Special Night Squads
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Les Special Night Squads (sans dénomination officielle en français[note 1] et abrégé en SNS) étaient des unités de forces spéciales constituées de combattants juifs palestiniens et de soldats britanniques, actives en Palestine mandataire, dans un contexte colonial[1], lors de la Grande Révolte arabe de 1936-1939.
Les SNS sont fondés par Orde Charles Wingate, un officier britannique « excentrique » et profondément pro-sioniste. Ils sont organisés en 4 sections totalisant 200 hommes, dont environ 150 Juifs sélectionnés parmi les effectifs du Notrim, une force de police juive établie par les Britanniques. Les SNS entrent en action à partir de avec pour mission première de protéger l'oléoduc de l'Iraq Petroleum Company alimentant la raffinerie de Haïfa, qui est régulièrement saboté par les rebelles arabes. Ils effectuent également des missions de garde en Galilée, le long de la « clôture de sécurité de Tegart[note 2] », ainsi que des opérations controversées de « contre-terrorisme » au cours de raids de nuit et d'embuscades. Les SNS figurent parmi les précurseurs d'autres unités fonctionnant sur les mêmes principes, dont les célèbres SAS, les Chindits ou l'Unité 101.
Dans l'évolution de la doctrine militaire du mouvement sioniste face aux Arabes, les SNS marquent la transition du principe de « combat défensif », propre aux « pères fondateurs » du mouvement, vers celui de « combat offensif », qui influence par la suite la doctrine des forces armées israéliennes[2]. Les troupes coloniales britanniques ont transmis aux soldats juifs loyalistes des méthodes de «pacification» particulièrement brutales qui se sont perpétuées en Israël[2]. L'évolution des stratégies des combattants juifs participe à forger le mythe du « guerrier juif », fier et conquérant, par opposition au Juif de Galout (« l'exil »), passif et résigné.
Moshe Dayan et Yigal Allon, futurs généraux et hommes politiques israéliens, y font leurs premières armes.
Mandat britannique en Palestine

Depuis 1918, la Palestine est sous autorité britannique. Ceux-ci, selon les termes de la Déclaration Balfour de 1917 et du mandat donné par la Société des Nations en 1922, régissent le pays et y facilitent le projet sioniste d'établissement d'un « Foyer National Juif », et ce malgré l'opposition de plus en plus forte de la population arabe locale, et sans qu'aucune possibilité de compromis ne semble possible.
Grande révolte arabe
Jusque-là opposés aux seuls sionistes, les Arabes de Palestine se révoltent en contre l'autorité mandataire britannique. Ils réclament la fin de l'immigration juive, la fin du transfert de propriétés et de la vente de terres aux Juifs, ainsi que la constitution d'un corps législatif élu par le peuple[4]. La révolte commence par des grèves, mais la violence explose rapidement à l'encontre des Juifs et des soldats et policiers britanniques, faisant près de 300 morts[4]. Les organisations sionistes réagissent avec retenue[5] et les Britanniques dépêchent en novembre une commission d'enquête pour trouver une solution à la situation palestinienne[6]. Celle-ci propose le partage de la Palestine entre Juifs et Arabes et le transfert de la population arabe en dehors de la zone du futur État juif[6].
La proposition, acceptée par l'Agence juive, est rejetée par les Arabes : en , la révolte reprend, en particulier en Galilée, attribuée aux Juifs par le rapport de la commission[7]. L'assassinat le du Commissaire britannique de Galilée par des rebelles met le feu aux poudres[7]. En octobre, les Britanniques interdisent le Haut Comité arabe et mettent hors-la-loi tous les dirigeants palestiniens dont près de 200 sont arrêtés[7]. La révolte prend alors une nouvelle ampleur : des centaines de groupes armés totalisant près de 10 000 combattants écument les campagnes, bloquent les routes, procèdent à des actes de sabotage et attaquent les colonies juives[7]. Craignant de perdre le contrôle du pays, le gouvernement britannique limoge en mai le haut commissaire Arthur Wauchope dont la politique est jugée trop modérée et nomme à sa place un arabisant, Sir Harold MacMichael[7].
