Entre 1939 et 1943, il est interné dans différents camps français, sûrement au Vernet, puis à la prison de Castres, d'où il est remis à la Gestapo pour être emprisonné à Ludwigsburg. Libéré en 1945, il est nommé premier maire d'Essen, le , par les autorités d'occupation britanniques, jusqu'aux élections d', où il est remplacé par Gustav Heinemann. Durant son mandat, il s'est attelé à la reconstruction de la cathédrale d'Essen, détruite par la guerre. Du 29 aout au , il est ministre des Affaires sociales de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, avant d'être ministre des transports dans le même land, du au . A cette date, il est forcé à la démission, en même temps que Hugo Paul, car refusant tous deux de s'éloigner de la politique de Josef Ledwohn. Il est ensuite membre du Conseil parlementaire allemand entre 1948 et 1949. Progressiste, sa politique s'oppose alors au chef du parti communiste, Max Reimann, lors de la rédaction de la Loi fondamentale, la constitution allemande. Il propose différentes lois, toutes rejetées, comme l'interdiction des châtiments corporels ou la mise en place d'une semaine de quarante heures. Finalement, le 8mai1949, lors de la ratification de cette constitution, il refuse de signer, déclarant: «Je ne signe pas la scission de l'Allemagne».
Le , il est élu au Bundestag, et nommé chef adjoint du groupe parlementaire du parti communiste. C'est le premier député de l'histoire du Bundestag à être rappelé à l'ordre, le , pour avoir traité Konrad Adenauer de menteur. Le , il est exclu pour 20 jours, tout comme ses collègues Oskar Müller, Walter Vesper et Friedrich Rische, par le président de l'assemblée Erich Köhler, pour avoir eu un comportement «non parlementaire». Il récidivera le , et sera de nouveau exclu. Son mandat se termine le .
Lors des élections de 1958, il se présente pour devenir Ministre-président de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Néanmoins, le parti communiste d'Allemagne, dont il se réclame, est interdit depuis 1956, et il est donc poursuivi pour cela. Il est emprisonné en 1960, mais malade, il est libéré mais condamné à ne pas quitter le land. Il profite néanmoins d'un séjour autorisé à Karlovy Vary pour fuir en RDA. Heinz Renner meurt finalement le à Berlin-Est. Il est inhumé à Essen, dans une tombe honorifique, et une place de la ville est nommée en son nom.