Heinrich Eggestein

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Naissance
Vers -
Rosheim, ville d'Empire
Décès
Après
Nationalité
Strasbourgeois (1442-1488)
Heinrich Eggestein
Portrait posthume de Heinrich Eggestein[note 1]
Biographie
Naissance
Vers -
Rosheim, ville d'Empire
Décès
Après
Nationalité
Strasbourgeois (1442-1488)
Formation
Activité
Période d'activité
Conjoint
Agnes Ochsenstein
Autres informations
A travaillé pour

Heinrich Eggestein (parfois orthographié Eckstein, Ecksteyn ou Eggesteyn en latin), né vers - à Rosheim en Alsace, alors dans le Saint-Empire romain germanique, et mort en ou plus tard[1], est l’un des premiers typographes et imprimeurs à Strasbourg avec Johannes Mentelin dont il fut l’associé[2].

Originaire de Rosheim, alors ville libre du Saint-Empire, Heinrich Eggestein étudie à l’université de Louvain à partir de [3] et obtient les titres de magister philosophiae et celui de artium liberalium en [1]. Il demeure ensuite à Strasbourg avec son frère Sigfrid (ou Sygfrid), orfèvre, et leur cousin Heinrich, prêtre et summissaire au Grand Chœur de la cathédrale Notre-Dame de la ville.

Eggestein épouse Agnes, sœur du curé de Sélestat Michael Ochsenstein (ou Ochsensteiner), et fille de Johannes von Ochstenstein, prévôt du chapitre cathédral de Strasbourg : par l’intermédiaire de ce dernier, Eggestein reçoit à vie le sceau du tribunal de la prévôté[4]. Il entre également au service du prince-évêque de Strasbourg, Robert de Pfalz-Simmern, et se voit confier la charge de garde des sceaux épiscopaux (sigillifer curiae praeposilurae Argentinensis) en [1].

Après avoir acheté le droit de bourgeoisie pour devenir citoyen de la ville libre d'Empire de Strasbourg le [5], il se trouve inscrit comme "post-constoffler" (Nachkonstoffler)[note 2] à l’instar de Johannes Gutenberg, établi dans cette même ville de à où il a probablement effectué ses premières expérimentations sur l’impression par caractères mobiles métalliques[6].

Abandonnant sa charge de garde des sceaux en au profit de Peter Strub (parfois orthographié Strube, Streub ou Stroib), Eggestein quitte Strasbourg pendant quelques années pour vraisemblablement s’installer à Mayence et y apprendre la typographie auprès de Fust et Schoeffer, les successeurs de Gutenberg, même si aucune source n’atteste de ce séjour[4]. Ayant renoncé à son droit de bourgeoisie en quittant Strasbourg, il rachète celui-ci le à son retour en Alsace[7] et rejoint probablement l’atelier d’imprimerie de Johannes Mentelin en tant que prote puis comme associé[8] ; Mentelin avait auparavant travaillé comme enlumineur pour le prince-évêque de Strasbourg. Eggestein intente des poursuites judiciaires contre Peter Strub pour injure puis reprend ses activités de garde des sceaux épiscopaux entre et , date à laquelle il fonde sa propre imprimerie.

Son atelier est installé dans la maison « Zum Baumgarten » qu’il occupe depuis et située au « Dummenloch » (rue Thomann)[9]. Il imprime alors son premier livre, une monumentale Bible en latin, ou Bibla latina, qu’il met en vente dès . Le de la même année, Eggestein se voit délivrer pour ses ouvriers et lui-même une lettre de protection (Shirm- und Versprechbrief) de Frédéric Ier du Palatinat, grand-bailli de Basse-Alsace[5].

Eggestein est également mêlé à plusieurs procès contre différents clients et concurrents : Reinbolt Voeltsch et Nicolas Götz en , Hans Klinger, Ott Wolf et Joerg Pühl en , des habitants de Schaeffersheim en 1472, ainsi que le seigneur Georg von Ochsenstein en . Il a par ailleurs contracté des dettes comme en témoignent les poursuites intentées contre lui en par l’un de ses fournisseurs, Anton Gallizian (de) (parfois orthographié Gallicon, Gallician ou Galliziani), fabricant de papier à Bâle. L’activité d’Eggestein en tant qu’imprimeur s’étend au moins jusqu’en , date à laquelle paraît son dernier imprimé connu, une bulle du pape Sixte IV au bénéfice de l’église paroissiale de Sélestat.

Heinrich Eggestein renonce à son droit de bourgeoisie en et quitte probablement Strasbourg à cette date pour se regagner Rosheim, sa ville natale[1]. Son nom est encore mentionné dans le cadre d’un procès en [4].

Œuvre

Notes et références

Annexes

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