Réaction des organisations sionistes
De leur côté, les organisations sionistes divergent sur l'attitude à adopter face à la révolte. Dès sa reprise, l'aile la plus dure de l'Irgoun[note 3] opte pour l'usage de la violence et organise des assassinats et des attentats à la bombe, compliquant encore la tâche britannique d'assurer la sécurité[7]. L'Agence juive préfère collaborer avec les Britanniques et fournit des effectifs qui sont intégrés dans la Jewish Supernumerary Police (« Police auxiliaire juive ») et la Jewish Settlement Police (« Police villageoise juive » ou « Police coloniale juive »). Ces unités, dénommées en hébreu Notrim (« Gardes »), effectuent des missions de protection statique et des patrouilles de jour. Devant l'inefficacité relative de la politique de « stricte défense » dans la protection des implantations, l'armée clandestine sioniste, la Haganah (« Défense »), commence à étudier la mise sur pied d'unités mobiles destinées à patrouiller et à répondre rapidement à toute attaque. Les premières d'entre elles, dénommées Fosh (« Compagnies de terrain »), placées sous le commandant d'Yitzhak Sadeh, entrent en action au début de 1938[7].
C'est dans ce contexte insurrectionnel des Arabes contre les autorités britanniques et le sionisme qu'intervient un officier de l'armée coloniale britannique arrivé en Palestine en 1936 : le capitaine Orde Wingate.
Orde Wingate

Né en 1903, Orde Wingate est issu d'une famille d'origine écossaise, de tradition militaire coloniale, dans laquelle il reçoit une éducation stricte basée sur des valeurs chrétiennes fondamentalistes inspirées par le mouvement des Plymouth Brethren (« Frères de Plymouth »)[9]. Fondé au XIXe siècle par John Darby – considéré comme un des fondateurs et doctrinaires du sionisme chrétien moderne[10] –, ce mouvement protestant évangélique appelé « dispensationaliste » prône une lecture littérale de la Bible, et voit la « restauration » d'Israël en tant que nation terrestre comme une volonté divine.
De 1920 à 1923, Wingate reçoit une formation militaire à l'Académie royale de Woolwich. En 1926, devenu capitaine, il est envoyé étudier l'arabe à l'Université de Londres[11]. De 1928 à 1933, son service au Soudan le transforme radicalement, tant professionnellement que personnellement. Il découvre que de petites unités galvanisées par un entraînement régulier et ayant foi en leur commandant peuvent opérer avec succès loin de leur base et malgré un environnement hostile. Durant cette période, il traverse une grave dépression, ainsi qu'une crise de la foi, causée par les trop longues périodes d'isolement passées dans le désert soudanais[11].
En 1936, il est affecté en Palestine en tant qu'officier des renseignements. Deux ans plus tard, il fonde les Special Night Squads. Après un retour en Grande-Bretagne en 1939, il est promu colonel et sert en Éthiopie. Promu général durant la campagne de Birmanie, il s'illustre en créant les Chindits, une division mixte constituée de plusieurs milliers de soldats indiens et britanniques, qui évolue derrière les lignes japonaises. Il meurt en 1944 dans un accident d'avion[11].
L'histoire retient Orde Wingate à trois titres principaux : d'une part sur le plan militaire, pour son approche inédite et controversée de la guérilla et de la contre-insurrection ; d'autre part sur le plan politico-religieux, pour sa ferveur « fanatique »[11],[12] et son engagement en faveur de la cause juive en Palestine, qui s'inscrivent dans la perspective « quasi-biblique »[13] de l'accomplissement d'une « prophétie »[14], ou d'un « commandement divin »[15], faisant de Wingate une des figures du mouvement sioniste chrétien[16]. Les historiens retiennent enfin qu'il est un des « pères de l'Armée de défense d'Israël »[17],[18], pays où il fait figure de héros national[19],[20] comme en témoignent notamment les nombreuses rues et institutions qui portent son nom[note 4]. Churchill le décrira comme « un homme de génie qui aurait bien pu devenir un homme de destin »[18].
