Helen Suzman
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Union Sud-Africaine
| Helen Suzman | |
Helen Suzman en 1959. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée sud-africaine | |
| – (36 ans, 4 mois et 22 jours) |
|
| Circonscription | Houghton |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Helen Gavronsky |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Germiston, Province du Transvaal Union Sud-Africaine |
| Date de décès | (à 91 ans) |
| Lieu de décès | Johannesbourg, Gauteng Afrique du Sud |
| Nationalité | Sud-africaine |
| Parti politique | Parti uni (1953-1959) Parti progressiste (1959-1975) Parti progressiste réformiste (1975-1977) Parti progressiste fédéral (1977-1989) |
| Diplômé de | Université du Witwatersrand |
| Profession | économiste |
| Religion | judaïsme |
| modifier |
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Helen Suzman, née Helen Gavronsky le à Germiston en Afrique du Sud et morte le à Johannesbourg, est une femme politique sud-africaine, députée de l'opposition progressiste de 1953 à 1989, d'abord comme membre du Parti uni (1953-1959) puis du Parti progressiste. Elle est un symbole de la lutte des Blancs progressistes contre l'apartheid.
Fille d'émigrés juifs de Lituanie qui fuient l'antisémitisme, elle est née à Germiston (Transvaal) dans la banlieue de Johannesbourg. Elle connaît une enfance très privilégiée dans une vaste maison avec jardin, avec une éducation dans des écoles privées, des cours réguliers de tennis et de natation[1]. Helen Suzman étudie à l'université du Witwatersrand où elle est plus tard nommée assistante en économie. Elle épouse Moses Suzman, cardiologue[2], avec qui elle a eu deux enfants, Patricia et Frances.
Carrière politique

Elle est élue députée de Houghton, un quartier aisé à dominante juive de Johannesbourg[1], de 1953 à sa retraite en 1989. D'abord sous l'étiquette du Parti uni de J.G.N. Strauss, qui est autrefois celui de l'ancien premier ministre Jan Smuts, elle quitte le Parti uni avec d'autres dissidents pour former en 1959 le Parti progressiste (Progressive Party - PP) dont elle est la seule élue au parlement entre 1961 et 1974.
Fervente opposante à l'apartheid, elle intervient sans relâche pour défendre la liberté d'expression de tous les Sud-africains et combattre les textes législatifs organisant la séparation des races. Victime de misogynie et d'antisémitisme, elle ne se décourage pas.
Alors qu'elle avait déclaré que Hendrik Verwoerd (premier ministre de 1958 à 1966) avait quelque chose de presque diabolique, elle considère par contre que le successeur de ce dernier John Vorster avait de la chair et du sang[3].
En 1974, elle est rejointe par 6 nouveaux élus du PP.
En 1989, Suzman renonce à se représenter mais apporte son soutien au nouveau Parti démocratique et demeure très active dans la politique sud-africaine.