Après la création de la brigade Carmeli le 22 février 22 1948, il est nommé chef de compagnie. Pendant la guerre israélo-arabe de 1948, il combat à la bataille de Ramat Yohanan, aux opérations Dekel et Hiram en Galilée occidentale, ainsi que de la tentative de lever le siège de Yehiam[5],[7]. Grâce à la déclassification de certaines archives et à la découverte fortuite d’autres, on a en appris plus sur son rôle dans le nettoyage ethnique de la Palestine en 1948, tel que pratiqué par l’armée israélienne. Selon son témoignage, le nettoyage ethnique était «courant», par le moyen du meurtre. Si un Palestinien refusait de partir, il était tué[8]. Il arrivait aussi que les unités reçoivent l’ordre de ne pas faire de prisonniers: «C’était clair pour tout le monde. Personne n’a posé de questions». Également, les hommes (à partir de 15 ans) n’étaient pas considérés comme des civils. Il ajoute que «Nous connaissions le droit international, mais souvent nous ne nous sommes pas comporté conformément à ce droit[8]».
En octobre 1951, il est nommé assistant du chef d’état-major de l’armée israélienne, sous le commandement de Mordekhaï Maklef avec qui il avait combattu dans la brigade Carmeli[5]. En 1953, l’organisation du Département des ressources humaines de l’armée lui est confiée. En 1955, il accède au grade de chef de bataillon dans la brigade Golani, poste qu’il conserve un an[5],[7].