Histoire
Création des unités

En , le capitaine Orde Charles Wingate est chargé par ses supérieurs d'étudier les voies d'entrée des rebelles arabes en Galilée[11]. Pour ce faire, il accompagne plusieurs unités de la Jewish Settlement Police lors de leurs patrouilles[11]. À l'issue de sa mission, il rédige un rapport intitulé « Ways of Making His Majesty's Forces Operate at Night with the Objective of Putting and End to the Terror in Northern Palestine »[15](« Méthodes pour que les forces de sa Majesté opèrent de nuit afin de mettre un terme à la terreur dans le nord de la Palestine »), où il propose la mise sur pied d'unités mixtes composées de soldats juifs pour leur connaissance du terrain, et britanniques pour leur expérience du combat[11]. Elles agiraient de nuit pour tendre des embuscades aux rebelles et seraient basées dans des implantations juives le long de l'oléoduc de l'Iraq Petroleum Company[11].
Après avoir convaincu ses supérieurs de l'intérêt de ces sections spéciales, Orde Wingate s'installe en au kibboutz d'Ein Harod en Galilée, où il commence l'entraînement et la formation de ses hommes. Il dispose de 3 pelotons de 12 soldats britanniques et de 80 combattants juifs triés sur le volet parmi les membres de la Jewish Settlement Police[21] ainsi que de 4 camions[15]. Les hommes sont ensuite répartis entre Ein Harod et deux autres kibboutzim[21].
De leur côté, les autorités sionistes voient très favorablement ce projet, et, bien que faisant partie de l'armée britannique, les SNS sont soutenus financièrement et logistiquement par l'Agence juive qui paie une partie des salaires et finance les cours de formation et la fourniture de certains équipements[22], dont les véhicules indispensables à leur mobilité.
L'entraînement des soldats est orienté vers la lutte « contre-insurrectionnelle » et sur les réactions à adopter par chacun et au sein de la section, en cas de rencontre de nuit avec des rebelles. Les ordres sont transmis par gestes ou par lampes torches dont celui annonçant l'attaque, qui consiste généralement en un lancer général de grenades suivi d'un assaut à la baïonnette[11]. Wingate exige de ses hommes « excellence, retenue et discipline ». Il insuffle à ses recrues juives le sens de la mission et le professionnalisme. Bien que chaque opération des SNS soit préparée en détail, les hommes sont entraînés à répondre à des situations inattendues en développant leur sens de l'improvisation sur le champ de bataille. En tant que commandant, Wingate donne l'exemple sur le terrain par son courage et son endurance ; il considère ses hommes comme des « partenaires », et ces derniers le voient comme un « ami » (« HaYedid », surnom qui lui restera)[21]. Il est également fier d'eux et s'en rapproche, alors que son engagement sioniste prend corps[21]. À ce sujet, il écrit à son cousin[21] :
« Quand j'étais à l'école, (...) on m'a fait comprendre que j'étais un moins que rien et que je n'avais pas ma place dans ce monde. Quand je suis arrivé en Palestine, j'ai trouvé un peuple entier qui avait été traité de la sorte depuis des générations (...). [C]ependant, à l'issue de [ce traitement], il restait invaincu, [représentait] une grande puissance dans le monde et construisait un nouveau pays. J'ai senti que j'appartenais à ce peuple. »
et
« J'ai vu les jeunes Juifs dans les kibboutzim. Je peux te dire que les Juifs fourniront une troupe meilleure que la nôtre. Nous avons juste à l'entraîner. »
Succès et développement
L'historien militaire britannique Hew Strachan a décrit les tactiques employées par Wingate comme une forme de terrorisme d'État[23], et son mode opératoire a finalement conduit à des allégations selon lesquelles Wingate avait effectivement organisé ces escadrons de nuit en « bandes de meurtriers » ou « escadrons de la mort » juifs[24],[23]. Selon l'historien militaire israélien Martin van Creveld, les hommes y apprenaient « comment tuer sans scrupules, comment interroger les prisonniers en tirant sur un homme sur dix pour faire parler les autres ; et comment dissuader les futurs terroristes en poussant la tête des prisonniers dans des flaques d'huile puis en les libérant pour qu'ils racontent l'histoire. »[25].

