Curgies

commune française du département du Nord From Wikipedia, the free encyclopedia

Curgies est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Curgies
Curgies
Mairie.
Blason de Curgies
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Valenciennes Métropole
Maire
Mandat
Didier Vanesse
2020-2026
Code postal 59990
Code commune 59166
Démographie
Gentilé Curgissiens
Population
municipale
1 333 hab. (2023 en évolution de +9,44 % par rapport à 2017)
Densité 219 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 19′ 46″ nord, 3° 36′ 11″ est
Altitude Min. 78 m
Max. 118 m
Superficie 6,08 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Valenciennes (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Marly
Législatives Vingt-et-unième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Curgies
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Curgies
Géolocalisation sur la carte : Nord
Voir sur la carte topographique du Nord
Curgies
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Curgies
Fermer

Géographie

La commune est traversée par la Route Nationale 49, entre Valenciennes et Maubeuge. Elle est distante de 9 km de Valenciennes et 10 km du Quesnoy.

Curgies fait partie de la communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole et appartient au canton de Valenciennes-Est, dans l'arrondissement de Valenciennes.

Le village est organisé autour de l'église, de la mairie et du bureau de poste.

Un petit cours d'eau, le Riot Salin, traverse la commune d'ouest en est.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Curgies
Estreux Sebourg
Saultain Curgies
Préseau Villers-Pol Jenlain

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le ruisseau du Roleur et le Galet[1],[2],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Curgies[Note 1].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de 2 005 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA)[3].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 786 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 9,6 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à 7 km à vol d'oiseau[10], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,1 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 2].

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[13]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[14].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[14].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[14].

Urbanisme

Typologie

Au , Curgies est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 102 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (61,3 %), prairies (22,1 %), zones urbanisées (10,3 %), mines, décharges et chantiers (6,3 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communications et transports

La commune est desservie par les lignes 951 et 990 du réseau interurbain Arc-en-Ciel 4.

Toponymie

Guirigeis (1117, cartulaire de l'abbaye de Cambrai), Quirigiæ (1152, cartulaire de l'abbaye de Vicoigne), Quiregis (1160, idem), Curegiis (1170, idem), Curugias (1174, idem), Curegies (1188, idem), Queregis (1206, titre de l'abbaye de Denain), Curgies (1349, pouillé du diocèse de Cambrai).

D'après Maurits Gysseling, le nom de Curgies proviendrait d'un anthroponyme germanique, Kūriwald (> Kūriwaldiacas, appartenant à Kūriwald)[20].

Histoire

Les Romains laissent sur le site une trace de leur passage, comme l'atteste un vase découvert dans un champ en 1827 : il contenait un trésor de 450 pièces de monnaie romaines datant de 193 à 260.

Une première mention écrite du village apparaît dans un document datant de 1096. Son nom est alors orthorgraphié Curgis ou Curia. Durant le Moyen Âge, le village accueille un ordre religieux : les Prémontrés de l'abbaye Saint Jean de Vicoigne s'y installent en 1143. Ils défrichent du terrain et construisent une ferme. L'église paroissiale est confiée à Nicolas Etienne de l'ordre des Prémontrés de Vicoigne. Le nom du village devient à cette époque Curegiae puis Quiregies.

En 1181, le village change de mains et rejoint les possessions des comtes de Hainaut. Durant la campagne du Hainaut de Jean, duc de Normandie, en 1340, le village est pillé puis incendié. Peu après, la communauté religieuse acquiert un moulin situé dans un lieu-dit voisin.

L'Abbaye des Dames de Beaumont y a déclaré des terres en 1602[21].

Avant la Révolution française, Curgies est le siège d'une seigneurie. Au XVIIIe siècle, elle est détenue par Maximilien Albert Joseph de Sars, écuyer, seigneur d'Haveluy et de Curgies. Fils de Denis Joseph, écuyer, et de Catherine Jeanne Joseph Alliot, il nait à Valenciennes le et y décède le . Il est enterré à Curgies. Il épouse à Valenciennes en février 1724 Marie Catherine Ignace de Fourmestraux de Saint-Denis. Elle est la fille de Pierre Alexis , bourgeois de Lille, qui a acheté la charge de prévôt du comte de Valenciennes, et se qualifie de conseiller du roi. Il a adopté le nom de Fourmestraux de Saint-Denis, du nom d'une propriété de sa femme située près de Courtrai, pour se distinguer de ses cousins de Fourmestraux, nombreux à Lille. Fille de Gabrielle Wery, Marie Catherine Ignace nait en 1682 et meurt à Valenciennes le , l'âge de 82 ans[22].

Le Fort Rochambeau est construit de 1878 à 1881. En 1892, débute la construction d'une voie ferrée reliant Valenciennes à Maubeuge, passant par la commune.

Héraldique

Les armes de Curgies se blasonnent ainsi :"D'argent à une truie de sable passant sur une terrasse de sinople."

Politique et administration

Maire en 1802-1803 : P. J. Hayez[23].

Maire en 1807-1808 : Vallez[24],[25].

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1953 Lucien Dime    
1953 1959 Fernand Deschamps    
1959 mars 1971 Lucien Copin    
mars 1977 Daniel Cornette    
mars 1983 Clément Morel    
mars 2020 Jean Richard UMP-LR  
en cours Didier Vanesse    
Les données manquantes sont à compléter.
Fermer

Instances judiciaires et administratives

La commune relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].

En 2023, la commune comptait 1 333 habitants[Note 5], en évolution de +9,44 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
4756797588538829169811 0481 086
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 1711 1581 1641 1811 1411 2091 1131 1591 123
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 1051 0929881 0131 0301 0491 0051 0221 015
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
9619451 0121 1631 1921 1841 1611 1111 152
Davantage d’informations - ...
2019 2023 - - - - - - -
1 3371 333-------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,1 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 631 hommes pour 647 femmes, soit un taux de 50,63 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[30]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ou +
0,6 
3,8 
75-89 ans
5,6 
20,2 
60-74 ans
19,9 
18,6 
45-59 ans
20,7 
20,3 
30-44 ans
21,9 
16,1 
15-29 ans
11,4 
20,9 
0-14 ans
19,9 
Fermer
Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[31]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 
Fermer

Lieux et monuments

L'église Notre-Dame-de-l'Immaculée-Conception

Construite à partir de 1616, elle a été modifiée en 1751 puis restaurée au XIXe siècle. En 1948, une chapelle lui est ajoutée, dédiée au pèlerinage de Sainte Rita.

Le Château

Cette construction toute de brique date du XVIIIe et du XIXe siècle, mais il n'en subsiste que les fossés et les murs. Des bâtiments plus récents (XIXe et XXe siècles) servent actuellement de fermes.

Le Calvaire

Personnalités liées à la commune

Martine Duvivier, née à Curgies en 1953, athlète internationale, championne de France du 800 mètres.

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI