Haydar Amoli

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Naissance
Décès
Sépulture
Haydar Amuli Mausoleum (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Haydar Amoli
Fonction
Vizir
Biographie
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Décès
Sépulture
Haydar Amuli Mausoleum (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Vue de la sépulture.

Ḥaydar Āmolī (nom complet: Bahâ al-Dîn Seyyed Haydar bin 'Alî bin Haydar al-'Obaidi al-Hossayni, persan : بهاء الدین سید حیدر بن علی بن حیدر العبيدي الحسيني) connu aussi comme Seyyed Haydar Amoli ou Mir Haydar Amoli, est un philosophe et soufi chiite (1320 - 1385 ou 1408). Principal disciple chiite et critique d'Ibn Arabi, selon Henry Corbin, Haydar Amoli constitue, de par son intégration d'Ibn Arabi à la gnose chiite, la figure principale qui, au XIVe siècle a préparé l'éclosion de l'école d'Ispahan.

Haydar Amoli est né à Amol, au sud de la mer Caspienne et à 200 km nord-est de Téhéran. Il était membre d'une grande famille de Sayyids de Amaol, et la population de sa ville était entièrement chiite. C'est là qu'il à d'abord étudié, des études, selon son propre témoignage, consacrées à la gnose mystique du chiisme duodécimain, et menées avec passion[1]. Après quoi, il poursuit sa formation à Astarabad puis à Ispahan[2].

Un peu avant ses trente ans, il revient dans sa ville natale, où il devient le confident, puis le vizir (ministre) de Fakhr al-Dawla Hasan, dernier souverain de la dynastie des Bavandides. En 1349, année de l'assassinat de Fakhr ad-Dawla, il traverse une crise religieuse au terme de laquelle il embrasse le soufisme[2].

Il abandonne alors sa carrière administrative et politique pour revêtir la khirqa, l'habit des soufis, et il se rend dans différents sanctuaire chiites en Irak, puis à Jérusalem pour terminer par La Mecque et Médine, ville qu'il doit bientôt quitter pour des raisons de santé[2],[1].

Il semble qu'il ait passé le reste de sa vie en Irak. Il étudie à Badgad auprès de maîtres, et obtient l'autorisation d'enseigner (ijâza). Il quitte cette ville pour s'installer à Najdaf, où il vivra plus de trente ans[2]. La dernière mention de son nom apparaît en 1385, date à laquelle il achève sa Risâlat al-ʿulûm al-ʿâlīya Traité des sciences sublimes »)[2].

Œuvre

On connaît en tout cas une partie de l'œuvre de Haydar Amoli grâce à une liste qu'il donne dans un de ses ouvrages[3].

L'ésotérisme de l'Islam

L'enseignement d'Haydar tourne autour de deux thèses essentielles. La première considère le chiisme duodécimain en tant qu'ésotérisme de l'Islam et « Islam intégral »[4]. Selon cette thèse, le chiisme repose sur l'équilibre entre charia (la loi islamique), haqiqa (la vérité spirituelle) et tariqa (la voie qui permet d'atteindre la vérité). Surtout, la haqiqa y est considérée comme l'ésotérique de la charia.

Chiisme et soufisme

Selon la seconde thèse, les soufis sont les vrais chiites, et réciproquement les vrais chiites (ceux qui ne se contentent pas de la charia) sont de véritables soufis. En affirmant cela, Amoli souhaitait mettre fin à la lutte fratricide qui opposait soufisme et chiisme. Toutefois, Haydar Amoli a conscience de leurs différences, et sa thèse contient un aspect critique : si les soufis sont dépositaires de la haqiqa, certains d'entre eux refusent la charia, ce qui les conduit à des extravagances qui débouchent sur les persécutions des littéralistes et des légalistes. D'autre part, leur dédain de la figure de l'imam à laquelle ils substituent celle du shaykh qui ne possède pas le même degré de légitimité les conduit à de graves errances.

La critique d'Ibn Arabi

Le mausolée de Haydar Amoli.

Ainsi, malgré son admiration pour Ibn Arabi, Haydar n'hésite pas à critiquer vivement la doctrine du shaykh selon laquelle Jésus serait le sceau de la walayat universelle, ce qui est inadmissible pour un chiite duodécimain selon qui ce sceau ne peut être que le douzième imam, présentement occulté.

Au-delà de ces critiques, Haydar Amoli souhaitait que les soufis prennent conscience de leur filiation chiite, car pour lui, ils sont des chiites qui ont oublié ou méconnu leur véritable origine.

Le tawhid ontologique

Notes et références

Voir aussi

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