La première opération des SNS est organisée le et consiste à tendre une embuscade à des Arabes qui tentent de saboter l'oléoduc[11]. Des actions de même nature se répètent et celui-ci est rapidement sécurisé. Les opérations entrent alors dans une seconde phase avec l'organisation d'attaques contre les villages rebelles[11].
La première a lieu la nuit du 12 au contre Jurdieh à la frontière avec le Liban, dont les hommes assiègent le kibboutz voisin d'Hanita. Deux (ou quinze[26]) insurgés sont tués, et l'opération fait une telle impression que le lendemain, le Mukhtar du village lève le siège du kibboutz et se rend[11]. La reconnaissance dans les deux camps est immédiate : le général Robert Haining, commandant en chef des forces britanniques en Palestine, écrit au responsable direct d'Orde Wingate pour lui exprimer la forte impression que lui font les Special Night Squads tandis que Fawzi al-Qawuqji, chef des rebelles de Galilée, met la tête de Wingate à prix pour 1 000 £[27].
Une autre opération d'envergure est organisée dans la nuit du 10 au contre le village de Dabburiya[11]. Elle engage 87 hommes des SNS. Malgré une certaine confusion due à une mauvaise coordination dans l'attaque, elle fait entre 9 et 15 morts et 20 blessés chez les rebelles contre 2 morts et 5 blessés parmi les SNS, dont Orde Wingate[27],[note 5].
Robert Haining écrit le à Londres dans un rapport officiel que[11],[26] :
« On ne peut pas dire trop de bien des Special Night Squads qui ont été organisés [sur base de] nos deux brigades pour des missions d'offensive de nuit. Ces sections de nuit ont fait un travail particulièrement remarquable en basse Galilée en protégeant l'oléoduc de l'Iraq Petroleum Company. Dans cette zone, ils furent organisés et entraînés par le capitaine O.C. Wingate, de l'artillerie royale, sous mon commandement, qui fit preuve de grande entreprise, ressource et courage en menant et en contrôlant leurs activités. Ces [commandos] étaient suppléés par les Surnuméraires juifs[note 6] qui firent un excellent travail en combinaison avec le personnel britannique. »
Quelques mois après leur mise en place, le bilan des opérations menées par les SNS se monte à une soixantaine de rebelles arabes tués[28]. Wingate est décoré du prestigieux Distinguished Service Order pour ses blessures, mais également pour les succès dans les raids contre Jurdieh et Dabburiya[11],[27]. Fort de ceux-ci, il obtient également de son commandement la formation d'autres unités, et les effectifs juifs sont portés à 200 hommes en septembre[22],[11],[26]. Des unités du Notrim sont également mises sur pied avec la même doctrine. Au printemps 1939, on compte ainsi 62 patrouilles mobiles (Manim en hébreu) comprenant entre 8 et 10 hommes. Toutes se voient attachées un commandant en second directement nommé par l'Agence juive[26].
Dérapages et dissolution

Au cours des entraînements, Orde Charles Wingate est « continuellement tourmenté par les implications morales de ses actions militaires »[18], et il « insist[e] sur le fait que les unités ne [doivent] pas maltraiter les prisonniers et civils arabes ». Sur le terrain toutefois, « ses actes [ne sont] pas toujours conformes à ses paroles »[27].
Les SNS en viennent à humilier les villageois, voire torturent leurs prisonniers en pratiquant le châtiment collectif des Palestiniens soupçonnés de connivence avec les rebelles[2]. Ces actions sont décrites par les historiens comme des « assassinats sommaires, accompagnés de diverses brutalités contre la population civile »[29],[22],[30]. Mathieu Hughes parle d'un e« guerre sale », comprenant des attentats contre des civils, des «actes cumulés de brutalité extrajudiciaire», des villages décimés[2].
