Henri-Pierre Castelnau
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Conseiller général |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités |
Officier, militaire, homme politique |
| Arme | |
|---|---|
| Grade militaire | |
| Conflit | |
| Distinctions |
Henri-Pierre Castelnau, né le à Prades (Pyrénées-Orientales) et mort le à Paris, est un militaire français, général de division.
Ne pas confondre avec Henri de Castelnau (1813-1894), médecin anatomiste[n 1].

Henri-Pierre Jean Abdon Castelnau intègre le l'École polytechnique ; en 1836, il est affecté comme sous-lieutenant, au 14e régiment d'infanterie légère, puis le à l’École d’application d’état-major à Paris. Il est breveté lieutenant le .
Après être passé au 6e régiment de dragons, il participe au conflit en Algérie où il est cité deux fois à l’ordre de la division d’Oran.
Rentré en France, il est affecté au 7e régiment de dragons à Mont de Marsan, où vit sa famille, il est promu capitaine le ; le général Hecquet le prend comme aide de camp.
Quatre ans plus tard il est détaché à l’état-major du camp de Compiègne et reçoit le la légion d’honneur du roi Louis Philippe.
Sa carrière se poursuit à l’armée des Alpes comme aide de camp du général Thierry puis à l’état-major du corps expéditionnaire de la Méditerranée ; il devient chef d’escadron et participe à la campagne de Rome d’avril 1849 à mai 1850.
Il est détaché par le général Nicolas Oudinot auprès du pape Pie IX comme secrétaire général du Ministère pontifical des Armes, au moment où le pape, chassé par Garibaldi, avait dû quitter ses états pour se réfugier à Gaëte auprès du roi de Naples ; Castelnau assure la direction de l’administration militaire jusqu’à l’entrée en fonction de la Commission gouvernementale d’État[2]. Le pape Pie IX lui conserve toujours son estime et lui décerne le titre de comte[n 2].
En 1853 il est promu lieutenant-colonel et fait officier de la légion d’honneur. Du au , il est aide de camp du maréchal Magnan ministre de la Guerre ; promu colonel le , il est nommé chef de cabinet du ministre le .
Il assiste le maréchal Vaillant, nommé major général de l’armée d’Italie, lorsque Napoléon III participe à l’unification de la péninsule au profit du roi Victor Emmanuel de Piémont.
Castelnau est élevé à la dignité de commandeur de la légion d’honneur. C’est à cette occasion que Napoléon III le remarque et en fait son aide de camp ; il accompagne l'empereur dans toutes les revues, prises d’armes et circonstances officielles ainsi que la vie de cour.
En 1861 Castelnau est élu conseiller général des Landes (canton de Tartas Ouest)[3].
Le il est nommé général de brigade et prend la direction de la 1ère division au ministère de la guerre mais garde aussi ses fonctions d’aide de camp de l’empereur
le Napoléon III le convoque à Compiègne et lui donne des instructions écrites pour une mission spéciale au Mexique en avec la mission délicate de veiller à l'exécution de ses instructions pour l'évacuation du pays[4]. Il devait contraindre le maréchal Bazaine, qui voulait prolonger la campagne, à rentrer en France[n 3].

Comme premier aide de camp de Napoléon III, il accompagne l'empereur jusqu'à la défaite de Sedan ; après la capitulation de l'armée, il l'accompagne de Sedan à Cassel en passant par la Belgique, et reste auprès de lui pendant toute sa captivité au château de Wilhelmshöhe, du au [5].
Il est notamment chargé de représenter l'empereur auprès du général de Wimpffen, lors des négociations préalables à la signature de la capitulation de Sedan.
Libéré à Ostende (Belgique) en 1871, il cesse toute activité militaire[6].
En , il est nommé, à l'initiative de Thiers, président de la commission chargée de préparer la mise en place de l'École supérieure de guerre ; il continue pendant plusieurs années d'en présider les destinées en qualité d'inspecteur général.
Le il est fait grand-croix de la Légion d'honneur. Il préside la commission de réorganisation des services de santé en campagne.
Il est conseiller général des Landes[3]. Il était natif de Prades, mais sa famille s'était installée à Mont-de-Marsan[6].
Il meurt à Paris le ; il est inhumé au cimetière du Centre de Mont-de-Marsan[7].
