communiste français | |
| Bernard Éthuin (d)[29],[30] | 15 ans | Parti communiste français | ||
| Jean-Paul Ryckelynck (d)[31] (né le ) | En cours | 12 ans | Parti socialiste | |
Instances judiciaires et administratives
La commune relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[33].
En 2023, la commune comptait 3 222 habitants[Note 6], en évolution de +1,51 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 41,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 21,6 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 1 551 hommes pour 1 661 femmes, soit un taux de 51,71 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Revenu des ménages
En 2021, le revenu médian disponible par unité de consommation s'établit à 17 350 € [38]:
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Saint-Martin a été reconstruite de 1770 à 1772 à la suite de sa destruction par les Autrichiens en 1714. Le clocher date de 1619. Remarquable Autel en pierre et en chêne sculpté, œuvre de M Dubus maître-menuisier à Haveluy. L'assomption de Marie. Toile peinte en 1855.;
- L'ancien Calvaire date de 1837. Il fut restauré en 1950. Inscrit à l'inventaire des sites pittoresques du Nord en 1988. Faute d'entretien les magnifiques colonnes doriques se sont dégradées. Malheureusement, le vent en a eu raison en 1990. Un nouveau calvaire moderne a été construit à l'emplacement des ruines.
- La mairie a été construite en 1926. Deux autres lieux ont servi de mairie. L'un d'eux existe toujours et a été récemment transformé en lieu de culte pour la communauté musulmane (islamique) Haveluynoise.
- Deux fermes datent d'avant 1500: La ferme de Méaux (ferme Olivier aujourd'hui pension pour chevaux), et la Grande Cense (aujourd'hui Habitation M. Deforge—tailleur de pierre).
- L'étang de la Fontaine.
- Entrée d'Haveluy
- L'église Saint-Martin
- Monument aux morts
- Étang de la Fontaine
Personnes liés à la commune
- Henri Blot (1908-1945) créateur et chef de la Résistance FTPF de Denain et des communes environnantes, arrêté le , mort en 1945 pendant son retour de déportation, à Strasbourg.
- Jean le Robert (?-1468), né dans la commune, abbé de Saint Aubert démissionne en 1469. Philippe Bloquet de Cambray lui succède (almanach historique de Cambray)
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Site de la mairie
- Haveluy sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