Wingate explique ses motivations dans ces termes, en déclarant à ses hommes[28],[21] :
« Les Arabes pensent que la nuit leur appartient (...). Mais nous, les Juifs [sic][note 7], allons leur montrer que nous sommes capables de contrecarrer leurs plans. Nous n'aurons pas de répit tant que la crainte de la nuit, et même du jour, ne s'emparera pas d'eux. »
À l'automne, deux « raids de représailles » controversés se produisent. Le premier a lieu à la mi-septembre. À la suite de la mort du chef du kibboutz de Ein Harod, un ami personnel d'Orde Wingate, ce dernier improvise dans les heures qui suivent une opération punitive contre la ville arabe de Beït Shéan, où il ordonne qu'on tire à vue sur tout suspect et qu'on abatte les fuyards[11]. Au moins 3 fuyards et 5 autres personnes sont tuées[22].
Le , un groupe de rebelles qui vient de massacrer 19 Juifs, dont 11 enfants à Tibériade, est intercepté dans sa fuite par les SNS. 40 sont tués dans l'embuscade et 14 autres le lendemain dans la poursuite organisée avec le support de la Royal Air Force[11]. En représailles du massacre de Tibériade, les SNS organisent également un raid contre le village de Hattin situé 8 kilomètres à l'ouest. Après avoir rassemblé les hommes du village, Wingate en fait exécuter 10[22] (une autre version parle d'1 sur 10 et décrit cette méthode comme récurrente[30],[15]). Il fait cette déclaration[22] :
« Vous avez tué des femmes, des enfants et des vieillards dans leur sommeil. Vous n'aviez aucune pitié. Vous êtes des lâches. Je vous condamne à mort pour que vous puissiez vous racheter pour vos transgressions. »
Épuisé physiquement et psychiquement après ces événements[11], Orde Wingate retourne en Angleterre en octobre. Il s'y fait remarquer en demandant audience auprès du Premier ministre pour défendre la cause sioniste à laquelle il est totalement dévoué, tandis que la révolte arabe reprend de l'ampleur en Palestine[11]. Le général Robert Haining, qui l'encensait dans un rapport moins d'un an plus tôt, écrit à son sujet[11]:
« [Sa] tendance (...) à agir pour ses propres objectifs et à réagir affectivement plutôt que de jouer son rôle (...) est tellement marquée (...) que ses services au sein de la branche des renseignements est inopérante et embarrassante. Il est grand temps de le transférer vers une autre sphère d'activités. »
À son retour, le commandement des SNS lui a été retiré, et il est affecté à Jérusalem[11]. Et en , quand il quitte la Palestine, on inscrit dans son dossier[21] :
« Orde Charles Wingate, décoré du DSO, est un bon soldat mais pour ce qui concerne la Palestine, il représente un risque de sécurité. On ne peut pas lui faire confiance. On ne devrait pas l'autoriser à revenir en Palestine. »
L'activité des SNS se poursuit, et leurs opérations permettent aux Britanniques de reprendre l'initiative dans le combat contre les rebelles dans le nord de la Palestine, et contribuent à en chasser les forces de Fawzi al-Qawuqji[21]. Leurs techniques sont mises en œuvre au sein d'autres unités sous les auspices du général Bernard Montgomery, successeur de Haining décidé à mater la révolte[11].
Les unités sont cependant dissoutes à l'été 1939, un an après leur mise en service[28]. Certains dirigeants britanniques et juifs craignent que leurs opérations n'attisent encore davantage l'antagonisme arabe[28] dans un contexte international où l'Europe se prépare à l'entrée dans la Seconde Guerre mondiale. Les Britanniques ont, certes, vaincu la révolte mais craignent sa récupération par les puissances de l'Axe et promulguent un livre blanc répondant aux revendications arabes[31].

